5 choses à savoir sur Hugo Descat

Chambreur, guerrier, fine cachette des Jeux... Voici 5 choses à savoir sur l'ailier gauche de l'équipe des Bleus avant la finale face au Danemark.

Photo de Photo de Dean Mouhtaropoulos/Getty Images

Alors que les handballeurs français joueront une quatrième finale olympique d'affilée, face au Danemark, champion olympique en titre, les Bleus pourront compter sur l’efficacité d'Hugo Descat. Le bouillant ailier gauche fait forte impression à Tokyo 2020.

Voici 5 choses à savoir sur le tricolore.

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Un caractère de battant

Pour Hugo Descat, l’aventure du handball a commencé dans son club formateur de Villiers-sur-Marne, en banlieue parisienne. Intrinsèquement doué, le jeune homme a cependant dû beaucoup se battre pour se faire une place. « Quand il est arrivé, il n’avait rien d’exceptionnel. Il n’était pas plus grand ou plus rapide que les autres, a expliqué son coach d’alors Abel Rospide au média Made In Hand. En revanche, c’était un gamin avec beaucoup de créativité, qui n’avait jamais peur d’aller au shoot.»

Et de se souvenir : « Quand on l’a envoyé pour les sélections départementales, il n’a pas été pris, il était numéro 3 sur son poste. Mais l’un des deux s’est blessé, et Hugo est vite devenu incontournable. Idem, il s’est ensuite présenté au Pôle, avec trois coéquipiers… et c’est le seul qui n’a pas été pris la première année. Il est arrivé un an plus tard… et c’est le seul qui a terminé le cursus. » Déjà un caractère de guerrier.

Un chambreur

Hugo Descat n’est pas du genre à faire dans la demi-mesure, surtout lorsqu'il marque un but. Hurlements de joie, poings serrés, regards enflammés vers le banc ou le gardien adverse… Le Montpelliérain s’exprime à fond sur le terrain, extériorisant ses émottions. Un caractère bien trempé que le joueur assume à 100%. « Oui, je suis une grande gueule », reconnaît-il volontiers.

Pour un de ses formateurs, Franck Chupin, « il a toujours eu ce côté nargueur. Mais ce n’était pas de la méchanceté ou de l’arrogance. C’est sa manière d’être, il a envie d’être porté par le public. Je ne vois pas quelqu’un qui peut le détester. Hugo c’est quelqu’un qui a beaucoup d’humour, qui va vers les autres ».

Un passage en Roumanie

La carrière en club d’Hugo Descat n'a pas toujours ressemblé à un long fleuve tranquille. Après 10 ans passés à Créteil, le joueur décide en 2017 de sortir de sa zone de confort.

Alors qu’il était un des meilleurs joueurs du championnat de France sous le maillot des ciels et blanc, l’ailier gauche choisit de partir en Roumanie, au Dinamo Bucarest, dans un club jouant la Ligue des Champions, mais évoluant dans un championnat moins relevé.

Dans un environnement pas toujours évident, il remporte néanmoins deux championnats de Roumanie, avant de rejoindre le Montpellier HB, avec lequel il a terminé 2e du Championnat de France cette année.

Une longue absence en sélection

Contrairement à certains tauliers qui portent le maillot bleu depuis des années, Hugo Descat a connu une longue pause internationale. L'ailier gauche a étrenné sa première sélection en avril 2013 lors d'un match contre la Norvège, et enchaînera d'ailleurs avec un autre match.

Deux sélections... puis plus rien avant 7 ans. Le joueur va devoir attendre octobre 2020 pour être de nouveau appelé chez les Bleus. Il est alors retenu pour participer au Mondial en Égypte (conclu à la 4e place). Depuis, il fait le bonheur de l'équipe.

Une efficacité redoutable face aux buts

L’ailier gauche est un finisseur redoutable, aussi bien sur les parquets du Championnat français qu'à Tokyo 2020. Au Japon, ses statistiques sont d'ailleurs éloquentes : 4/4 face à l’Argentine, 3/3 face au Brésil, 5/6 face à l’Allemagne, 7/7 face à l’Espagne, 5/5 face à la Norvège, 5/5 face à l’Égypte. Un quasi 100% de réussite… Chambreur, calme ou concentré, le Français serait bien inspiré d’avoir le bras et l’œil aussi aiguisé pour aider la France à renverser l’ogre danois en finale.