Ce que nous avons appris : Bilan du Tir à l'Arc aux Jeux Olympiques de Tokyo 2020

TOKYO, JAPON - 30 JUILLET : La Sud-Coréenne San An en plein action lors de son huitième de finale du tir à l’arc individuel féminin lors du septième jour des Jeux Olympiques de Tokyo 2020 à l’Yumenoshima Park Archery Field le 30 juillet 2021 à Tokyo, au Japon. (Photo par Justin Setterfield/Getty Images)
TOKYO, JAPON - 30 JUILLET : La Sud-Coréenne San An en plein action lors de son huitième de finale du tir à l’arc individuel féminin lors du septième jour des Jeux Olympiques de Tokyo 2020 à l’Yumenoshima Park Archery Field le 30 juillet 2021 à Tokyo, au Japon. (Photo par Justin Setterfield/Getty Images)

De la domination sans partage d’An San au titre de Mete Gazoz chez les hommes, nous passons en revue les moments les plus mémorables du tir à l’arc à Tokyo 2020, avec un récapitulatif des médailles et un aperçu de Paris 2024.

Emmenée par la brillante An San, la République de Corée a été toute proche de rééditer à Tokyo 2020 son exploit de Rio 2016, où elle avait remporté toutes les médailles d’or.

Après ses quatre sacres ramenés du Brésil, les archers sud-coréens se sont adjugés la toute première épreuve olympique en équipe mixte pour porter leur total, une nouvelle fois, à quatre médailles d’or.

Mais les trois représentants masculins de la Corée du Sud n’ont pas réussi à se hisser jusque dans le dernier carré de la compétition en individuel, le couronnement de Mete Gazoz offrant à la Turquie sa toute première médaille olympique en tir à l’arc.

La jeunesse a véritablement dominé ces Jeux, même si la championne olympique de Londres 2012 Oh Jinhyek, âgée de 39 ans, a fait partie des médaillées d’or par équipe.

Découvrez ci-dessous les moments les plus mémorables, un récapitulatif des médaillés et une projection vers ce qui vous attend à Paris 2024.

Les 5 meilleurs moments du tir à l'arc à Tokyo 2020

Voici certains des meilleurs moments des Jeux Olympiques de Tokyo 2020, qui se sont tenus en 2021.

1: La Corée décroche le premier titre olympique en équipe mixte

La première médaille d’or du tir à l’arc décernée à Tokyo 2020 l’a été dans la toute nouvelle épreuve en équipe mixte.

Avec des équipes formées par un archer et une archère, chacun tirant deux flèches dans une même série, cette compétition pouvait bien être la première qui allait faire tomber de son piédestal la puissante Corée du sud, qui s’était octroyée l’intégralité des titres à Rio 2016.

Mais cette menace est rapidement tombée à l’eau.

Affichant une moyenne d’âge de 18 ans et demi, An San et Kim Je Deok se sont facilement qualifiés pour la finale, venant à bout du Bangladesh, de l’Inde et du Mexique.

Seuls les Pays-Bas, en finale donc, rendent la tâche difficile aux Coréens, Gabriela Schloesser et Steve Wijler remportant le premier set 38-35 pour mener 2-0.

Les favoris reviennent dans la partie grâce à un 10 d’An qui permet d’enlever le second set. La troisième manche tombe également dans l’escarcelle des Coréens, un 6 sur la dernière flèche de Wijler leur offrant une avance de 4-2.
Les deux équipes donnent le meilleur d’elles-mêmes lors du quatrième set, à l’image des Néerlandais, qui réussissent trois 10 pour faire grimper leur total à 39 points.

Kim et An répondent avec un 10 sur chacune de leur première flèche, avant que Kim ne revise le milieu de la cible pour offrir aux Coréens la possibilité de remporter la manche et, donc, le titre olympique en cas de 9.

Et comme à son habitude, An ne déçoit pas, assurant le 9 nécessaire pour porter le score à 5-3, synonyme de médaille d’or.

