Ce que nous avons appris : Bilan de l'Haltérophilie aux Jeux Olympiques de Tokyo 2020

TOKYO, JAPON - 28 JUILLET : Le Chinois Zhiyong Shi durant la finale d’haltérophilie du Groupe A chez les 73kg hommes lors du cinquième jour des Jeux Olympiques de Tokyo 2020 au Tokyo International Forum le 28 juillet 2021 à Tokyo, au Japon. (Photo par Chris Graythen/Getty Images)
TOKYO, JAPON - 28 JUILLET : Le Chinois Zhiyong Shi durant la finale d’haltérophilie du Groupe A chez les 73kg hommes lors du cinquième jour des Jeux Olympiques de Tokyo 2020 au Tokyo International Forum le 28 juillet 2021 à Tokyo, au Japon. (Photo par Chris Graythen/Getty Images)

De la puissante démonstration de force de la Chine, vainqueur de sept médailles d’or, au titre olympique historique d’Hidilyn Diaz, nous passons en revue les moments les plus mémorables de l’haltérophilie à Tokyo 2020, avec un récapitulatif des médailles et un aperçu de Paris 2024.

Quatre records du monde sont venus ponctuer une compétition d’haltérophilie exceptionnelle aux Jeux Olympiques de Tokyo 2020.

Le Chinois Shi Zhiyong a établi un nouveau record du monde chez les 73kg pour décrocher sa seconde médaille d’or olympique.

Le Géorgien Lasha Talakhadze a, lui, terminé la compétition en beauté, battant à trois reprises le record du monde pour s’offrir son deuxième titre olympique.

Il y a également eu la victoire de Hidilyn Diaz chez les 55kg, pour la toute première médaille d’or olympique de l’histoire des Philippines.

Sans oublier les haltérophiles des États-Unis, auteurs de Jeux détonnants.

Katherine Nye a ainsi délivré les plus belles performances de l’haltérophilie américaine aux Jeux Olympiques en 21 ans, s’adjugeant la médaille d’or chez les 76kg, tandis que sa compatriote Sarah Robles, qui est devenue la première Américaine à remporter deux médailles olympiques dans ce sport.

Ci-dessous, nous revenons sur les moments les plus mémorables, proposons un récapitulatif des médaillés venant de 24 pays, et nous projetons vers les Jeux Olympiques de Paris 2024.

TOKYO, JAPON - 4 AOÛT : Le Géorgien Lasha Talakhadze durant la finale d’haltérophilie du Groupe A chez les +109kg hommes lors du douzième jour des Jeux Olympiques de Tokyo 2020 au Tokyo International Forum le 4 août 2021 à Tokyo, au Japon. (Photo par Chris Graythen/Getty Images)
TOKYO, JAPON - 4 AOÛT : Le Géorgien Lasha Talakhadze durant la finale d’haltérophilie du Groupe A chez les +109kg hommes lors du douzième jour des Jeux Olympiques de Tokyo 2020 au Tokyo International Forum le 4 août 2021 à Tokyo, au Japon. (Photo par Chris Graythen/Getty Images)
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Les 5 meilleurs moments de l'haltérophilie à Tokyo 2020

Jetez un oeil sur les moments les plus mémorables de ce sport au Japon :

1- Le moment de la star chinoise Shi Zhiyong

Sa seconde médaille d’or olympique était une première satisfaction pour Shi dans dans la catégorie des 76kg, mais le Chinois était surtout euphorique après avoir battu son propre record du monde d’un kilo.

« Je voulais battre mon propre record du monde aux Jeux Olympiques… Si je n’avais pas battu ce record et que j’avais juste remporté la médaille d’or, j’aurais été déçu », raconte-t-il après-coup.

Il a soulevé un total de 364kg, un poids colossal dont aucun de ses adversaires ne s’est approché. Ce faisant, son dauphin en argent, le Vénézuélien Julio Mayora, a soulevé 19kg de moins.

Qui plus est, l’or de Shi est la huitième médaille remportée par la Chine en haltérophilie à Tokyo, dont sept en or.

2- Lasha Talakhadze reçu six sur six

Les compétitions d’haltérophilie se sont terminées comme elles avaient commencé : avec un nouveau record du monde.

La question n’était pas tant de savoir qui allait s’adjuger l’épreuve masculine des poids super-lourds des plus de 109kg, mais surtout quel serait l’écart entre Talakhadze et le reste des concurrents.

