Océanne Muller : première chance de médaille française

Les Jeux Olympiques de Tokyo 2020 sont lancés et la première médaille olympique sera remise dès le 24 juillet en tir à la carabine 10 m féminin. Océanne Muller, en lice sur cette épreuve, sera la première chance de médaille pour la France.

Tir
Photo de Photo de J.Heise/©FFTir

Dix Français sont en lice pour les épreuves de tir sportif qui se dérouleront à partir du 24 juillet à Tokyo, au lendemain de la cérémonie d'ouverture de ces Jeux Olympiques de Tokyo 2020, et offriront peut-être sa première médaille à la France.

Après près d'un an et demi sans compétition internationale à cause de la pandémie, les six filles et quatre garçons de la délégation tricolore de tir sportif ont pu retrouver des sensations aux récents Championnats d'Europe, où ils ont raflé neuf médailles.

La préparation terminale des Jeux a malgré tout « été un peu chahutée », a raconté le Directeur technique national (DTN) de la Fédération française de tir, Gilles Müller, lors d'une conférence de presse jeudi.

Pour ces Jeux, les Français devront notamment composer avec la chaleur sur le pas de tir d'Asaka, au nord de Tokyo, à une quarantaine de kilomètres duVillage olympique, où s'étaient également déroulés les épreuves de tir lors des JO de 1964.

Océanne Muller : le podium dans le viseur

À tout juste 18 ans, Océanne Muller sera la première chance de médaille française, dès samedi matin, en 10 m carabine à air, catégorie dans laquelle l'Alsacienne a décroché la médaille d'or fin mai aux Championnats d'Europe d'Osijek, en Croatie.

Être aux JO « était un rêve depuis que je suis toute petite », a raconté Océanne Muller, se disant « très heureuse d'être là. »

« Je suis calme et détendue, j'ai hâte de commencer la compétition », a-t-elle annoncé, disant viser au moins la qualification en finale, voire un podium.

Lamolle et Quiquampoix, de retour sur les pas de tirs olympiques

Mathilde Lamolle, également sacrée championne d'Europe cette année, en pistolet à air 25 m, tentera pour sa deuxième participation olympique de capitaliser sur son expérience de Rio, quand elle n'avait que 19 ans.

« J'étais (alors) la plus jeune de la délégation française en tir et j'avais été un peu submergée par mes émotions », avait confié l'Aubagnaise à l 'AFP il y a quelques mois. « J'ai travaillé en fonction de ça, des faiblesses identifiées à Rio. Et depuis j'ai vachement évolué, sur le plan technique, sur le plan mental et sur la préparation physique. »

Heureuse d'avoir retrouvé ses marques en Croatie, Mathilde Lamolle sait cependant que Tokyo sera une autre paire de manches, face notamment à des tireuses chinoises et indiennes réputées redoutables.

Chez les hommes, les Français compteront notamment sur Jean Quiquampoix, le tireur au mental d'acier qui avait décroché l'argent à Rio en 2016, pour viser un podium en pistolet vitesse 25 m.

Avec l'AFP