À 100 jours de Tokyo 2020, « l'équipe de France unifiée » est annoncée

Rio de Janeiro, BRÉSIL - 5 août 2016 : La délégation française lors des Jeux Olympiques de Rio 2016.
Rio de Janeiro, BRÉSIL - 5 août 2016 : La délégation française lors des Jeux Olympiques de Rio 2016.

À J-100 de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Tokyo 2020, qui se dérouleront à l’été 2021, le Comité national olympique et sportif français et le Comité paralympique et sportif français ont annoncé que pour la première fois en France, les équipes olympiques et paralympiques ne feront qu’un : l’équipe de France. Les candidats pour devenir porte-drapeau aux Jeux de Tokyo ont également été dévoilés.

L’équipe de France unifiée

Ces Jeux Olympiques de Tokyo en 2021 seront, à bien des égards, différents des précédents. Ce mercredi 14 avril, lors d'une conférence de presse marquant les 100 jours restants avant les Jeux de Tokyo 2020, le Comité national olympique français (CNOSF) et le Comité paralympique et sportif français (CPSF) ont annoncé que les équipes de France olympiques et paralympiques allaient désormais s’unir pour ne former qu’une seule et même équipe : l’équipe de France.

Une initiative qui s'inclut parfaitement dans deux des thématiques principales de Tokyo 2020 que sont la diversité et l’inclusion. Elle permettra à tous les sportifs français d'être plus soudés que jamais et réaffirme que « l’excellence sportive ne fait pas de distinction de discipline, de handicap ou de genre », comme l'explique le dossier de presse de l'événement.

« Cette équipe unie va permettre à nos athlètes de s’inscrire dans une même histoire, de se sentir plus forts, plus soutenus », est-il également indiqué. « Elle reflète l’ambition du sport français de fédérer les forces et les soutiens pour les 500 athlètes olympiques et paralympiques qui seront présents aux Jeux de Tokyo pour défendre les couleurs de la France dans un contexte ou leurs familles et supporters ne pourront pas se déplacer à Tokyo. »

Pour le pentathlète Valentin Prades, présent en visioconférence lors de cette cérémonie des J-100 avant Tokyo 2020, l'équipe unifiée est une évidence mais également un message de cohésion très fort.

« Cela me semble être une évidence que nous soyons tous dans la même équipe et c'est une vraie fierté d'en faire partie. J'ai hâte qu'on puisse essayer de faire résonner la Marseillaise tous ensemble entre juillet et septembre », a déclaré le vice-champion du monde 2018.

Deux porte-drapeaux : un homme et une femme

Le CNOSF a également officialisé la volonté de la France d’avoir deux porte-drapeaux, un homme et un femme. Une nouvelle initiative introduite par le Comité International Olympique (CIO) le 3 mars 2020, qui encourage tous les Comités nationaux olympiques (CNO) à sélectionner un homme et une femme comme porte-drapeaux de leur nation. De nombreux pays, y compris la France, ont donc saisi cette occasion pour promouvoir la parité dans le sport et dans le monde.

Un sujet au cœur de ces Jeux Olympiques de Tokyo 2020, qui seront les plus équilibrés en terme de parité hommes-femmes, avec 48,8 % de concurrentes en lice. De plus, neuf nouvelles épreuves mixtes feront leur apparition au programme des JO de Tokyo en 2021, parmi lesquelles le judo par équipes mixtes, le relais mixte en triathlon, le 4 x 100 m mixtes en athlétisme, le 4 x 100 m quatre nages mixte en natation ou encore le double mixte en tennis de table.

Qui seront les porte-drapeaux français à Tokyo 2020 ?

Jeux Olympiques

Pour connaître le nom des porte-drapeaux de la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques de Tokyo, le CNOSF a utilisé le même sytème que pour les Jeux de Rio 2016. Chaque fédération présente à Tokyo a désigné deux ambassadeurs : un homme et un femme. Parmi ces ambassadeurs, douze ont exprimé leur volonté de devenir porte-drapeau. Sept femmes et cinq hommes. Les ambassadeurs ont jusqu'au mois de juin pour établir leur classement des sportifs qu'ils veulent voir devenir les capitaines de cette équipe de France.

Le nom des porte-drapeaux sera annoncé en juillet.

Parmi les candidats masculins, l'ancien recordman du monde de saut à la perche et champion olympique de 2012, Renaud Lavillenie. Il avait d'ailleurs manifesté son désir de devenir porte-drapeau lors d'une interview exclusive avec Tokyo 2020 en avril dernier.

« Je sais qu’il y a des contraintes mais j’ai la chance que l’athlétisme se déroule la deuxième semaine. Donc l’énergie que je perdrai dans le défilé, je la récupèrerai. Mais surtout, c’est de l’énergie que je vais pouvoir transformer en positif. Cela me boosterait, j’en suis persuadé. »

Le nageur Florent Manaudou également champion olympique à Londres 2012 du 50 m nage libre, mais aussi le gymnaste Samir Aït Saïd, médaillé de bronze aux anneaux lors des Championnats du monde 2019 sont présents parmi les candidats. Dans la liste également, le cavalier Nicolas Astier, médaillé d'argent en individuel et médaillé d'or par équipe aux JO de Rio 2016, ainsi que le kayakiste Maxime Beaumont, vice champion olympique à Rio 2016.

Chez les femmes, la star du judo français Clarisse Agbegnenou, quadruple championne du monde et vice-championne olympique brigue elle aussi le poste de porte-drapeau. Tout comme la lanceuse de marteau Mélina Robert-Michon, vice-championne olympique à Rio 2016. Représentant l'un des nouveaux sports à faire son entrée dans le programme olympique, la surfeuse Johanne Defay est elle aussi candidate. Tout comme la basketteuse Sandrine Gruda, la boxeuse Maïva Hamadouche et la tenniswoman Kristina Mladenovic.

Le porte drapeau de Rio 2016, Teddy Riner, a profité de l'occasion pour envoyer un message aux futurs porte-drapeau.

« Je voulais juste vous dire bonne chance, soyez à la hauteur de la tâche, parce qu'on aura besoin de vous. Un porte-drapeau c'est le capitaine d'une délégation, c'est l'emblème, c'est la personne qu'on suit. Donc bon courage à vous et soyez nous fidèle. »

Jeux Paralympiques

Le système de sélection des porte-drapeaux des Jeux Paralympiques est sensiblement différent, même s'il respecte lui aussi la parité. Pour la première fois de l'histoire, le Comité paralympique et sportif français (CPSF) a décidé de remettre la sélection des porte-drapeaux paralympiques au choix du grand public, lors d'une consultation qui aura lieu du 1er au 30 juin 2021.

Ce système inédit a deux buts principaux pour la présidente du CPSF, Marie-Amélie Le Fur : « Nous avons voulu maximiser la visibilité de nos athlètes, pour qu'ils soient mieux identifiés et connus de tous [...] et enfin c'est un moyen d'engager davantage le grand public dans le Mouvement paralympique. »

Parmi les sept candidats, quatre femmes et trois hommes sont présents, dont l'athlète Nantenin Keita, la rameuse Perle Bouge, la judokate Sandrine Martinet et l'haltérophile Souhad Ghazouani. Chez les hommes l'athlète Pierre Fairbank, le nageur David Smétanine et le tennisman Stéphane Houdet sont également candidats pour porter en binôme le drapeau français lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux Paralympiques de Tokyo 2020, le 24 août 2021.