Le géant de Géorgie a d’abord soulevé 208kg, soit quatre de plus que la barre standard des Jeux. Sur sa seconde tentative, il a fait encore mieux, avec 215kg pour battre le record olympique. Et enfin, pour terminer son festival, il a établi un nouveau record du monde à l’arraché, avec 223kg.

Au premier tour, à l’épaulé-jeté, l’athlète de 27 ans avait déjà réalisé un nouveau record olympique à 486kg. Pour son deuxième essai à 255kg, il a encore amélioré son record olympique à l’épaule-jeté en portant son total à 478kg. Sa troisième et dernière tentative de 265kg lui a permis de clore Tokyo au plus que parfait.

Avec son record du monde à 488kg, Talakhadze a fait gonfler son avance jusqu’à 47kg sur le reste de la concurrence.

3- Première pour les Philippines avec Hidilyn Diaz

Hidilyn Diaz a remporté la catégorie féminine des 55kg pour décrocher le tout premier titre olympique de l’histoire des Philippines. Et pourtant, la nation asiatique aux 108 millions d’habitants envoie un contingent d’athlètes aux Jeux depuis 1924 !

Pour ses quatrièmes Jeux Olympiques, Diaz était deuxième ex aequo après l’arraché.

Mais avec 127kg soulevé à l’épaulé-jeté et un total de 224kg, l’haltérophile de 31 ans a établi un nouveau record olympique et s’est offerte la médaille d’or.

4- Barrera écrit l'histoire de l'Équateur

Neisi Patricia Dajomes Barrera est devenue la première Équatorienne à remporter une médaille d’or olympique dans la catégorie des 76kg.

Portant son sempiternel bandeau coloré, elle a soulevé 145kg sur son troisième essai à l’épaulé-jeté, qui lui a permis de porter son total à 263kg, soit la meilleure performance de toutes les engagées de la catégorie.

Barrera devient ainsi la troisième Équatorienne à être sacrée championne olympique.

Les deux autres médaillés d’or de la nation sud-américaine sont le cycliste Richard Carapaz et Jefferson Perez, titré sur le 20km march d’Atlanta 1996.

TOKYO, JAPON - 1er AOÛT : L’Équatorienne Neisi Patricia Dajomes Barrera durant la finale d’haltérophilie du Groupe A chez les 76kg femmes lors du neuvième jour des Jeux Olympiques de Tokyo 2020 au Tokyo International Forum le 1er août 2021 à Tokyo, au Japon. (Photo par Chris Graythen/Getty Images)
TOKYO, JAPON - 1er AOÛT : L’Équatorienne Neisi Patricia Dajomes Barrera durant la finale d’haltérophilie du Groupe A chez les 76kg femmes lors du neuvième jour des Jeux Olympiques de Tokyo 2020 au Tokyo International Forum le 1er août 2021 à Tokyo, au Japon. (Photo par Chris Graythen/Getty Images)
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5- Les stars américaines : Katherine Nye et Sarah Robles

La médaille d’argent de Katherine Nye à Tokyo est tout bonnement la meilleure performance de l’haltérophilie US sur la scène olympique depuis 2000, quand Cara Nott-Cunningham avait remporté l’or à Sydney.

Nye a également rafraichi le livre des records américains chez les 76kg à l’arraché (111kg) et à l’épaule-jeté (138kg) pour un total de 249kg.

Sarah Robles s’est également faite une place dans l’histoire, devenant la première Américaine à décrocher une seconde médaille olympiques en haltérophilie.

Elle a terminé troisième de la catégorie des 87kg grâce à un total de 282kg, tout comme elle l’avait fait à Rio 2016, qu’elle avait également fini en bronze.

Un dernier regard

Au Tokyo International Forum, les podiums de l’haltérophilie ont vécu bien des moments exceptionnels.

Chez les 96kg hommes, Fares Elbakh a remporté la toute première médaille d’or du Qatar dans ce sport. Pour en arriver là, l’athlète de 23 ans a pulvérisé deux records olympiques : celui à l’épaulé-jeté avec 225kg pour finir avec un un total de 402kg.

L’Indonésien Rahmat Erwin Abdullah a également écrit l’histoire avec sa médaille de bronze chez les 73kg hommes. Habituellement, les haltérophiles de la session B ne prétendent jamais aux médailles, mais avec ses 342kg soulevés, il a égalé le record olympique pour se classer troisième.