Lors de la petite finale, Luis Alvarez réussit à renverser par deux fois la vapeur d’un second set mal embarqué face à la Turquie, permettant ainsi au Mexique de s’adjuger le bronze.

Alvarez et Alejandra Valencia inscrivent 39 points dans la troisième manche et s’assurent ainsi la victoire face Mete Gazoz et Yasemin Anagoz 6-2 pour la première médaille mexicaine en titre à l’arc depuis celles d’Aida Roman, en argent, et de Mariana Avitia, en bronze, à Londres 2012.

TOKYO, JAPON - 24 JUILLET : Les Sud-Coréens San An (gauche) et Je Deok Kim réagissent après leur médaille d’or de l’épreuve en équipe mixte lors du premier jour des Jeux Olympiques de Tokyo 2020 à l’Yumenoshima Park Archery Field le 24 juillet 2021 à Tokyo, au Japon. (Photo par Justin Setterfield/Getty Images)
TOKYO, JAPON - 24 JUILLET : Les Sud-Coréens San An (gauche) et Je Deok Kim réagissent après leur médaille d’or de l’épreuve en équipe mixte lors du premier jour des Jeux Olympiques de Tokyo 2020 à l’Yumenoshima Park Archery Field le 24 juillet 2021 à Tokyo, au Japon. (Photo par Justin Setterfield/Getty Images)
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2: La série d'invincibilité se poursuit pour les Coréennes

Depuis que les épreuves par équipes ont été introduites au programme du tir à l’arc aux Jeux Olympiques de Séoul 1988, les Sud-Coréennes n’ont jamais été vaincues.

La dernière fois qu’elles ont failli tomber remonte à la finale de Londres 2012, quand la Chine ne s’était inclinée que pour un petit point.

Après avoir repoussé toute la concurrence lors du tour de classement, An, Jang Minhee et Kang Chaeyoung ne font qu’une bouchée de l’Italie en quart de finale.

En demi-finale, opposées à la Biélorussie, elles concèdent l’égalité sur la troisième manche, quand Jang ne réalise qu’un 7 qui se révèle finalement la dernière flèche de ce match. Ce qui ne les empêche de se qualifier pour la finale, où elles retrouvent leur impitoyable efficacité.

Premières à tirer face au ROC, les Coréennes inscrivent 55 points dans la première manche, soit un de plus que leurs adversaires.

Les deux manches suivantes sont moins équilibrées, la Corée les remportant sur le score de 56-53 et de 51-51. Par la même, la nation asiatique décroche sa neuvième médaille d’or en neuf épreuves par équipes féminines, la plus longue série de victoires pour une équipe aux Jeux Olympiques.

Ce succès est d’autant plus impressionnant que les trois archères faisaient leurs débuts olympiques.

En petite finale, la Biélorussie n’a pu remporter sa première médaille olympique en tir à l’arc, l’Allemagne la battant sèchement 5-1.

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3: La glaciale An San réalise un triplé historique

Quelques jours après avoir remporté deux médailles d’or pour ses premiers Jeux, An San a réussi à porter son total à trois grâce à l’épreuve individuelle féminine.

L’exploit était loin d’être facile, puisque la jeune femme de 20 ans, seule Coréenne à être présente dans le dernier carré, a dû remporter la demi-finale et la finale sur des tirs de barrage.

Après un duel équilibré en huitième de finale face à la Japonaise Hayakama Ren (6-4), elle se débarrasse facilement de la numéro 1 mondiale indienne Deepika Kumari (6-0).

Puis, elle retrouve Mackenzie Brown dans une demi-finale de haute volée.

An perd le premier set, mais se reprend en remportant les deux suivants d’une manière parfaite pour mener 4-2.

Mais l’Américaine revient une nouvelle fois dans la partie, grâce à une manche également parfaite de 30 points, et élève encore un peu plus ce duel entre deux expertes des armes à feu.

Alors que la tension grimpe d’un cran, le rythme cardiaque d’An ne dépasse que de peu les 100 battements par minute, quand le rythme cardiaque de Brown oscille autour de 120.

