L'inclusion au cœur du dernier podcast en date de la série "We Have a Goal" animée par la paralympienne Amy Purdy, en coopération avec les jeunes leaders du CIO

Dans le troisième épisode de la série de podcasts "We Have a Goal", Amy Purdy, médaillée paralympique de la Team USA, partage l'affiche avec trois jeunes leaders du CIO inspirants afin de discuter de la manière dont ils utilisent le sport pour favoriser l'inclusion des personnes en situation de handicap.

IOC Young Leaders discuss inclusion with Paralympian Amy Purdy on latest episode of We Have a Goal podcast Getty Images/Young Leaders

En transcendant les barrières culturelles, sociales et linguistiques, le sport offre une plateforme puissante et unique pour promouvoir et mettre en avant l'inclusion. Pourtant, de nombreuses personnes en situation de handicap sont encore confrontées à la discrimination, aux préjugés et à d'autres difficultés qui limitent leur capacité à tirer parti des bienfaits et des possibilités que le sport peut offrir.

Ce sujet est étudié dans le dernier épisode en date de la série de podcasts "We Have a Goal", produite en collaboration avec le partenaire olympique et paralympique mondial Panasonic, et animée par la paralympienne Amy Purdy.

Le sport pour favoriser l'inclusion

À l'âge de 19 ans, Amy Purdy a contracté une méningite à méningocoques et a dû être amputée des deux jambes en dessous du genou. L'Américaine à qui l'on avait donné que deux pour cent de chances de survie a toutefois été triple médaillée paralympique en snowboard et est aujourd'hui parfaitement consciente de la capacité du sport à favoriser l'inclusion et l'autonomisation des personnes en situation de handicap.

Dans cet épisode, Amy Purdy est aux côtés de trois jeunes leaders du CIO inspirants : Paniz Yousefi (Suède), Omar Bassyouni (Égypte) et Tania Lee (Malaisie). Pour rappel, le programme des jeunes leaders du CIO – soutenu par son partenaire fondateur Panasonic – est une initiative qui fournit aux entrepreneurs sociaux en herbe un financement de départ ainsi que des possibilités d'apprentissage et de mentorat pour lancer des projets qui tirent parti du pouvoir du sport pour faire une différence au sein de leurs communautés. Paniz Yousefi, Omar Bassyouni et Tania Lee se concentrent sur la problématique de l'inclusion et entendent l'aborder chacun à leur façon grâce à leurs projets sociaux. Pour Amy Purdy, les programmes d'inclusion tels que ceux-ci peuvent être un outil essentiel afin d'initier au sport les personnes en situation de handicap, à condition qu'ils s'adressent à leurs participants de la bonne manière.

"Lorsque j'ai perdu mes jambes, j'ai souhaité pratiquer différents types de sports, mais les noms des programmes me rebutaient un peu", confie-t-elle. "Il s'agissait parfois de noms comme 'handisport', donc vraiment très axé sur le handicap. Et je me suis dit : "Ça ne me correspond pas. Je veux juste faire du sport. Je veux juste faire du sport avec d'autres personnes."

Des programmes qui font vraiment la différence

Dans cet épisode, Paniz Yousefi, Omar Bassyouni et Tania Lee expliquent comment ils espèrent éviter ces pièges et avoir un véritable impact en utilisant le sport pour favoriser une plus grande inclusion des personnes en situation de handicap.

Paniz Yousefi, par exemple, a lancé le programme "Parallel Play" dans son pays natal, la Suède, afin de favoriser l'inclusion des personnes en situation de handicap en leur permettant de devenir des champions dans le sport accessible qu'est le badminton. Son objectif est de créer des groupes pour que les athlètes souffrant de différents handicaps s'entraînent ensemble dans les clubs de badminton existants, et elle a déjà pu constater l'impact de son programme.

