Jeux Olympiques de Paris 2024

JO de Paris 2024 : Avec une journée d’entraînement spéciale, l’équipe de France de tir à l’arc « se sent vraiment aux Jeux »

Par Marion Theissen
5 min|
Lisa Barbelin, Thomas Chirault, équipe de France

Photo de FF Tir a l'Arc

Un monde inhabituel a pris le chemin du centre de tir à l'arc de l'INSEP (Institut national du sport, de l'expertise et de la performance) ce mercredi 27 mars en début d'après-midi.

Au Bois de Vincennes, de nombreux groupes d’enfants avaient fait le déplacement - mercredi après-midi oblige - pour aller admirer leurs stars préférées. L’objectif est simple : aller encourager Jean-Charles Valladont, médaillé d’argent aux Jeux Olympiques de Rio 2016, Lisa Barbelin, championne d'Europe 2021, et tous les autres archers de l’équipe de France.

C’est en tout cas pour ça que Rémy est venu : « Je fais du tir à l’arc dans mon club », explique-t-il vêtu d’un survêtement bleu marine du haut de ses onze ans, « et je suis venu pour voir mes athlètes préférés. Je voudrais faire comme eux plus tard. »

Il faut dire que les archers français ont la côte et c'est encore plus le cas en cette année olympique ! Ils seront attendus cet été aux JO de Paris 2024, alors cela mérite bien une préparation digne de ce nom. C’est exactement dans cette optique qu’à été organisée cette simulation.

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Une simulation de Paris 2024 réussie

Une plateforme de tir, une programmation similaire à celle des JO, avec un passage par la chambre d’appel, un écran géant et même le speaker officiel retenu pour les épreuves olympiques, Marc Chavet : tout était réuni pour se croire sur l’esplanade des Invalides.

« On se sent vraiment aux Jeux », a même déclaré Lisa Barbelin à l’issue de cette journée riche en émotions. « Entre le public, l’écran géant et même la zone mixte après, ça faisait vraiment réel ! »

Tant mieux, parce que c’était vraiment l'intention avec cet entraînement particulier !

En réalisant cette journée, la Fédération Française de Tir à l’Arc voulait mettre ses athlètes dans les conditions qui les attendent réellement cet été. Une centaine de personnes était là, majoritairement des licenciés, qui ont tous été équipés de drapeaux, fanions et autres gadgets en tout genre pour mettre l’ambiance.

« Ça donne chaud au cœur », a déclaré Jean-Charles Valladont à l’issue de la journée. « On pratique notre sport, on a envie de gagner, mais on créé aussi du spectacle, du contenu et ça donne de l’engouement aux spectateurs, ça permet aussi de faire de belles rencontres. »

Photo de FF Tir a l'Arc

« Comment je vais faire pour être encore meilleure la prochaine fois ? »

À 14h00, Marc Chavet a sonné le début des hostilités en commençant par les finales par équipes mixtes, avant les matchs par équipes puis les matchs individuels. La ferveur des supporters qui scandaient le nom des archers à chacune de leur arrivée face aux cibles donnaient le ton d'une journée d'entraînement comme aucune autre.

Les meilleurs Français se sont affrontés pendant près de trois heures, pour s’amuser, se jauger et surtout se tester dans des conditions de compétition qui rappellent les Jeux Olympiques.

Un véritable challenge pour Lisa Barbelin !

« C’est pas facile, parce qu’il y a plein de public, donc il faut que tu sois un peu performant et ça s’est ressenti [la pression] sur mes deux premiers matchs, j’étais moins forte » a-t-elle déclaré après coup, légèrement déçue.

Associée à Thomas Chirault, elle n’a pas réussi à atteindre la finale ni par équipes mixtes, ni en individuel. Mais « c’est mieux d’être déstabilisée maintenant que dans quelques mois ! » avoue-t-elle, le sourire aux lèvres.

Effectivement. Et c’est justement pour ça qu’ils se testaient en cet après-midi de mars. S’entraîner dans ces conditions au printemps va permettre d'identifier les progrès à faire d'ici l'été pour viser la médaille quand cela compte vraiment : aux Jeux Olympiques de Paris 2024.

« J’essaie de le prendre comme ça », explique encore Lisa Barbelin. « J’essaie de ne pas me dire : ‘oh j’ai été mauvaise, c’est vraiment nul’, mais plutôt : ‘je n’ai pas été très bonne, mais ce n’est pas grave. Qu’est-ce qu’il faut que je fasse pour être meilleure après ?’ Et trouver le positif justement ».

Alors, même si les résultats n’étaient pas là et que la frustration de la compétitrice a pris le dessus, le plaisir de partager ce moment a été plus fort que tout.

« De voir tout ces gens après, leur signer des autographes, voir qu’ils étaient heureux et émus, discuter ensemble, toute ma frustration est partie et a laissé place à : ‘comment je vais faire pour être encore meilleure la prochaine fois ?’ »

Chez les archers tricolores, la motivation est toute trouvée avant de goûter aux Jeux Olympiques à domicile. Mais place d'abord à la première étape de la Coupe du monde qui se déroulera en République Populaire de Chine, à partir du 23 avril prochain.

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