Les Bleus ont trouvé l’équilibre et sont prêts à en découdre face aux États-Unis

Pour son entrée en lice dans les Jeux Olympiques de Tokyo 2020 face aux États-Unis, le samedi 24 juillet, l’équipe de France masculine de volley peut compter sur l’expérience de ses cadres et la fougue de ses jeunes. Présentation d’un match déjà au sommet !

Finie la préparation, faites vos Jeux !

L’équipe de France masculine de volleyball est sur le point de se jeter dans le grand bain des Jeux Olympiques de Tokyo 2020. En guise d’entrée en matière, elle affrontera une équipe des États-Unis, médaillée de bronze à Rio 2016, qui l’avait battue 3-1 au Brésil.

Mais cinq ans se sont écoulés depuis les Jeux brésiliens et l’équipe de France a progressé. À preuve, sa récente troisième place en Ligue des nations de la FIVB après 11 victoires en 15 matchs et notamment un succès 3-1 contre les Américains en phase préliminaire.

Dans ce match comptant pour cette compétition de préparation, disputée du 28 mai au 27 juin 2021 à Rimini en Italie, les Bleus ont aligné un joli mélange d’expérience et de visages frais, qui devraient faire les beaux jours de l’équipe nationale dans les années à venir. Et pour commencer à Tokyo.

« On arrive vraiment avec plus d’armes [qu’à Rio 2016] », affirme sur le site de la FFVolley Earvin Ngapeth, la star de l’équipe qui a remporté plusieurs trophées avec les Bleus. « On a plus de joueurs qui évoluent dans de grosses équipes dans de gros championnats, avec chacun des rôles importants et des responsabilités. Et il y a cette expérience qu’on a déjà des Jeux précédents pour la moitié du groupe. »

En effet, ils sont six sur les douze convoqués à avoir déjà connu les Jeux Olympiques, au Brésil : Benjamin Toniutti, Earvin Ngapeth, Kevin Tillie, Trévor Clevenot, Nicolas Le Goff et Jenia Grebennikov. Ce sera donc le rôle du capitaine Benjamin Toniutti, 31 ans, du libéro Jenia Grebennikov, 30 ans, et du réceptionneur-attaquant Ngapeth, 30 ans également, d’encadrer les plus jeunes et leur montrer le chemin à suivre.

Toniutti, 300 sélections au compteur, vient de remporter la Ligue des champions de la CEV 2021 avec son club de Zaksa Kedzierzyn-Kozle. Grebennikov, lui, vient de signer au Zenit Saint-Pétersbourg, finaliste de la Coupe de la CEV 2021, et compte une grande expérience en Italie, terre du volley. Et on ne présente plus Ngapeth (en fait, pour tout savoir sur le réceptionneur-attaquant, c’est ici).

Le fils d’Éric Ngapeth voit d’ailleurs la France faire beaucoup mieux qu’à Rio où elle n’était pas sortie de sa poule. « On avait été un peu dépassés par l’enjeu et l’événement », se souvient-il. « C’était plus un soulagement qu’autre chose d’être aux Jeux, je pense qu’on n’a pas eu l’agressivité nécessaire pour aller chercher le résultat. Maintenant, on sait que dès le premier point, il faut sortir les crocs, tu n’as pas le temps d’attendre, de rentrer dans la compétition, il faut tout de suite mordre dedans. »

Les jeunes sont prévenus ! Les six autres convoqués pour Tokyo 2020 – Antoine Brizard, Jean Patry, Stephen Boyer, Yacine Louati, Daryl Bultor et Barthélémy Chinenyeze – n’ont peut-être pas d’expérience olympique au compteur, mais ils sont loin d’être novices en équipe de France. Ainsi, mis à part Yacine Louati, ils approchent la centaine de sélections et ont remporté la Ligue mondiale en 2017 avec la Team Yavbou. Et ils étaient tous présents dans le groupe tricolore qui a terminé deuxième de la Ligue des nations l’année suivante.

Face aux États-Unis en match d’ouverture, les Bleus espèrent ainsi que la mayonnaise va continuer à prendre. Surtout qu’après, ils devront affronter dans la poule B le Brésil (champion olympique et multiple champion du monde), l’équipe du ROC (championne olympique en 2012), la Tunisie et l’Argentine, des équipes que les Bleus ont toutes battues lors de la Ligue des nations le mois dernier, mis à part la Tunisie qui n’y a pas participé.

« On voit bien que dans tous les sports, les États-Unis est une nation qui vit pour les Jeux », prévient Ngapeth. « Et ça vaut pour le volley, ils sont souvent sur le podium olympique, ils ratent rarement des compétitions de ce niveau. Donc on sait qu’ils vont arriver prêts et déterminés, il faudra qu’on le soit autant qu’eux, voire plus, pour remporter ce premier match, ce qui nous lancerait idéalement dans notre compétition. »

Rendez-vous à 21h45 (heure locale) le samedi 24 juillet à l’Arena d’Ariake pour savoir si les Bleus ont réussi à se lancer dans leur compétition !

Le calendrier des volleyeurs français à Tokyo

Format du volley à Tokyo 2020

Les hommes ont été répartis en deux poules de six équipes. Les quatre premiers de chaque groupe se qualifient pour les quarts de finale qui ont lieu le 3 août. Les vainqueurs disputeront les demi-finales le 5 août. Les gagnants des demi-finales en découdront en finale le 7 août à 21h15 (heure locale) après le match pour le bronze à 13h30.