"Notre première compétition a réuni des joueurs valides et des joueurs en fauteuil roulant – et c'était vraiment sympa de voir à quel point ils étaient heureux de pouvoir concourir et se dire 'je peux le faire'", explique-t-elle. Et d'ajouter : "Nous avions une joueuse, d'une soixantaine d'années je crois, qui en pleurait presque. Elle m'a dit qu'elle se sentait pour la première fois pleinement intégrée dans le sport, dans la compétition. Or quand elle était jeune, on lui disait toujours qu'elle ne pouvait rien faire parce qu'elle souffrait d'un handicap. Elle a déclaré : 'Pour la première fois, c'était comme si je n'en avais pas'. Et c'est exactement ce que je veux."

Quant à Omar Bassyouni, il s'est inspiré de son travail de responsable du développement à la Fédération internationale de tennis de table pour fonder, dans son pays natal, l'Égypte, une académie de tennis de table pour les personnes en situation de handicap, leur donnant ainsi la possibilité de pratiquer ce sport dans un environnement sûr et accessible.

Ainsi qu'Omar Bassyouni l'a indiqué : "Tout a commencé en 2015, lorsque j'ai été associé pour la première fois au para tennis de table et que j'ai eu l'occasion de me rendre aux Championnats africains organisés dans ce sport. Cette expérience a eu un impact considérable sur moi. J'ai vu comment le sport pouvait autonomiser les personnes, comment il pouvait changer leur vie, comment il pouvait les sensibiliser et, surtout, comment il pouvait leur permettre de réaliser leurs rêves. J'ai eu la chance de voir comment les athlètes en situation de handicap surmontaient tous les défis et les difficultés qu'ils rencontraient et réussissaient à en tirer le meilleur parti pour leur vie de tous les jours. C'est ce que j'essaie également d'offrir aux membres de ma communauté."

De même, Tania Lee souhaite avoir un impact dans son pays d'origine, la Malaisie, grâce à son programme pour un leadership inclusif (iLEAP), lequel se concentre principalement sur l'inclusion des personnes en situation de handicap et vise à garantir non seulement qu'elles puissent accéder à davantage de possibilités dans le sport, mais aussi qu'elles puissent développer leurs compétences de leaders en tant qu'athlètes et comprendre pleinement comment celles-ci peuvent être transposées dans la société au sens large.

"J'espère que les athlètes qui participeront et bénéficieront de ce programme pourront le faire découvrir aux autres. Et j'espère aussi que cela pourra aider d'autres personnes à comprendre que le fait d'avoir un enfant en situation de handicap ne doit pas m'empêcher de donner à mon enfant et à moi-même la certitude que nous pouvons y arriver aussi", explique Tania Lee. "En Malaisie, si un parent a un enfant qui souffre d'un certain handicap, il n'est pas toujours convaincu que son enfant puisse réussir dans la vie. C'est donc l'un des messages que j'espère également faire passer."

Ce message, Amy Purdy le soutient pleinement, connaissant de facto l'impact positif que peut avoir le sport.

Ainsi qu'elle le déclare : "Tout le monde peut apprendre, chacun peut s'élever grâce aux autres, et cela a un impact sur la façon dont la société considère les personnes en situation de handicap." Et de poursuivre : "Si des possibilités sont offertes aux personnes en situation de handicap, peut-être que les parents d'enfants dans cette situation commenceront eux aussi à avoir des rêves encore plus grands pour eux. Cela a donc un impact sur toute la société."

"We Have a Goal" est une série de podcasts en quatre épisodes, soutenue par le partenaire olympique et paralympique mondial Panasonic. La série est animée par Amy Purdy, paralympienne et conférencière motivante, laquelle parle aux jeunes leaders du CIO de leur propre parcours et de la manière dont ils font évoluer les choses dans les domaines de l'égalité des genres, de l'instauration de la paix, de l'inclusion et de la durabilité.

Pour en savoir plus sur le pouvoir unique du sport comme outil au service de la paix et du développement, vous pouvez écouter le dernier épisode en date du podcast "We Have a Goal" sur le site web olympics.com.

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