Relais de la flamme olympique à Saitama : avant-dernière préfecture sur la route des Jeux de Tokyo

La flamme olympique est actuellement dans la préfecture de Saitama. Cette région est réputée pour ses paysages urbains hérités de l'époque d'Edo et pour la richesse de ses merveilles naturelles. Voici tout ce qu'il faut savoir sur les villes et les relayeurs mis en lumière dans la dernière ligne droite du relais de la flamme olympique à deux semaines de la cérémonie d'ouverture des Jeux de Tokyo 2020.

La préfecture de Saitama se trouve juste au nord de Tokyo.

Considérée comme un important pôle d'échanges en terme de transports dans la région Kanto, elle était une étape importante sur la route de Nikko durant la période d'Edo. L'atmosphère de cette époque se fait toujours ressentir grâce à des sites qui ont été préservés. Dans les jours qui viennent, le relais de la flamme olympique en traversera certains.

Après une fête pour son départ de Kawaguchi, la flamme olympique visitera certaines merveilles naturelles avant de rallier la ville de Saitama. Il s'agit de la dernière étape avant Tokyo. À la fin de son passage à Saitama, la flamme olympique aura traversé 46 préfectures.

Voici tout ce qu'il faut savoir sur la dernière étape du relais de la flamme olympique.

À LIRE AUSSI : Les stars japonaises sur le relais de la flamme olympique : Ibaraki et Saitama

À LIRE AUSSI : Le relais de la flamme olympique en direct

La vallée de Nagatoro
La vallée de Nagatoro
Photo de JNTO

Où va passer la flamme olympique ?

Tokorozawa, 6 juillet
La ville de Tokorozawa est réputée pour deux choses : les débuts de l'aviation japonaise en 1911 et la colline de Sayama qui a inspiré Hayao Miyazaki pour le très célèbre film d'animation Mon voisin Totoro. La flamme ne va pas visiter la forêt de Totoro et la maison des Kurosuke, un bâtiment vieux de 100 ans qui est appelé ainsi en hommage aux esprits de suie noire qui l'entourent dans le film produit par les Studio Ghibli. Au lieu de s'aventurer dans le parc, le relais de la flamme olympique va rester à proximité du centre-ville. Il va passer à Kokukoen qui a été construit sur les anciennes pistes d'atterrissage de Tokorozawa.

Soka, 7 juillet
La ville de Soka se situe sur la route qui reliait Nikko et Kaido pendant la période d'Edo. Sur 1,5 km, la voie est bordée par des pins. Cette portion qui est connue sous le nom de Soka Matsubara a rendu la ville célèbre. Décrits dans une scène de La Sente étroite du Bout-du-Monde (Oku-no-hosomichi) du poète Matsuo Basho, les 634 pins vont accueillir la flamme olympique à son arrivée à Soka.

De Chichibu à Nagatoro, 7 juillet
Il ne faudra pas manquer cette partie du relais de la flamme olympique dans la préfecture de Saitama. L'étape s'élancera du sanctuaire shinto de Chichibu qui accueille chaque année le Chichibu Night Festival, une des trois plus grandes parades de chars du Japon.

La flamme montera ensuite dans une locomotive électrique jusqu'à la station Oyahana avant de naviguer sur la rivière Arakawa. À cette occasion, on remarquera les magnifiques paysages qui longent cette rivière de 173 km de long en contemplant les falaises de pierre.

Les façades historiques de Kawagoe.
Les façades historiques de Kawagoe.
Photo de JNTP

Konosu, 8 juillet
La flamme olympique va traverser la partie la plus sauvage de la rivière Arakawa au niveau de Konosu. Dans cette ville, certaines attractions détiennent des records. On y trouve notamment la plus grande pyramide d'Hina Ningyo, les poupées traditionnelles japonaises.

C'est aussi à Konosu que se situe le plus grand champ de coquelicots du Japon. L'essentiel des primevères et des soucis y poussent également. Enfin, on y trouve le feu d'artifice le plus spectaculaire du monde. Une réplique de presque 500 kg est exposée aux abords de la gare de Konosu.

Kawagoe, 8 juillet
En marchant dans les rues de Kawagoe, vous remontez le temps. Elles sont droites et encadrées par des kurazukuri, des entrepôts aux murs en argile. Cette ville a été renommée Little Edo pour l'ambiance de sa vieille ville.

Le relais de la flamme olympique va aussi nous mener aux ruines du château de Kawagoe. Construit en 1457, il a été démoli à la fin du XIXe siècle pendant la restauration de Meiji. Aujourd'hui, il n'en reste plus que l'Honmaru Goten.