Dans la cinquième et dernière manche, Brown a besoin d’une flèche à 10 points pour se hisser jusqu’en finale, ce qu’elle n’arrive pas à faire, sa tentative lui valant un 9 synonyme de tir de barrage.

Première à décocher, An réussit à trouver la zone centrale de la cible, alors que Brown ne touche que celle du 9.

Comme lors de la finale par équipe, la finale individuelle voit la Corée du Sud affronter le ROC en la personne d’Elena Osipova, vainqueur de Kang Chaeyoung en quart de finale, qui est la seule à séparer An de l’histoire.

Encore une fois, les deux archères se livrent un incroyable duel, se partageant le premier set avant qu’An n’atteigne 30 points pour mener 3-1.

Osipova monte alors en régime, remportant la troisième manche 28-27, puis la quatrième 29-27, pour se rapprocher encore un peu plus de l’or.

Même face au gouffre, le rythme cardiaque d’An ne s’emballe jamais, restant aux alentours des 110 battements par minute. En face, celui d’Osipova grimpe jusqu’à 165.

Si bien que la Sud-Coréenne s’appuie sur son sang-froid pour s’adjuger le cinquième set grâce à deux flèches parfaites et emmener la finale en tir de barrage.

Malgré la pression qui repose sur les épaules des deux adversaires, elles trouvent le temps de rire et de plaisanter avec leurs entraîneurs avant de tirer les flèches les plus importantes de leur vie.

Comme en demi-finale, An trouve la zone du 10, mais cette fois-ci sur la bordure extérieure, laissant la porte ouverte à sa rivale de 28 ans de conclure le match.

Mais Osipova ne peut faire mieux qu’un 8, avant de se retourner vers son entraîneur et d’afficher un large sourire. De son côté, An offre à la Corée du Sud sa huitième médaille d’or dans l’épreuve individuelle féminine lors des neuf derniers Jeux Olympiques.

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An devient ainsi une héroïne nationale, presque du jour au lendemain, bien que son succès ne soit pas salué par tout le pays.

Sa coiffure aux cheveux courts suscite ainsi des critiques sur les réseaux sociaux de son pays, certains l’accusant d’être une « féministe » qui déteste les hommes.

Des critiques qui entraînent une réponse de femmes du monde entier, qui y réagissent en se coupant les cheveux en signe de solidarité et en publiant leurs photos sous le hashtag de Twitter #women_shortcut_campaign (version coréenne : #여성[숏컷]).

Pour sa part, An a répondu à une question sur Instagram, indiquant qu’elle avait les cheveux courts car elle se sentait « confortable » avec.

En plus d’avoir remporté trois médailles d’or, An a maintenant, et peut-être sans le vouloir, lancé un mouvement qui va dans le sens de la lutte pour l’égalité des sexes en Corée du Sud.

An San (ssaaaann__22) on Instagram
An San (ssaaaann__22) on Instagram

4: Les Coréens écartent le pays hôte sur la route de l'or

La Corée avait remporté quatre des cinq dernières compétitions olympiques par équipes masculines, mais les archers du pays hôte ont bien failli mettre fin à cette série en demi-finale.

À l’entame de la quatrième manche, le Japon est mené 2-1, mais un score de 56 points lui permet d’envoyer le match en tir de barrage, où chaque archer dispose d’une flèche.

La Corée est la première à se mettre en action, le médaillé d’or par équipe de Rio Kim Woojin touchant la zone du 9, avant que le Japonais Kawata Yuki ne trouve le bord extérieur du 10 pour offrir l’avantage aux siens.

Puis, le cadet de l’équipe coréenne XX, du haut de ses 17 ans, touche la zone du 10, quand son vis à vis Furukawa Takaharu ne tombe que dans celle du 9.

La tension est palpable, les deux équipes restent dos à dos à une flèche de la fin.

Champion olympique en individuel à Londres 2012, aujourd’hui âgé de 39 ans, XX envoie sa flèche tutoyer la zone du 10, mais celle de son jeune coéquipier Kim, la plus proche du centre, vient à sa rescousse et oblige les Japonais à trouver un 10 ou à s’incliner.

