Martin, Gaudu et Voeckler espèrent « une course de mouvement »

Guillaume Martin et David Gaudu, deux des cinq Français qui participeront à la course en ligne du cyclisme sur route samedi 24 juillet, et leur manager Thomas Voeckler discutent du profil de la course aux Jeux Olympiques de Tokyo 2020.

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« Une course de mouvement pourrait être à notre avantage », a assuré à l'AFP, jeudi 22 juillet, Guillaume Martin, exprimant les ambitions d'une équipe de France de cyclisme sur route qui se présentera samedi en outsider, sur le parcours montagneux des Jeux Olympiques de Tokyo. En tout, cinq Français seront au départ de la course : Rémi Cavagna, Benoît Cosnefroy, Kenny Elissonde, David Gaudu et donc Guillaume Martin.

« Sur le papier, des coureurs comme Carapaz ou Pogacar nous sont supérieurs », reconnaît le grimpeur de la Cofidis, qui devrait être co-leader avec David Gaudu, « mais ce n'est pas une étape du Tour : ce sera plus tactique ; sur des JO il faut savoir être opportuniste, il peut y avoir une course de mouvement et ça pourrait être à notre avantage ».

Thomas Voeckler, le sélectionneur, ne veut quant à lui fixer aucun objectif de médaille, conscient que ses coureurs ne seront pas les favoris sur les 234 km jalonnés de cinq ascensions autour du Mont Fuji, pour 4 800 mètres de dénivelé positif, l'équivalent d'une rude étape de montagne d'un grand Tour.

« Ambition et humilité, ce sont les deux mots qui vont guider l'état d'esprit de l'équipe », a déclaré l'Alsacien, qui ne dispose d'aucun des trois Français qui auraient pu être des favoris logiques : Julian Alaphilippe, qui a renoncé volontairement, Thibaut Pinot, qui souffre du dos, et Romain Bardet, que son équipe DSM n'a pas libéré.

« Je ne parle pas de médailles, pas de classement, l'objectif, c'est de ne pas avoir de regrets », a dit Voeckler lors de la conférence de presse de l'équipe jeudi. « David Gaudu est l'un des meilleurs grimpeurs au monde et il possède des qualités de puncheur. S'il y avait eu un parcours tracé spécialement pour lui, on n'aurait pas pu faire mieux que celui-là », a-t-il assuré.

Le leader de Groupama-FDJ reconnaît que le terrain de jeu lui convient. Le col de Mikuni, avant-dernière principale difficulté du parcours (10 km à 10,6 % de moyenne avec des passages à 20 %), « est une bosse que j'aime énormément et qui correspond à mes caractéristiques », a-t-il souligné. « Ramener une médaille à la maison serait un petit rêve ».

Martin partira avec le même rêve : « Les Jeux, c'est un Graal sportif », souligne-t-il. « Dans le cyclisme, on a l'habitude de placer le Tour de France au plus haut mais je dirais que les Jeux ont une dimension encore plus universelle, tous les sports sont représentés, ça a lieu un fois tous les quatre ans, et c'est un événement qui nous rattache à l'enfance », affirme-t-il, avant de confier : « on jouait aux Jeux Olympiques avec mon petit frère ».

Avec l’AFP