Revivez la gloire des jeux Olympiques d'hiver passés: Garmisch-Partenkirchen 1936

C’est sur « olympique » et sur « hiver » que fut mis l’accent des VIes Jeux Olympiques d’hiver, tandis que des athlètes d’un nombre toujours plus grand de pays participèrent aux célébrations.

En 1936, les Jeux Olympiques d’hiver revinrent de nouveau dans les Alpes, mais pas celles de France ou de Suisse. Cette fois-ci ce fut la Zugspitze, le sommet le plus élevé des Alpes allemandes qui servit de décor à la quatrième édition de ces Jeux et Garmisch-Partenkirchen, résultat d’une récente fusion de communes, agit en tant que ville hôte.

Comme leurs prédécesseurs, les organisateurs de Garmisch-Partenkirchen étaient destinés à apposer leur marque unique sur ces célébrations. Et dans ce cas précis littéralement, puisque, pour la première fois en philatélie olympique, la vente de timbres émis pour commémorer ces Jeux contribuèrent également à leur financement.

Les timbres, cependant, ne constituèrent pas la seule première produite par les organisateurs des Jeux d’hiver de 1936, et la logistique des Jeux ne fut pas non plus le seul motif à l’origine de ces premières. En effet, en arrêtant ses plans, le comité d’organisation s’efforça de combiner Olympisme, sports d’hiver et traditions allemandes. Ainsi, les Jeux n’en devinrent que plus olympiques dans leur symbolisme et plus concentrés sur l’hiver pour les sports.

Pour la première fois aux Jeux d’hiver, une flamme symbolique ajouta à l’atmosphère des célébrations, offrant une illumination éblouissante visible par tous durant ces onze jours. Les symboles olympiques, modernes et anciens, furent imbriqués dans les motifs des sports d’hiver sur les médailles des vainqueurs et les diplômes des participants. Quant aux emblèmes des Jeux, ils furent conçus par Fritz Uhlich en accolant les anneaux olympiques à une illustration de la Zugspitze. L’aspect sportif hivernal fut d’autant plus marqué que le programme comprenait les premières compétitions olympiques masculines et féminines de ski alpin et des démonstrations d’eisschiessen, variation austro-bavaroise de curling.

Lorsque les Jeux ouvrirent le 6 février, pour la première fois de leur histoire, un petit nombre d’athlètes de pays aussi modestes que le Liechtenstein et lointains que l’Australie prirent part aux compétitions et, opportunément, un athlète grec, le seul, était présent lui aussi pour la première fois à des Jeux d’hiver.

Que cela ait été leur première apparition ou un retour aux Jeux, les athlètes qui participèrent aux compétitions à l’ombre de l’imposante Zugspitze étaient destinés à contribuer personnellement aux exploits mémorables et aux résultats impressionnants qui allaient s’imprimer en 1936 sur les pages de l’histoire olympique.

Le Norvégien Oddbjørn Hagen, skieur de fond et spécialiste du combiné nordique et le patineur artistique allemand Ernst Baier, également inscrit en couples, gagnèrent de multiples médailles sous les yeux d’un nombre record de spectateurs.

En patinage artistique dames, la Britannique Cecilia Colledge, bien qu’elle donnât du fil à retordre à la Norvégienne Sonja Henie, ne gagna pas l’or. Rattrapée par ses nerfs au programme libre, elle dut se contenter de l’argent.

En dépit d’une introduction presqu’aussi difficile que les pistes sur lesquelles les skieurs exécutèrent les épreuves, les compétitions de ski alpin offrirent des moments palpitants. Ce fut particulièrement vrai dans le combiné alpin féminin où Käthe Grasegger, enfant de Partenkirchen, s’appropria la médaille d’argent. Quant à la Canadienne Diana Gordon, elle refusa de se laisser abattre par une blessure et préféra simplement adapter sa pratique du ski à l’usage d’un seul bâton et concourut dans cette épreuve avec un bras dans le plâtre.

Lorsque vint le premier jour d’entraînement pour la compétition de bob à quatre, Gordon ne fut plus la seule athlète à revenir plâtrée, car la courbe Bavaria de la piste de bob s’avéra aussi redoutable que les pentes de la Zugspitze qui servit de décor aux Jeux.

Finalement, blessures et médailles manquées mises à part, aussi bien les exploits des athlètes que les contributions des organisateurs étaient voués à rester gravés dans le souvenir de l’histoire olympique après que fut éteinte la flamme symbolique à Garmisch-Partenkirchen. 

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