Jeux Olympiques de Paris 2024

Une journée illuminée par la Flamme dans le Pas-de-Calais !

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Olympic Torch Relay | Stage 47 - Pas-de-Calais | Olympic Games Paris 2024

Photo de Paris 2024 / Cédric Bufkens / SIPA PRESS

Le Relais de la Flamme parrainé par Coca-Cola, Banque Populaire et Caisse d’Épargne, a poursuivi son exploration dans le nord de l’Hexagone, dans le département du Pas-de-Calais, sous les regards de milieux de curieux. Tout au long de la journée, elle a mis en valeur un territoire attractif, apprécié pour ses paysages et son dynamisme culturel, économique et sportif.

Parmi les moments forts de la journée : un relais collectif de lutte s’est tenu à Boulogne-sur-Mer, la Flamme s’est ensuite arrêtée devant le Louvre-Lens pour illustrer les liens entre l’histoire des œuvres antiques et l’olympisme, puis a retrouvé la ferveur du stade Bollaert d’autant que la légende des ‘Sang et Or’, Éric Sikora, était le dernier porteur de la journée à Lens-Liévin.

Un département et une communauté d’agglomération dynamiques

Il s’agit d’un territoire de contraste, un département qui concentre une grande variété de paysages, d’activités et d’édifices historiques. Le Pas-de-Calais, connecté au monde grâce à son littoral, tourné vers l’avenir avec ses 125 collèges, est aussi solidement ancré aux territoires ruraux. C’est un territoire façonné par l’effort et la sueur, témoin d’un passé où les mineurs s’affairaient à la tâche. Les terrils, héritage du bassin minier, font désormais partie de l’histoire et du paysage local.

Le Pas-de-Calais est aussi une terre populaire où la solidarité et l’inclusivité ont toujours été des valeurs chères. Le sport le démontre tant la densité de clubs est impressionnante. Grâce à des infrastructures de qualité, les clubs de haut niveau mais aussi ceux dédiés aux amateurs, au para sport et au sport adapté participent à fédérer et à rassembler autour de la pratique sportive.

La communauté d’agglomération de Lens-Liévin (la CALL), composée de 36 communes et comptant 250 000 habitants, est également fière de son passé tout en étant tournée vers l’avenir. Le territoire cultive sa singularité et son attractivité pour accueillir des entreprises et être à l’avant-garde en matière d’innovation. Ses sites de mémoire de la Grande Guerre et le Louvre-Lens en font une destination prisée des amateurs d’histoire et de culture.

La communauté d’agglomération est aussi un terrain de sport, à l’image de l’historique club de football, le Racing Club de Lens, et de l’Arena Liévin, 35 000 m2 dédié au sport. Afin que le sport soit un levier de développement à part entière, la CALL a participé à l’émergence du Vivalley Campus, 110 hectares dédiés à la détente et au bien-être. Le Relais de la Flamme a également été l’occasion, tout au long de la journée, de démontrer la vitalité de la scène sportive locale.

Etape 47

De Calais à Lens-Liévin, une journée bien remplie

Cette journée a débuté à Calais au petit matin et il fallait lever les yeux au ciel. La Flamme Olympique est en effet passée à proximité du beffroi de briques rouges qui domine le centre-ville de 75 mètres. Après un crochet à Saint-Omer, elle a éclairé un autre beffroi, celui de Boulogne-sur-Mer, un ancien donjon érigé au XIIe siècle. La Flamme s’est également rendue à Berck-sur-Mer, a visité Arras et sa cathédrale avant de sillonner le Parc d’Olhain, la base de loisirs de Maisnil-lès-Ruitz.
À Lens-Liévin, la Flamme Olympique a bien entendu brillé dans le Louvre-Lens où elle a traversé la Galerie du temps du musée, une étape symbolique qui rappelle la richesse des liens entre l’antiquité des œuvres exposé et les valeurs de l’Olympisme. Elle s’est également rendue au stade Bollaert-Delelis, là où vibrent les Lensois à chaque match de leur équipe, les ‘Sangs et Or’. Le convoi est ensuite arrivé à la place Jean Jaurès, entre l’église Saint-Léger et l’Hôtel de Ville, là où avait été installé le site de célébrations. Sur place, les Parrains du Relais de la Flamme, Coca-Cola, Banque Populaire et Caisse d’Épargne, ont diverti le public à travers performeurs et DJ avant l’arrivée du dernier porteur de la Flamme de la journée.

