Ce qu’il faut savoir sur le site olympique de Teahupo’o à Tahiti, qui accueillera le surf aux JO de Paris 2024

Découvrez tout ce que vous devez savoir sur la mythique vague de Teahupo’o. C’est elle qui accueillera les épreuves de surf pendant les Jeux Olympiques de Paris 2024.

Par Ash Tulloch

Mythique, grande et extrême. Dans le monde du surf, la vague de Teahupo’o est impressionnante.

Située dans le sud de l’Océan Pacifique, Teahupo’o est un village de la côte sud-ouest de Tahiti, une des îles de la Polynésie française. Il accueille également la manche du circuit WSL du Outerknown Tahiti Pro, du 11 au 21 août.

La vague qui est prononcée « Chopoo » se trouve à environ 400 mètres au large. Elle est connue comme l'un des plus célèbres récifs au monde. Ses tubes transparents et hypnotisants précèdent sa réputation. Mais ce n’est pas un spot pour les peureux.

Entre avril et octobre, les meilleurs surfeurs de la planète scrutent les cartes de houles et les conditions météorologiques pour tenter de prédire quand ce tube gauche de rêve sera à son top.

La vague peut faire deux à trois mètres de haut et parfois même atteindre les sept mètres. Mais ce n’est pas la taille qui fait de Teahupo’o une vague unique. C’est une combinaison de gros rouleaux, du besoin que les surfeurs ont de réaliser une grosse descente pour passer dans la vague, et de récifs peu profonds. Cette vague est le test ultime pour l’engagement des surfeurs et leur capacité à surfer dans un tube.

Avec Tahiti qui se prépare à accueillir les épreuves de surf des Jeux Olympiques de Paris 2024, les spectateurs peuvent s’attendre à un spectacle excitant et envoûtant.

Découvrez ce que vous pouvez attendre de ce lieu si particulier.

Surfing Tahiti 

La vague de Teahupo’o expliquée

Pour beaucoup, la vague de Teahupo’o est une merveille naturelle.

En plus de son eau tropicale transparente, on y trouve des rouleaux creux qui rendent les tubes très ouverts. C’est idéal pour des images impressionnantes et des sessions de surf incroyables. Mais c’est aussi une bête difficile à dompter avec ses énormes et puissantes vagues qui se cassent sur un récif peu profond.

À de nombreux endroits, il n’y a qu’une cinquantaine de centimètres entre la surface de l’eau et les récifs.

Cette vague lourde et puissante bleu émeraude est créée par les changements de profondeurs des fonds marins.

Environ 50 mètres après les récifs peu profonds, la profondeur est de 15 mètres. Cette spécificité fait que la houle qui arrive vers le littoral connaît un changement de profondeur aussi grand que rapide. C’est pour cette raison que la vague s’élève au-dessus du récif avant de se casser avec beaucoup de force et de puissance.

Avec autant d’eau qui s’élève, la vague a une lèvre, aussi appelée crête, très large. C’est cette partie de la vague que vous voyez quand elle commence à s’enrouler. La présence d'autant d’eau rend la vague plus lourde et plus forte, c’est pour cela que c’est plus difficile pour les surfeurs d’aller dans la vague. Avec un récif si peu profond, il faut beaucoup de courage et de prise de risques à chaque passage.

Faire un tube est le Graal pour tout surfeur. Cela consiste à passer dans la partie la plus critique de la vague et de surfer dedans pour en ressortir de l’autre côté. Cette image d’une vague aux airs de vitre bleutée à travers laquelle on voit le surfeur, et ce, à quoi on pense le plus à l’évocation de Teahupo’o.

Avec tous ces éléments en tête, vous arrivez à vous imaginer un surfeur prendre cette vague les yeux bandés ? Aussi fou que cela puisse paraître, cela a déjà été fait, la vidéo ci-dessous le prouve.

À qui convient cette vague ?

Parce que Teahupo’o est une vague gauche, elle devrait donc présenter un avantage aux surfeurs gauchers.

Cela veut dire que la vague déferle vers la gauche pour le surfeur, il doit donc se tourner vers la gauche pour surfer la vague. Cette caractéristique convient mieux aux surfeurs goofy car ils préfèrent en général surfer vers la gauche.

Un surfeur goofy est quelqu’un qui n’a pas une position regular, avec le pied droit à l’avant de la planche et le pied gauche à l’arrière.

Pour les Jeux Olympiques de Paris 2024, certains surfeurs partent avec un avantage à l’image du champion olympique en titre Italo Ferreira, le triple champion du monde Gabriel Medina et d’autres olympiens comme l’Américaine Caroline Marks ou la Brésilienne Tatiana Westo-Webb.

Il ne faudra pas non plus oublier la légende du surf, Kelly Slater et ses onze titres de champion du monde. Le quinquagénaire est l’un des rares surfeurs à qui on attribue le fait d’avoir dompté la monstrueuse vague de Teahupo’o. Il est la seule personne qui y a obtenu trois fois 20/20 en 2005, 2013 et 2016.

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