Tout se joue donc sur la dernière flèche de Muto Hiroki, qui touche l’extérieur de la zone du 10 pour offrir la victoire à la Corée sur la plus étriquée des marges.

En petite finale, face aux Pays-Bas, les hôtes japonais sont à nouveau emmenés jusqu’aux tirs de barrage, mais cette fois, Muto ne rate pas le centre de la cible pour offrir sa première médaille olympique à l’équipe masculine nippone.

Après cette frayeur en demi-finale, la Corée se montre intouchable en finale contre le Taipei Chinois.

Les archers coréens arrivent même à réaliser la première manche parfaite du tournoi pour prendre les devants 4-0. Ils concluent la rencontre sur un set remporté 56-55 et un score final convaincant de 6-0.

Oh et Kim Woojin décrochent ainsi leur seconde médaille d’or olympique, tout comme le jeune Kim Je Deok.

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5: Mete Gazoz, l'assassin souriant qui accomplit son destin

Après avoir terminé tout en haut du tour de classement de l’épreuve individuelle masculine, les espoirs de Kim Je Deok d’égaler le triplé en or d’An San sont vite douchés, lui qui est éliminé dès les 16ème de finale par l’Allemand Florian Unruh 7-3.

Un stade du tournoi où On Jinhyek est également sorti, plus précisément par l’Indien Atanu Das. En quart de finale, la Corée du Sud ne compte plus comme unique représentant que Kim Woojin.

Comme lors de la finale par équipe, le double champion du monde de 29 ans est opposé à Tang Chih-Chun, représentant du Taipei Chinois.

Mais cette fois, le Coréen s’incline face à Tang, qui inscrit deux 10 au début de la dernière manche pour ne plus avoir besoin qu’à minima d’une flèche valant 8 points ou mieux pour se qualifier. Il touche un 8 pour officiellement interdire aux Coréens de s’adjuger toutes les médailles d’or comme à Rio.

Mais l’exploit de Tang est vite réduit à néant, puisqu’il s’incline d’abord face à l’Italien Mauro Nespoli en demi-finale, puis face à Furukawa Takaharu en petite finale pour le bronze.

La finale se dispute donc entre Vespoli et Mete Gazoz.

Tout au long de son parcours, le jeune Turc fait l’étalage de ses capacités à performer sous pression, mettant fin aux espoirs du numéro 1 mondial Brady Ellison avec un 30 parfait dans la cinquième manche d’un quart de finale sous haute tension.

Il en fait de même en finale, durant laquelle il fait preuve d’un grand sang-froid après avoir partagé les quatre premiers sets avec Nespoli.

Dans cette cruciale cinquième manche, Gazoz décoche le premier et touche un 9. Après le 8 de son adversaire, le Turc sait que s’il réussit deux 10, il l’éjecte de la course au titre.

Le sosie de Harry Potter, avec sa célébration désormais connue ‘cacher-révéler-poing fermé’, est sacré champion olympique.

TOKYO, JAPON - 31 JUILLET : Le Turc Mete Gazoz célèbre sa victoire en finale du tir à l’arc individuel masculin face à l’Italien Mauro Nespoli lors du huitième jour des Jeux Olympiques de Tokyo 2020 à l’Yumenoshima Park Archery Field le 31 juillet 2021 à Tokyo, au Japon. (Photo par Justin Setterfield/Getty Images)
TOKYO, JAPON - 31 JUILLET : Le Turc Mete Gazoz célèbre sa victoire en finale du tir à l’arc individuel masculin face à l’Italien Mauro Nespoli lors du huitième jour des Jeux Olympiques de Tokyo 2020 à l’Yumenoshima Park Archery Field le 31 juillet 2021 à Tokyo, au Japon. (Photo par Justin Setterfield/Getty Images)
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Metin, le père de Gazoz, a été champion national de Turquie en tir à l’arc, si bien que le jeune homme est depuis longtemps considéré comme un potentiel numéro 1 mondial.

