1972 : Lord Killanin,
sixième président du CIO

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Sir Michael Morris, Lord Killanin, troisième baron Killanin de Dublin et Spiddal, succéda à Avery Brundage le 21 août 1972, devenant ainsi le sixième président du Comité International Olympique.

Il était alors membre du CIO depuis 20 ans (depuis 1952), et n’exerça ses fonctions que pendant un mandat de huit ans, mais ce fut une période agitée.

Lord Killanin fut nommé président de l’_Olympic Council _of Ireland en 1950, et invité à rejoindre le Comité International Olympique en 1952. En 1965, il fut nommé chef du protocole du CIO et président de la commission presse, ce dernier poste étant naturellement indiqué pour cet ancien journaliste. En 1967, il intégra la commission exécutive en tant que 3e vice-président du CIO. Il devint 1er vice-président en 1970.

Après son élection, Lord Killanin dirigea le CIO depuis son domicile à Dublin, en disposant d’un téléphone, d’un télécopieur et de services de secrétariat.

La réalisation majeure de Lord Killanin en tant que président fut la résolution du problème chinois, en permettant la reconnaissance de la Chine continentale et de Chinese Taipeh. L’autre avancée majeure de la présidence de Lord Killanin fut l’assouplissement des règles sur l’amateurisme aux Jeux Olympiques. Lord Killanin essaya de lever certaines restrictions afin que les athlètes des pays occidentaux pussent bénéficier d’une partie du soutien de l’État, ou des entreprises, dont bénéficiaient les athlètes des pays communistes.

En 1973, Lord Killanin organisa un Congrès olympique à Varna, en Bulgarie, le premier en 43 ans. En 1975, il constitua la commission tripartite, qui regroupait le CIO, les CNO et les FI, et en fut le premier président.

Lord Killanin dut faire face à des boycotts en 1976 et 1980. En 1976, les nations africaines annoncèrent un boycott pour protester contre une récente tournée de l’équipe de rugby de Nouvelle-Zélande en Afrique du Sud. Même si le rugby ne comptait plus parmi les sports olympiques, et si le CIO n’avait aucun contrôle à cet égard, les nations africaines se montrèrent catégoriques, et 22 d’entre elles finirent par boycotter les Jeux Olympiques de 1976, en dépit des efforts diplomatiques de Lord Killanin pour tenter d’éviter que cela ne se produise. Lord Killanin lutta sans relâche pour maintenir l’Afrique du Sud hors du Mouvement olympique tant que le pays ferait usage de l’apartheid dans le sport. L’Afrique du Sud ne revint dans le giron olympique qu’en 1991, après la chute du régime politique de l’apartheid.