La lutte sous les feux des projecteurs

C’est dans la troisième ville traversée, Boulogne-sur-Mer, qu’a eu lieu le relais collectif du jour. Il était consacré à la lutte, sport qui était déjà au programme des premiers Jeux Olympiques modernes, en 1896. Un choix naturel au vu des résultats du club de l’Entente Lutte Côte d’Opale, présidé par Lise Legrand, médaillée de lutte à Athènes lors des Jeux Olympiques de 2004. Si elle ne portera pas la Flamme elle essaye de transmettre l’importance de ce moment aux jeunes de son clubs qui ont été sélectionnés pour porter la Flamme.
Ce relais collectif était mené par sa capitaine, Régine Le Gleut-Leturcq, qui compte cinq participations aux Jeux en tant qu’arbitre et qui continue de former des passionnés. À ses côtés, il y avait aussi la double championne d’Europe (U23) Emma Luttenauer, l’habituée des compétitions régionales et nationales, Zoé Couvreur, l’infatigable bénévole Christian Golliot engagé depuis plus de 50 ans, et l’ex- entraîneur incontournable Richard Chelmowski.

160 porteurs de Flamme de tous les horizons

Les porteurs de Flamme individuels se sont succédés pour former cette grande chaîne humaine au sein du Pas-de-Calais. Les sportifs étaient au rendez-vous à l’image d’Éric Srecki, un des épéistes français les plus titrés (médaillé d’or à Séoul en 1988 et à Barcelone en 1992) et de Philippe Lamblin, ex-spécialiste du 400 mètres devenu président de la Fédération française d’athlétisme.

Le Racing Club de Lens était bien évidemment représenté par la présence de son président, Joseph Oughourlian et c’est la légende du club, Éric Sikora, qui a eu l’honneur d’allumer le chaudron en fin de journée. Il est un des rares joueurs à avoir effectué toute sa carrière dans le même club, lui qui détient le record du nombre de matchs joués avec le RC Lens en première division. Éric Sikora est toujours investi dans la vie du club où il est responsable de la post-formation.

Au fil de la journée, d’autres sportifs aux histoires tout aussi inspirantes ont également porté la Flamme Olympique. C’était le cas de plusieurs para athlètes dont Karine Boucher (para golf), Théotime Malbesin (para athlétisme) et Louis Leroy qui participe à des marathons malgré son handicap. Julien Mameaux, est récompensé pour ses exploits sportifs, lui qui a traversé le Canada à vélo sur 5000 km et participé à un ultra trail de 100 km. À leurs côtés, nombre de bénévoles qui contribuent à transmettre la passion de leur sport à l’échelle locale, comme Aurélie Remoleux (athlétisme) ou Tristan Hamel (tennis).

De son côté, Ludovic Vamouille s’emploie à populariser un nouveau sport, le cardiogoal, qui consiste à faire passer un ballon dans des cercles positionnés en hauteur.
Fidèle à ses valeurs de partage et de solidarité, la Flamme Olympique offre également l’occasion à certains de porter haut et fort leurs combats du quotidien. Estelle Ruffier s’attache ainsi à améliorer la recherche et la qualité de vie des patients atteints de mucoviscidose. Nicolas Karasiewics, déficient visuel depuis sa naissance et bénévole engagé, s’est lancé dans une reconversion dans le journalisme.

Demain, la Flamme Olympique poursuit son voyage dans l’Hexagone dans la Somme. Elle entretiendra le devoir de mémoire en se rendant dans les lieux témoins des deux Guerres mondiales et mettra en lumière la richesse du patrimoine local. Les festivités auront lieu à Amiens pour conclure la journée en beauté.