Rapidement éliminé de Rio 2016 où il faisait ses débuts olympiques, l’alors archer de 17 ans avait déclaré aux médias qu’il finirait par monter sur le podium de Tokyo 2020.

Il s’était même montré encore plus optimiste sur les réseaux sociaux, postant un tweet où il dit : « Je vais travailler plus dur et revenir avec une médaille d’or de Tokyo 2020 ».

Depuis sa plus tendre enfance, Gazoz s’entraîne méthodiquement pour devenir un champion.

Après avoir terminé quatrième des Jeux Olympiques de la Jeunesse de Nankin 2014, il représente la Turquie aux Jeux Européens 2015 puis à Rio 2016.

L’année de sa révélation intervient en 2018, quand il décroche la médaille d’or des Jeux Méditerranéens, avant d’en faire de même à la Coupe du Monde de Berlin et au Grand Prix d’Europe de Sofia.

Cependant, il tarde à assurer sa place pour les Jeux Olympiques, qui n’arrive qu’en juin, lorsqu’il remporte le tournoi de qualification européen sur son propre sol, à Antalya.

Quand certains archers grimacent ou que d’autres déambulent nerveusement en match face à la pression, Gazoz ne cesse de sourire.

Il raconte à Reuters : « Imaginez que vous êtes en finale des Jeux Olympiques, que vous décochez une flèche de votre arc et qu’un type derrière vous a un sourire qui va d’une oreille à l’autre. Je dois 80 % de cette médaille à ce sourire ».

« Tous les athlètes emploient différentes tactiques. Certains aiment crier, d’autres préfèrent attendre la fin du temps imparti et tenir leur rival en haleine. La mienne consiste à être heureux, à montrer à quel point je suis serein ».

« Jusqu’à ce que ce soit fait » était sa devise sur les réseaux sociaux depuis Rio. Désormais, c’est fait.

Un dernier regard

Oh Jinhyek a mis fin à sa superbe carrière en remportant une seconde médaille d’or olympique à Tokyo 2020.

Lorsqu’il remporte deux médailles d’or par équipe aux Championnats du Monde de Tir à l’Arc Junior en 1998, les champions olympiques individuels de Tokyo An San et Mete Gazoz ne sont pas encore nés.

Les Jeux Olympiques de Londres 2012 marque son apogée, puisqu’il y bat Furukawa Takaharu pour s’offrir l’or en individuel.

Triple champion du monde par équipe masculine et médaillée d’or en équipe mixte en 2013, Oh termine également deux fois deuxième des Mondiaux.

Il s’adjuge par la suite les titres individuels de la Coupe du Monde de Tir à l’Arc 2013 et les Jeux Asiatiques 2014 chez lui, à Incheon.

Aujourd’hui âgé de 40 ans, il met un terme à sa carrière dans un sport que domine de plus en plus la jeune génération.

Le tournoi de Oh prend fin à cause d’Atanu Das, lui-même éliminé en huitièmes de finale par Furukawa. Déjà médaillé de bronze dans l’épreuve par équipe masculine de Tokyo, le vétéran japonais en fait de même en individuel.

Furukawa aura 39 ans à l’approche de Paris, mais il a déjà prévenu qu’il essaierait de prendre part à une sixième édition des Jeux Olympiques.

Un homme a lui déjà assuré qu’il ne serait pas en France : Sjef van den Berg, qui a décidé de mettre un terme à sa carrière à tout juste 26 ans.

Quatrième à Rio 2016 et en argent aux Jeux Européens 2015, le Néerlandais s’est incliné face à Brady Ellison lors de la petite finale.

Il a également connu le succès dans les compétitions en équipe mixte, décrochant l’argent des Championnats du Monde 2019 à domicile, ainsi que l’or de la manche de Coupe du Monde de Lausanne en mai.

Il déclarait à World Archery en juillet : « Je me vois comme quelqu’un qui aime juste tirer. Je veux revenir à l’essence de tirer car j’aime ça, pas parce que les gens veulent que je tire bien ».