Rostov, RUSSIE - 2 juillet 2018 : Gardien titulaire du Japon, Eiji Kawashima a participé au huitième de finale de la Coupe du monde 2018 face à la Belgique.
Rostov, RUSSIE - 2 juillet 2018 : Gardien titulaire du Japon, Eiji Kawashima a participé au huitième de finale de la Coupe du monde 2018 face à la Belgique.
Photo de Kevin C. Cox/Getty Images

L'histoire des relayeurs de la flamme olympique

SUZUKI Akishige

Cérémonie de Kawaguchi City

Âge : 86 ans

Saviez-vous que la vasque olympique des Jeux de Tokyo 1964 était initialement prévue pour les Jeux asiatiques de 1958 ? SUZUKI Mannosuke, un métallurgiste basé à Kawaguchi était mandaté pour la réaliser mais il est décédé pendant sa fabrication. Son fils Bungo a pris la relève pour superviser les travaux jusqu'à la fin.

Akishige, le quatrième fils de Mannosuke et petit frère de Bungo, qui est aussi décédé, se rappelle des difficultés et des épreuves rencontrées par sa famille. Alors quand il a entendu que les Jeux Olympiques allaient avoir lieu à Tokyo, il a voulu être un relayeur de la flamme olympique. L'artisan est le vice-président du Groupe d'étude de l'artisanat métallurgique de Kawaguchi et enseigne les techniques aux jeunes fondeurs en formation.

Je veux saluer la mémoire de mon père et de mes frères

OKUNO Kokona

Court à Asaka

Âge : 13 ans

Ça sera un bel anniversaire pour Okuno qui aura 14 ans le 7 juillet. Elle est née et a grandi à Asaka et rêve désormais de participer aux Jeux Olympiques d'hiver 2026. La jeune japonaise y vise l'or en patinage de vitesse. Elle s'est intéressée au sport dès le plus jeune âge après avoir vu une photo de son père qui poursuivait aussi ce rêve olympique.

Je veux porter la flamme olympique dans la ville où j'ai grandi et je souhaite transmettre cette expérience à ma famille.

KURIHARA Shiko

Section d'Yashio à Misato

Âge : 49 ans

Quand Kurihara était jeune, il était un enfant chétif. Sa grand-mère le surveillait et s'inquiétait toujours pour lui. Mais Kurihara a grandi et il est devenu robuste. Et il a décidé de fonder une maison de retraite où les personnes âgées peuvent vivre en paix.

Les grands-parents qui y résident veulent voir Kurihara courir en portant la flamme olympique. Après avoir grandi en ayant des carences, il veut allumer la flamme de l'espoir dans le cœur de tous les habitants de la communauté où il a passé sa vie.

Tout le monde peut réussir s'il tente sa chance. Qu'importe l'âge.

Pour les gens du monde, les personnes âgées et celles qui souffrent de handicap, je vais courir avec tout mon cœur et toute ma force !

KAWASHIMA Eiji

Court à Kumagaya

Âge : 38 ans

Kawashima avait 18 ans quand le Japon a co-organisé la Coupe du monde de football avec la République de en 2002. À cette époque, il courrait après le rêve de devenir un footballeur professionnel. Assister au Mondial en personne avait dépassé toutes ses espérances et reste pour lui un incroyable souvenir qu'il chérit.

Depuis, le gardien de la sélection japonaise a participé à la Coupe du monde à trois reprises (2010, 2014 et 2018). Il compte 93 sélections avec les Samurai Blue. Il espère encore être du voyage au Qatar l'an prochain pour participer à une quatrième Coupe du monde.

Pour moi, le sport est le symbole de l'espoir. Et je pense que cet espoir est une force pour rendre la communauté plus active et en meilleure santé.

Je pense que les Jeux Olympiques de Tokyo 2020 vont porter un message d'espoir pour le futur du Japon.

KANESAKA Yoshikazu

Section de Tsurugashima à Sakado

Âge : 62 ans

Kanesaka a un souhait : exprimer sa gratitude envers ceux qui l'ont aidé, particulièrement dans sa ville natale. Après avoir célébré son 60eme anniversaire en 2019, un âge important au Japon, il s'est rappelé les souvenirs et les liens construits au fil de son existence.

Il a décidé de dédier le reste de sa vie aux autres rendre à la communauté le soutien dont il avait pu profiter. Kanesaka est devenu bénévole pour aider les victimes des tremblements de terre et des inondations, notamment en aidant à la plantation de 12 millions d'arbres de palétuviers mais aussi en tentant d'aider les zones vieillissantes et dépeuplées.

Pour notre futur et nos enfants, on va continuer à courir et franchir les étapes les unes après les autres.