Cap sur Beijing 2022 pour Lucas Chanavat

C'est pour prendre sa revanche que Lucas Chanavat vise un podium aux Jeux Olympiques d'hiver de Beijing 2022. 33e du sprint à PyeongChang 2018, le fondeur du Grand-Bornand veut tourner la page.

Par Nicolas Kohlhuber
Photo de 2020 Getty Images

Aux Jeux Olympiques d'hiver de PyeongChang 2018, Lucas Chanavat avait dû se contenter de la 33e place du sprint et n'avait pas été retenu pour le relais masculin médaillé de bronze. Quatre ans plus tard, le Français veut se rattraper à Beijing 2022. Cet hiver, le fondeur de 26 ans vise le podium olympique, autant pour réaliser un rêve que pour prendre sa revanche.

Lucas Chanavat n'a que 26 ans, mais il n'a déjà plus de temps à perdre. Cet hiver aux Jeux Olympiques de Beijing 2022, le Français aux 3 victoires en Coupe du monde espère faire un grand coup.

« Ce sprint, c’est mon gros objectif. Je suis excité et content de continuer le boulot pour y arriver », a-t-il confié à Nordic Mag.

En terme de travail, il a dû apprendre à en faire moins, notamment en raison d'une fracture de fatigue décelée cet été. Pour arriver en forme le 8 février, le skieur du Grand-Bornand a maîtrisé son volume d'entraînement durant la préparation estivale.

« Avec le docteur de la Fédération, on l’a repéré très vite et cela a limité les effets de la blessure. Au lieu d’un mois d’arrêt complet, j’en ai eu pour seulement deux semaines », a expliqué le fondeur, opéré de la hanche à deux reprises en 2019, à Nordic Magazine.

L'échec de PyeongChang, difficile à digérer

Si Lucas Chanavat ne laisse rien au hasard dans sa préparation aux Jeux Olympiques d'hiver de Beijing 2022, c'est autant à cause d'un statut de prétendant au titre à assumer que pour prendre sa revanche après l'échec de PyeongChang 2018.

Il y a quatre ans, il était le plus jeune membre de l'équipe de France olympique de ski de fond. Ses trois podiums en sept courses de Coupe du monde pour commencer la saison 2017-2018 lui avaient permis de grimper dans la hiérarchie mondiale du sprint. S'il avait terminé la saison sur le podium de la Coupe du monde, le fondeur avait dû se contenter de la 33e place aux Jeux Olympiques de PyeongChang.

À cette déception s'est ajoutée la frustration de ne pas être retenu pour le relais. Un an auparavant, son premier podium en Coupe du Monde avait pourtant été obtenu aux côtés de Baptiste Gros lors de l'épreuve test. Mais cette fois, la France a été représentée par Richard Jouve et Maurice Manificat. Et ils sont allés chercher la médaille de bronze. « Ce qui avait été le plus dur, c’était le team sprint. J’avais mis un moment à récupérer de cela » a-t-il confié à Nordic Magazine.

Écrire l'histoire du ski de fond français Beijing 2022

Pour oublier cet échec, Lucas Chanavat a mis le cap sur Beijing 2022. Et sur la route qui doit le mener jusqu'en Chine, le skieur du Grand-Bornand a fait preuve de régularité en Coupe du monde de sprint.

Cinquième lors des deux dernières saisons, il a terminé 14 de ses 19 dernières courses dans le top 10. Au passage, le Français a remporté ses deux premières manches de Coupe du Monde lors de la saison 2019-2020 avec des succès à Planica et à Dresden. Ces performances prouvent qu'avec l'expérience acquise au fil du temps, Lucas Chanavat est capable de rivaliser avec des adversaires comme Alexander Bolshunov, quadruple médaillé olympique et Johannes Hoesflot Klæbo, triple champion olympique.

S'il y parvient à Beijing 2022, le Français pourra alors faire oublier sa contre-performance de PyeongChang 2018 et espérer devenir le deuxième Tricolore à monter sur le podium olympique du sprint. Seul Roddy Darragon y était arrivé avec une médaille d'argent à Turin 2006.

Et Chavanat ne veut plus attendre pour le rejoindre dans l'histoire.

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