Qui est Terence Tchiknavorian ? 

Ce début de saison, le nom du skieur français Terence Tchiknavorian ne cesse d’apparaître en haut des classements des Coupes du monde de ski cross. Mais connaissez-vous le skieur, deuxième du classement général de ski cross après la Coupe du monde d'Innichen ?

Par Clémence Roult
Photo de 2021 Getty Images

Après le week-end de Coupe du monde de ski cross à Innichen en Italie, les 18 et 20 décembre 2021, le Français Terence Tchiknavorian est deuxième du classement général, derrière son compatriote Bastien Midol.

Mais connaissez-vous bien le skieur de 29 ans ?

À l’approche des Jeux Olympiques de Beijing 2022 durant lesquels il espère briller, voici 5 choses à savoir sur Terence Tchiknavorian.

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Une première expérience olympique amère

Si Terence Tchiknavorian fait partie des skieurs qui feront le voyage à Pékin pour les Jeux Olympiques cet hiver, il prendrait part à ses deuxièmes JO.

Car oui, le skieur n’est pas un rookie de la discipline. Il était présent aux Jeux de PyeongChang 2018, mais le moins que l’on puisse dire, c’est qu'il préfère oublier cette expérience olympique.

Dès les huitièmes de finale, durant le premier tier de la course, Terence a été évacué en civière après une chute spectaculaire. Le verdict est tombé quelques instants plus tard et sans surprise, Tchiknavorian s’est fracturé la jambe.

« Je suis parti à la faute sur un saut. À la réception de ce module j'ai atterri sur mon pied gauche et c'est là que j'ai entendu un gros "crack" dans la chaussure. J'ai tout de suite compris que quelque chose n'allait pas », racontait-il sur les réseaux sociaux.

Une fracture qui l’aura tenu éloigné des pistes durant presque neuf mois, une éternité pour un sportif de haut niveau.

Une orthèse sur mesure

De retour sur les skis après sa chute à PyeongChang, Tchiknavorian pensait être débarrassé de ses problèmes de tibias. Mais c’était sans compter sur une douleur réapparue dès 2020. Suite à sa saison de préparation estivale, le skieur a ressenti une forte douleur dans le tibias, l’empêchant de prendre part aux premières étapes de Coupe du monde 2020.

« À un moment donné, je ne pensais pas courir cet hiver. Dès que je faisais un examen, il était négatif, il n'y avait aucune progression, jusqu'à celui mi-janvier », expliquait-il à L’Équipe en début d’année.

Après plusieurs consultations, les médecins ont décidé de faire une orthèse sur mesure pour soulager la jambe de Tchiknavorian. Une attelle entièrement imprimée avec une imprimante 3D, qui permet au skieur d’avoir moins de contrainte au niveau du tibias.

Quatre podiums en Coupe du monde

Si Terence Tchiknavorian a remporté sa toute première étape de Coupe du monde de ski cross à Val Thorens, le 11 décembre 2021, ce n’est pas le premier podium du skieur originaire d’Avignon.

Il remonte à 2017, à Val Thorens. Il montait alors sur la troisième marche du podium. Huit jours plus tard, à Montafon, en Autriche, il est de nouveau monter sur le podium en terminant deuxième de cette étape de Coupe du monde.

Cette saison, Tchiknavorian a débuté avec une 23e place lors de la première étape de Coupe du monde à Secret Garden, en République populaire de Chine. Mais avec sa victoire et sa deuxième place à Val Thorens, suivie d'une nouvelle deuxième place à Arosa en Suisse deux jours plus tard, Tchiknavorian est désormais deuxième du classement général de Coupe du monde de la saison 2021/2022. De bon augure en vue des Jeux Olympiques d’hiver qui arrivent à grands pas.

L’accent sur les départs

Pour mettre toutes les chances de son côté, Terence Tchiknavorian a pris le temps de décortiquer ces points forts et ses points faibles. Il a déclaré à Ski Chrono qu’en plus d’avoir fait beaucoup de préparation physique pour être plus solide, il a particulièrement travaillé sur ses départs.

« J’ai travaillé la régularité des départs pour [être plus fort]. J’étais capable d’en faire de très très bons mais aussi des très mauvais. Cela se joue au millimètre et il y a forcément un moment où on se rate un peu. J’ai su trouver cette régularité malgré l’intensité que l’on met. J’ai aussi insisté sur les petits détails comme écarter les pieds, rester profilé. C’est long à travailler car cela doit devenir du réflexe. »

Surfeur à ses heures perdues

Quand Tchiknavorian ne glisse pas sur la neige, il glisse sur les vagues. Une passion qu’il partage allègrement sur ses réseaux sociaux. Lacanau, le Sri Lanka, le Portugal, les Maldives ou encore le lac de Serre-Ponçon entre deux séances de ski, dès qu’il y a de l’eau, il y a moyen de faire du surf pour ce mordu de glisse.

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