La flamme olympique revient à Sapporo

Le relais de la flamme olympique est passé aujourd’hui par Sapporo, ravivant des souvenirs de la riche histoire olympique de la ville.

La plus grande ville de l'île d'Hokkaido, au nord du Japon, accueillera les épreuves de marathon et de marche pour les Jeux Olympiques de Tokyo 2020. Mais il y a près de 50 ans, elle avait également accueilli les Jeux Olympiques d'hiver de 1972.

À l'époque, la flamme avait été portée par une jeune fille qui patinait dans l'arène pour la cérémonie d'ouverture. Une foule de 50 000 personnes avait célébré l'événement au son de l'artillerie et des orchestres, avec le défilé des athlètes et un lâcher de ballons colorés dans le ciel.

C'était la toute première fois qu'un pays asiatique accueillait les Jeux Olympiques d'hiver, ouvrant ainsi la voie à Nagano 1998, PyeongChang 2018 et, l'année prochaine, Beijing 2022.

"Sapporo 1972 a changé la perception des sports d'hiver en Asie", a déclaré Yasuhiro Yamashita, président du Comité Olympique Japonais. "Non seulement les athlètes japonais se mesuraient désormais aux Européens et aux Nord-Américains, mais ils concouraient aussi dans des installations de classe mondiale, et ils gagnaient."

Jusqu'en février 1972, le Japon n'avait remporté qu'une seule médaille aux Jeux Olympiques d'hiver. Mais Yukio Kasaya, un sauteur à ski japonais, a remporté son épreuve et a été rejoint sur le podium par deux compatriotes, Akitsugu Konno et Seiji Aochi.

IOC/Kishimoto

Toutefois, avant même que les Jeux ne commencent, leur impact se faisait déjà sentir, car ils ont contribué à accélérer les développements dont la région avait grand besoin. En prévision des Jeux, le Japon avait investi quelque 200 milliards de yens dans le cadre d'un programme quinquennal de modernisation urbaine, de 1967 à 1971, pour construire un nouveau métro et améliorer les routes locales, ainsi que les aéroports de Sapporo Okadama et Chitose.

Ces rénovations étaient attendues depuis longtemps. Le Japon avait connu une période de croissance économique rapide dans les années 1960, et les gens venaient à Sapporo de toute l'île. En 1970, la population de la ville dépassait le million d'habitants, et la pression sur les systèmes de transport était de plus en plus forte.

"Aujourd'hui, le CIO n'exige plus des villes et des régions qu'elles construisent en vue des Jeux", déclare Christophe Dubi, directeur exécutif des Jeux Olympiques au CIO. "Les projets sont conçus pour maximiser l'héritage des Jeux, avec la durabilité au cœur de celui-ci. Dans les années 1970, les Jeux Olympiques étaient considérés comme une occasion de développer l'image de marque des villes, comme ce fut le cas pour Sapporo, et d'accélérer le développement des infrastructures dont elles avaient besoin."

IOC

Le nouveau système de métro a allégé la charge sur les routes de Sapporo, qui étaient également perturbées par la neige, tandis que la modernisation des aéroports a facilité l'accès à la ville et renforcé sa notoriété dans la région.

Selon le bureau du commerce international et de l'industrie d'Hokkaido, les investissements dans les infrastructures de Sapporo ont permis d'augmenter les revenus des résidents de 3,2 % par an entre 1967 et 1972.

Quant aux installations sportives développées pour les Jeux, leur qualité a permis à Sapporo de former de futurs athlètes, tandis que les habitants de la région et d'ailleurs au Japon ont eu une nouvelle occasion d'utiliser des patinoires, des pistes de ski et des tremplins de classe mondiale, ainsi que les pistes de bobsleigh et de luge du mont Teine.

Nombre de ces installations sont encore utilisées aujourd'hui. Les tremplins de saut à ski d'Okurayama et de Miyanomori ont accueilli depuis plusieurs épreuves de Coupe du monde et de Championnat du monde de la FIS, tandis que le parc Makomanai est devenu un centre sportif très apprécié des communautés locales. Le mont Teine lui-même est devenu une destination de ski populaire, utilisée deux fois depuis pour les Jeux asiatiques d'hiver. 

Pour en savoir plus sur l'héritage des Jeux Olympiques d'hiver de 1972, cliquer ici.

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