5 choses à savoir sur Laurie Blouin

Championne du monde en titre de snowboard big air, Laurie Blouin se présente sur la ligne de départ de la saison 2021-2022 avec des ambitions élevées. Cette année, celle qui a gagné la médaille d'argent en slopestyle aux Jeux Olympiques d'hiver de PyeongChang vise plus qu'une qualification pour Beijing 2022 : deux médailles d'or.

Par Nicolas Kohlhuber
Photo de 2018 Getty Images

En snowboard, Laurie Blouin représente une grande chance de médaille pour le Canada. Autant en slopestyle qu'en big air. Il faut dire qu'elle a déjà été championne du monde dans ces deux disciplines. Un exploit unique !

L'athlète de 25 ans a aussi une médaille olympique à son palmarès. Mais pour elle, la route du podium en snowboard slopestyle avait été particulièrement sinueuse aux Jeux Olympiques d'hiver de PyeongChang 2018. La Canadienne avait dû passer par la case hôpital après une grosse chute à l'entraînement. Ce détour n'avait pas freiné les ambitions de celle qui consacre totalement sa vie à son sport.

Voici cinq choses à savoir sur le parcours de la Québécoise, à la veille de l'ouverture de la Coupe du monde de snowboard avec le Big air de Coire en Suisse, les 22 et 23 octobre prochains.

Laurie Blouin a débuté le snowboard pour faire comme son frère

Si Laurie Blouin pratique le snowboard, c'est grâce à son frère. À l'âge de six ans, elle a voulu faire comme lui et elle est montée sur une planche pour la première fois. Dans le sillage de son aîné de cinq ans, la Québécoise a aussi essayé d'autres disciplines comme le motocross ou le trampoline. Si elle les pratique encore, c'est bien en snowboard qu'elle a décidé de persévérer.

À l'âge de 13 ans, la native de Québec a participé à ses premières compétitions. Depuis, elle n'a plus jamais arrêté. Celle qui a été championne du monde chez les juniors a franchi toutes les étapes jusqu'à décrocher deux titres planétaires en séniors et monter sur le podium olympique.

Laurie Blouin est polyvalente

Laurie Blouin possède deux titres mondiaux, dans deux disciplines différentes ! Elle a été sacrée en slopestyle en 2017 puis en big air l'hiver dernier. Dans l'histoire du snowboard féminin, personne d'autre n'a réussi à connaître un tel succès dans les deux disciplines. Cette polyvalence unique se traduit aussi en Coupe du monde avec huit podiums : quatre en big air et quatre en slopestyle.

Cet équilibre parfait n'empêche pas la Québécoise d'avoir une préférence. « En big air, tu donnes tout de ce tu as pour un saut alors qu’en slopestyle, tu dois exécuter plusieurs manœuvres et faire preuve de créativité dans ton parcours. Pour cette raison, je crois que je préfère le slopestyle ! », a-t-elle tranché dans le Journal Métro. C'est certainement pour cette raison qu'à PyeongChang, la Québécoise a décroché l'argent en slopestyle mais a dû se contenter du 12e rang en big air.

Une médaille olympique au courage

Pour monter sur le podium des Jeux Olympiques d'hiver de PyeongChang, Laurie Blouin a eu besoin de s'employer. Elle a surtout dû passer par la case hôpital le jour de la cérémonie d'ouverture. Elle avait chuté sur la tête lors d'un entraînement au Phoenix Snow Park. Victime d'une coupure à la joue et d'un œil au beurre noir, la Québécoise avait finalement été autorisée à concourir par les médecins.

Heureusement ! Trois jours plus tard, elle est montée sur la deuxième marche du podium de l'épreuve de slopestyle. Dans une finale perturbée par les conditions météorologiques, la native de Québec n'a été devancée que par l'Américaine Jamie Anderson. Elle devenait alors la première Canadienne à remporter une médaille olympique en snowboard freestyle.

Le double underflip, son arme secrète

Pour s'affirmer comme une référence au niveau international, Laurie Blouin a pu miser sur un répertoire de tricks très important. Mais surtout sur une figure particulière que peu de femmes maîtrise : le double underflip. Celle qui adopte une position goofy sur la planche a été l'une des premières à le réussir en compétition.

Alors que le double salto arrière est réservée à l'élite du snowboard féminin, la Québécoise cherche à innover en y ajoutant des variations et des grabs différents. Quand les conditions sont compliquées comme à PyeongChang, elle a su limiter sa prise de risque pour monter sur le podium avec des sauts plus simples mais bien replaqués. Une preuve de plus de la qualité de son répertoire.

Le snowboard, c'est toute sa vie

Laurie Blouin se consacre à 100% au snowboard. « Faire deux choses en même temps n'est pas possible pour moi : soit l'école, soit du snowboard. Donc je fais juste du snowboard », expliquait-elle à La Presse. Ce même article rapportait que la snowboardeuse de 25 ans avait arrêté ses études à l'issue du secondaire.

En se focalisant très tôt sur sa vie d'athlète, elle est parvenue à briller de manière précoce sur la scène internationale. La double championne du monde n'avait que 15 ans quand elle a participé à sa première Coupe du Monde. Et même pas 20 ans le jour de son premier podium.

Alors qu'elle passait des heures sur les pistes pour s'entraîner durant son enfance, son investissement est toujours total. Même en-dehors de la saison hivernale. Pendant l'été, la Québécoise a pris l'habitude de sillonner le monde pour trouver la neige et continuer la pratique du snowboard.

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