TOKYO, JAPON - 29 JUILLET : Le Sud-Coréen Jinhyek en plein action lors de son huitième de finale du tir à l’arc individuel masculin lors du sixième jour des Jeux Olympiques de Tokyo 2020 à l’Yumenoshima Park Archery Field le 29 juillet 2021 à Tokyo, au Japon. (Photo par Justin Setterfield/Getty Images)
TOKYO, JAPON - 29 JUILLET : Le Sud-Coréen Jinhyek en plein action lors de son huitième de finale du tir à l’arc individuel masculin lors du sixième jour des Jeux Olympiques de Tokyo 2020 à l’Yumenoshima Park Archery Field le 29 juillet 2021 à Tokyo, au Japon. (Photo par Justin Setterfield/Getty Images)
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Bonjour Paris 2024

Respectivement âgés de 20 et 22 ans, An San et Mete Gazoz devraient vraisemblablement être à Paris pour y défendre leurs titres.

Cela dit, la concurrence est telle au sein de la sélection sud-coréenne pour s’assurer une place aux Jeux, qu’An San devra à nouveau sortir le meilleur d’elle-même pour participer aux prochains Jeux Olympiques.

Aucune archère ne compte plus d’une médaille d’or olympique en individuel, mais à en croire ses performances de Tokyo, An a certainement une grand chance d’écrire l’histoire.

Son partenaire de l’équipe mixte, Kim Je Deok, n’aura que 20 ans dans trois ans, il doit être considéré comme un véritable espoir de médaille à Paris.

La Tchadienne Marlyse Hourtou, qui a pu connaitre ses débuts olympiques grâce à une invitation tripartite, a créé une petite sensation en inscrivant 28 points et s’offrant le premier set de son match d’ouverture face à la future championne olympique An San.

L’archère de 25 ans, qui s’incline finalement 6-2, a bien mieux tiré qu’en qualification. Avec trois ans d’entraînement en plus, elle pourrait de nouveau avoir un rôle à jouer à Paris.

Pour les prochains hôtes, la championne d’Europe en titre Lisa Barbelin a perdu le dernier huitième de finale face à la Mexicaine Alejandra Valencia, médaillée de bronze par équipe mixte.

Elle n’aura que 24 ans et espère pouvoir se mêler à la lutte pour une médaille à domicile.

Et Barbelin pourrait avoir de la (jeune) compagnie à Paris avec Iban Bariteaud et Caroline Lopez, récemment couronnés champions du monde U-18.

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Quand et où regarder les replays du tir à l'arc sur Olympics.com

La réponse est là : olympics.com/tokyo2020-replays

Quand est-ce que les meilleurs archers reprendront la compétition ?

Les Championnats du Monde de Tir à l’Arc auront lieu à Yankton, dans le Dakota du Sud, aux États-Unis du 19 au 26 septembre.

Tous les grands noms du circuit y sont attendus, à l’image de Brady Ellison et la représentante du Taipei Chinois Lei Chien-Ying qui tenteront d’y conserver leurs titres en individuel.

Le Taipei Chinois avait surpris la Corée du Sud en finale par équipe féminine à Hertogenbosch il y a deux ans, mais les championnes olympiques auront soif de revanche.

Les Coréens espèrent également faire mieux que la médaille de bronze de 2019, quand la Chine avait décrocher l’or.

Les archers resteront à Yankton pour la Finale de la Coupe du Monde, qui se tiendra les 29 et 30 septembre et conclura la saison 2021.

Liste complète des médaillés du tir à l'arc à Tokyo 2020

Équipe mixte

Or - République de Corée

Argent - Pays-Bas

Bronze - Mexique

Équipe femmes

Or - République de Corée

Argent - ROC

Bronze - Allemagne

Équipe hommes

Or – République de Corée

Argent – Taipei Chinois

Bronze – Japon

Individuel femmes

Or – An San (KOR)

Argent – Elena Osipova (ROC)

Bronze – Lucilla Boari (ITA)

Individuel hommes

Or - Mete Gazoz (TUR)

Argent - Mauro Nespoli (ITA)

Bronze - Furukawa Takaharu (JPN)