Valentin Prades, un pentathlète en pleine conquête

Le Français de 28 ans dispute ce samedi 7 août le pentathlon moderne aux Jeux Olympiques de Tokyo 2020. Mais connaissez-vous bien le parcours de l’actuel n° 3 mondial ?

Photo de Photo de Leon Neal/Getty Images

Le pentathlète français Valentin Prades de 28 ans a connu une belle préparation pour Tokyo 2020 et pourrait bien être sur le podium à la fin des cinq épreuves disputées au Stade de Tokyo, ce samedi 7 août.

S’il s’est placé 11e après la première journée de classification de jeudi, après 19 victoires et 16 défaites en escrime, Prades a l’intention de tout donner pour remonter. « Ce n'est pas fini, il va falloir se faire mal aux jambes mais j'aime ça et je sais faire », a-t-il déclaré à L’Équipe. « On sait que l'équitation peut pas mal rebattre les cartes aux Jeux. »

En attendant cette folle journée de pentathlon moderne, Tokyo 2020 vous présente le profil du champion d’Europe 2018 qui admire Martin Fourcade, de ses débuts jusqu’au Japon.

Une finale de Coupe du monde pour se mettre en jambes

Avant de s’envoler pour Tokyo, Prades a fait le plein de confiance en abordant pour le mieux deux compétitions internationales. Le 15 mai 2021, tout d’abord : les meilleurs pentathlètes de la planète sont réunis à Székesfehérvár, en Hongrie, pour disputer la finale de la Coupe du monde.

Après un finish de légende, Prades est sacré ! « Je me sens hyper bien », déclarait-il au micro de l’UIPM avant de monter sur le podium. « C’est une belle compétition au format olympique. C’est une bonne préparation pour Tokyo. On a de grandes ambitions. »

Un peu plus de trois semaines plus tard, il prend la troisième place aux Championnats du monde en Égypte. Deux podiums en un mois, de quoi garder le sourire malgré les efforts fournis.

Une revanche à prendre aux Jeux

Prades ne dispute pas là ses premiers Jeux Olympiques. Il n’avait pas encore 18 ans quand il a participé aux Jeux Olympiques de la Jeunesse 2010 à Singapour. Il terminait huitième. Mais sa grande entrée dans les JO séniors remonte à il y a cinq ans, à Rio 2016. Et au Brésil, il a connu une désillusion en terminant quatrième au bout du laser run… avec une seconde de retard sur le Mexicain Ismael Marcelo Hernandez Uscanga.

« La semaine qui a suivi a été très dure, un mélange de déception et de frustration, car j'y allais pour une médaille », avouait-il au journal Le Parisien en décembre 2016. « Aujourd'hui, c'est plus un bon souvenir, d'autant que ma 4e place aux JO m'a permis de devenir n° 1 mondial. » En revanche, il ne visera rien d’autre que l’or à Tokyo, samedi 7 août.

Mais comment s’est-il mis au pentathlon ?

« C’est un pur hasard », racontait Prades au site Dico du sport. « J’étais un enfant un peu hyperactif et mes parents en avaient marre de chercher des sports différents pour me calmer. »

Faire de la natation trois fois par semaine ne suffit pas à le rassasier. Un beau jour, sa maman Karine voit sur un reportage sur le pentathlon à Font-Romeu. Ni une, ni deux, Valentin tente des tests qui s’avèrent « concluants ». « Je suis tombé amoureux de ce sport pluridisciplinaire où les entraînements sont variés et où la routine n’existe pas. On peut dire que tout a commencé en septembre 2007. »

Fan d'épreuves combinées, Prades a également pu s'inspirer du quintuple champion olympique de biathlon Martin Fourcade.

« J’aime l’athlète, j’aime l’homme et j’aime le champion. Je trouve qu’il défend des valeurs très fortes et c’est vraiment respectable. Quand j’avais 17 ans, je l’ai rencontré à Font-Romeu sur une remise de diplôme. Il venait de gagner une médaille aux JO de Vancouver, je lui ai parlé du package olympique qu’il avait et il me l’a donné ! J’étais jeune et cela me faisait rêver, je me suis dit quel champion ! »

« Il aurait pu être champion de ski »

Cet enfant hyperactif s’est essayé à de nombreuses disciplines : tennis, judo, foot, skate. Et un autre sport, mais d’hiver, comme dévoile la maman de Valentin dans l’émission La Table à Langé sur RTL. « Il a fait beaucoup de ski parce que son papa est un ancien moniteur de ski donc il a été très tôt sur les skis, à 2 ans. Il aurait pu être champion de ski. »

Plus à l’aise au laser run

« Mon point fort est le combiné tir/course, la dernière épreuve », expliquait le pentathlète au Dico du sport. « J’ai un bon niveau de course malgré ma taille et mon poids. Quand je suis devant, j’arrive à gagner et quand je pars d’un peu plus loin j’arrive à remonter pas mal de places. »

Selon les épreuves de nage libre, d’escrime et d’équitation du début de matinée du 7 août, à voir quelle stratégie il va devoir employer pour finalement décrocher la médaille d’or aux Jeux Olympiques.