Épée par équipes, hommes : les Japonais, tombeurs de la France, en or

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Le Japon a décroché la médaille d’or dans l’épreuve de l’épée par équipes en battant l’équipe du ROC en finale. La République de Corée est en bronze.

Les épéistes japonais, qui avaient éliminé en quart de finale la France, championne olympique en titre, ont remporté la médaille d’or dans l’épreuve par équipe après avoir battu l’équipe du ROC. La République de Corée, elle, a disposé de la République populaire de Chine dans le match pour le bronze.

Le film de la finale

Dans le match pour l’or entre le Japon et l’équipe du ROC, ce sont les Japonais qui sont mieux entrés dans la finale. Les athlètes du ROC ne se sont cependant jamais trop éloignés et ont accusé un retard de 5 touches maximum, à 25-20. Pavel Sukhov l’emportait face à KANO Koki, mais l’écart restait identique, à 34-29.

Sukhov remportait à nouveau son assaut face à YAMADA Masaru pour revenir à quatre touches, mais KANO Koki ne tremblait pas dans le dernier face à face et l’emportait 8 touches à 3 contre Sergey Bida pour finalement offrir la médaille d’or au pays hôte, encore une, grâce à un succès 45-36.

Les Sud-Coréens en bronze

Le match pour la médaille de bronze entre la République de Corée et la République populaire de Chine fut très disputé !

Si les Sud-Coréens prenaient l’avantage lors des trois premiers assauts, ils voyaient les Chinois revenir à égalité à 13-13 puis prendre l’avantage. À deux assauts de la fin, les Chinois étaient toujours devant, mais KWEON Youngjun parvenait à égaliser à 34-34 pour la République de Corée. Et PARK Sangyoung, médaillé d’or en individuel à Rio 2016, se chargeait de conclure dans le dernier assaut face à DONG Chao pour faire gagner son pays 45-42.

Le podium

  1. Japon
  2. ROC
  3. République de Corée

Les Français finissent cinquièmes

Les épéistes français Yannick Borel, Alexandre Bardenet, Ronan Gustin et Romain Cannone, en remportant leur match de classement face à l'Ukraine 45-39, ont terminé cinquièmes après avoir été battus dès les quarts de finale 45-44 par le Japon malgré la présence dans ses rangs du champion olympique individuel, Romain Cannone.

En quarts de finale, les Japonais Masaru Yamada, Koki Kano et Satoru Uyama, qui avaient écarté un peu plus tôt les Américains 45-39, ont crânement cru en leurs chances jusqu'au bout, réussissant à égaliser à chaque fois que les Tricolores prenaient l'avantage.

Avant le dernier duel, les Français menaient encore 38-36 mais Yannick Borel a subi un 9-6 fatal. Borel, favori pour l'or en individuel, avait été éliminé d'entrée dimanche. « On va se remettre au travail avec beaucoup d'humilité », a expliqué Borel, en allusion au rendez-vous des JO de Paris 2024, en ajoutant qu'il prenait « sa part de responsabilité » dans cette défaite.

« J'étais alerte, je savais qu'il fallait que je fasse très attention au vu de mon résultat en individuel mais là j'avais mes coéquipiers, je n'étais pas seul. Mes moindres erreurs, je savais qu'ils allaient me les dire donc j'étais très à l'écoute », a également affirmé le champion du monde 2018.

Borel, qui disputait ses troisièmes JO, a confié « s'en vouloir énormément » pour l'avance de deux touches au dernier relais qu'il n'a pas su conserver : « c'est douloureux de sortir de ces Jeux sans médaille ».

« On se sent en dessous de ce qu'on attend de nous, on se sent en dessous de tout », a lâché le sociétaire du club de Levallois, visiblement très affecté mais lucide.

« On s'attendait à un match très accroché, c'est une nation forte de l'épée, c'est une de leurs armes de prédilection dans laquelle ils ont énormément progressé. Ils nous avaient déjà posé des problèmes lors de la qualification olympique », a expliqué Bardenet en zone mixte, ajoutant que la France s'était pourtant « préparée » à ce match.

« On n'a pas su capitaliser sur notre avance, ils ont su rester en contact : c'est un match qui se joue à rien, c'est la dure loi du sport, c'est une immense déception car on était venu chercher l'or donc la pilule est difficile à avaler », a ajouté l'Aveyronnais.

Cannone, médaillé d'or dimanche, a tenu pour sa part à rendre hommage à ses coéquipiers, « qui ont toujours été des mentors : ils m'ont appris la rigueur, la stratégie et ça reste une famille que je n'échangerais pour rien au monde ».

L'épée masculine, l'arme traditionnellement forte de l'escrime française, était sacrée par équipes à chaque édition depuis 2004 (l'épreuve par équipes n'était pas au programme à Londres 2012).

Avec l’AFP