Équipe olympique des réfugiés et Olympic Refuge Foundation

En 2015, le CIO a créé la toute première équipe olympique des réfugiés (EOR) afin d'offrir aux athlètes qui avaient été contraints de fuir leur foyer la chance de concourir sur la plus grande scène sportive du monde aux côtés de leurs pairs originaires des 206 Comités Nationaux Olympiques. En 2017, l'Olympic Refuge Foundation (ORF) voyait le jour afin d'aider les jeunes déplacés à s'épanouir grâce à une pratique quotidienne du sport en toute sécurité.

  • Aux Jeux de Rio 2016, dix athlètes réfugiés ont concouru au sein de l'équipe olympique des réfugiés dans trois sports. Aux Jeux de Tokyo 2020, 29 athlètes ont concouru dans 12 sports. Pour les Jeux de Paris 2024, une équipe composée de 37 athlètes (24 hommes et 13 femmes) – la plus grande à ce jour – était constituée pour concourir dans 12 sports.

  • En décrochant le bronze dans la catégorie des -75 kg chez les femmes, la boxeuse Cindy Ngamba, basée en Grande-Bretagne, a remporté la toute première médaille de l’équipe olympique des réfugiés.

  • Aux Jeux de Paris 2024, l'équipe avait pour cheffe de mission une ancienne athlète réfugiée, Masomah Ali Zada. L'ORF fait office de CNO pour l'équipe olympique des réfugiés formée par le CIO.

  • Une équipe olympique des jeunes réfugiés sera en lice pour la première fois aux Jeux Olympiques de la Jeunesse de Dakar 2026.

  • La décision prise par le CIO de créer une équipe olympique des réfugiés pour Rio a incité les organisateurs d'autres événements sportifs et des Fédérations Internationales à accueillir des équipes de réfugiés dans leurs épreuves. Seize FI ont modifié leurs règlements et autorisent désormais des athlètes réfugiés à participer à leurs compétitions.

  • Depuis la création de l'ORF par le CIO en 2017, les efforts déployés par la Fondation ont permis à plus de 925 000 jeunes victimes de déplacements d'avoir accès à la pratique d'un sport en toute sécurité.

  • Depuis le début de l'année 2021, l'ORF a lancé de nouveaux programmes au Bangladesh, au Burkina Faso, au Burundi, en Colombie, en France, en Jordanie, en Türkiye et en Ouganda. Le portefeuille d'initiatives de l’ORF a permis à plus de 190 000 jeunes déplacés et à leurs communautés d'accueil de pratiquer un sport et de participer à des activités de protection par le sport, avec 17 programmes déployés dans 12 pays.

  • À la suite de l'Engagement multipartite du monde du sport en faveur de l'inclusion et de la protection annoncé par le CIO lors du Forum mondial sur les réfugiés organisé par le HCR en décembre 2023, une enveloppe de 50 millions d'USD a été affectée à l'aide via le sport, d'ici 2027, aux personnes victimes de déplacements dans le monde – soit plus de 800 000.

Ce qu'ils en ont pensé

"Le sport est un outil fantastique qui permet d’améliorer l’existence des réfugiés, leur redonne espoir et leur offre la perspective d’un avenir meilleur." – Filippo Grandi, haut-commissaire des Nations Unies pour les réfugiés

"L'expérience olympique a changé ma vie à bien des égards... Je suis tout simplement ravie et aux anges d'avoir pu remporter une médaille et d'être la toute première réfugiée à monter sur le podium et à montrer à toutes les femmes, tous les hommes et tous les réfugiés partout dans le monde, ainsi qu'à tous les athlètes et à toutes les fédérations, que nous sommes des athlètes comme les autres et que nous visons... haut." – Cindy Ngamba (équipe olympique des réfugiés), médaillée de bronze olympique, boxe