Tokyo a également marqué les derniers Jeux de la quadruple olympienne Valentina Perez, qui a annoncé qu’elle mettait un terme à sa carrière.

Âgée de 36 ans, la légende espagnole avait ramené l’or de Londres 2012, l’argent de Beijing 2008 et le bronze de Rio 2016.

Enfin, la Néo-Zélandaise Laurel Hubbard est devenue la première athlète transgenre à participer aux Jeux Olympiques dans une autre catégorie de genre que celle qui lui avait été assignée à la naissance.

TOKYO, JAPON - 2 AOÛT : La Néo-Zélandaise Laurel Hubbard durant la finale d’haltérophilie du Groupe A chez les +87kg femmes lors du dixième jour des Jeux Olympiques de Tokyo 2020 au Tokyo International Forum le 2 août 2021 à Tokyo, au Japon. (Photo par Chris Graythen/Getty Images)
TOKYO, JAPON - 2 AOÛT : La Néo-Zélandaise Laurel Hubbard durant la finale d’haltérophilie du Groupe A chez les +87kg femmes lors du dixième jour des Jeux Olympiques de Tokyo 2020 au Tokyo International Forum le 2 août 2021 à Tokyo, au Japon. (Photo par Chris Graythen/Getty Images)
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Bonjour Paris

Aux Jeux Olympiques de Paris 2024, la Chine fera encore office de grande favorite, bien que les puissants haltérophiles nord-coréens, qui n’ont pas pris part à Tokyo 2020, devraient également être présents.

Et combien Lasha Talakhadze pourra-t-il y soulever ?

Après ses 485kg, il visera sûrement l’infranchissable barre des 500kg…

« Je ferais tout pour me rapprocher le plus possible de cette limite », a-t-il déjà annoncé.

De belles perspectives s’offrent également aux haltérophiles américains pour Paris…

Quand et où regarder les replays de l'haltérophilie sur Olympics.com

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Quand est-ce que les haltérophiles reprendront la compétition ?

Les Championnats du Monde de Lima, dont les dates restent encore à confirmer, auront lieu en novembre 2021.

Liste complète des médaillés de l'haltérophilie à Tokyo 2020

61kg hommes

Or - Li Fabin (CHN)

Argent - Irawan Eko Yuli (INA)

Bronze - Son Igor (KAZ)

67kg hommes

Or - Chen Lijun (CHN)

Argent - Luis Javier Mosquera (COL)

Bronze - Mirko Zanni (ITA)

73kg hommes

Or - Shi Zhiyong (CHN)

Argent - Julio Ruben Mayora (VEN)

Bronze - Rahmat Abdullah (INA)

81kg hommes

Or - Lyu Xiaojun (CHN)

Argent - Zacarias Bonnat (DOM)

Bronze - Antonino Pizzolato (ITA)

96kg hommes

Or - Fares Ibrahim Elbakh (QAT)

Argent - Keydomar Vallenilla (VEN)

Bronze - Anton Plyesnoy (GEO)

109kg hommes

Or - Akbar Djuraev (UZB)

Argent - Simon Martirosyan (ARM)

Bronze - Arturs Plesnieks (LAT)

+109kg hommes

Or - Lasha Talakhadze (GEO

Argent - Ali Davoudi (IRI)

Bronze - Man Asaad (SYR)

49kg femmes

Or - Hou Zhihui (CHN)

Argent - Mirabai Chanu Saikhom (IND)

Bronze - Aisah Windy Cantika (INA)

55kg femmes

Or - Hidilyn Diaz (PHI)

Argent - Liao Qiuyun (CHN)

Bronze - Zulfiya Chinshanlo (KAZ)

59kg femmes

Or - Kuo Hsing-Chun (TPE)

Argent - Polina Guryeva (TKM)

Bronze - Ando Mikiko (JPN)

64kg femmes

Or - Maude Charron (CAN)

Argent - Giorgia Bordignon (ITA)

Bronze - Chen Wen-Huei (TPE)

76kg femmes

Or - Neisi Dajomes (ECU)

Argent - Kate Nye (USA)

Bronze - Aremi Fuentes (MEX)

87kg femmes

Or - Wang Zhouyu (CHN)

Argent - Tamara Salazar (ECU)

Bronze - Crismery Santana (DOM)

+87kg femmes

Or - Li Wenwen (CHN)

Argent - Emily Jade Campbell (GBR)

Bronze - Sarah Robles (USA)