Les meilleures déclarations de l'année 2021

Une nouvelle année touche à sa fin, et pas n'importe laquelle puisque dans un peu plus d'un mois, les meilleurs athlètes du monde entier seront à Pékin pour les Jeux Olympiques d'hiver. Avant le passage à 2022, Olympics.com vous propose un best-of des déclarations de l'année.

Photo de 2021 Getty Images

Alors que 2021 touche à sa fin, les athlètes du monde entier ont une fois de plus prouvé leur motivation et leur résilience dans ces temps de pandémie mondiale. Mais au milieu de toutes ces difficultés, de nombreux sportifs se sont illustrés et continuent de donner le meilleur d'eux-même pour tenter de se qualifier pours les Jeux Olympiques de Beijing 2022 qui débuteront le 4 février 2022.

À l'occasion du passage à l'an 2022, Olympics.com vous propose de revenir sur certaines des meilleures déclarations d'athlètes durant cette année 2021.

Émilien Jacquelin

L'événement de cette fin d'année en biathlon pourrait bien être la victoire du biathlète Émilien Jacquelin lors de la toute première mass start de la saison qui se déroulait au Grand Bornand, dimanche 19 décembre. En plus d'être sa toute première victoire individuelle en Coupe du monde, le double champion du monde de poursuite (2020, 2021), s'est emparé du dossard jaune, synonyme de leader du classement général. Lors d'une interview exclusive avec Olympics.com, Jacquelin expliquait pourquoi la poursuite est une épreuve taillée pour son mental.

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« Je réussis bien les mass starts où il y a de la confrontation, mais pas aussi bien que la poursuite. Pourquoi ? Je n’ai jamais gagné un sprint, donc je n’ai jamais été chassé et j’ai toujours été chasseur en poursuite. Je pense que cette idée de rattraper le temps perdu colle bien à ma personnalité. Très souvent, je me rends compte que je vais créer une frustration et que mon ego va prendre le dessus et dire "non, tu n’as pas le droit de faire ça". Et j’arrive à le mettre en route après lors de la poursuite. Rattraper le temps perdu et essayer de rattraper les autres, ce sont des choses que j’aime beaucoup. »

Tess Ledeux

Après une première participation olympique à PyeongChang 2018, qui ne s'est pas tout à fait passée comme Tess Ledeux l'aurait souhaité (15e en slopestyle), la jeune pépite du ski acrobatique français vise désormais Beijing 2022. Entre temps, elle a remporté un deuxième titre de championne du monde, en big air en 2019, un gros globe de cristal à l'issue de la saison 2020/21 et les X-Games 2020. Lors d'une interview exclusive avec Olympics.com, la Savoyarde s'est confiée sur ses ambitions à Beijing 2022.

« Pour que je revienne satisfaite de Pékin, il faut que j'ai réussi à mettre en place tout ce que je suis en train de travailler. Il faut que je fasse du beau ski et que j'arrive à m'exprimer comme je le veux. Et si je fais ça, ce qui doit suivre suivra, mais d'abord, il faut que je me concentre sur le ski. Je fais des bonnes saisons, je me sens bien en ce moment, je sais que j’ai les capacités pour aller faire une médaille. Après, il y a tellement de choses qui nous séparent de cette médaille. Les conditions, comment je vais me sentir le jour J... J'essaie de me concentrer sur les choses que je peux maîtriser : ma technique et mon ski. Et ensuite, ce qui doit arriver arrivera ou pas. »

Mikaela Shiffrin

La superstar du ski alpin, l'Américaine Mikaela Shiffrin, a connu une année plus que difficile. Après le décès de son père en février 2020, la double championne olympique a essayé de se reconstruire avec la douleur constante de la perte d'un proche. Malgré les épreuves, elle vise toujours les Jeux Olympiques de Beijing 2022, mais elle aborde la rencontre avec plus de maturité, comme elle l'expliquait lors d'un entretien avec Olympics.com.

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« À l'approche de Beijing 2022, je sens que je suis consciente de bien plus de choses, les bonnes comme les mauvaises. À Sotchi 2014, j'ai connu des débuts parfaits aux Jeux Olympiques d'hiver : les conditions n'étaient pas idéales, tout n'était pas parfait, mais c'était assez pour que je me dise : "Ok, c'est simple, c'est juste du ski alpin". Puis en République de Corée, j'ai expérimenté une des pires choses qui peut arriver avec les changements de programme, la météo, le vent... Mais la vérité, c'est que vous ne pouvez pas participer au plus grand événement sportif avec des épreuves dans tous les sports d'hiver organisées en deux semaines et espérer que tout va se passer parfaitement pour tout le monde dans toutes les épreuves. Je vais quand même à Pékin avec l'espoir de pouvoir ramener plusieurs médailles, une médaille ou quelque chose. »

Kévin Aymoz

Le sport n'est pas seulement un moyen de faire vibrer des nations entières grâce à des prouesses physiques incroyables et des confrontations épiques. Derrière chaque champion, il y un être humain avec ses forces et ses blessures, tant physiques de psychologiques. Le patineur artistique Kévin Aymoz a brisé les tabous et ôté le poids qui pesait sur ses épaules suite à son coming-out, après s'être exprimé à ce sujet, dans le documentaire Faut qu'on parle, diffusé sur Canal+. Le quintuple champion de France a expliqué à Olympics.com, que cette expérience lui avait permis de se libérer et de se concentrer pleinement sur son objectif olympique à Beijing 2022.

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« Quand j'ai fait mon coming-out il y a quelques années, j'avais mis un pansement sur une blessure. Ce documentaire, en parler publiquement et me libérer m'a donné la possibilité de retirer ce pansement pour laisser respirer la blessure, et il n'y avait plus de blessure. C'était fini. Ça m'a fait du bien. Et si ça a pu aider les autres, ça m'aide aussi à me sentir mieux. »

Justine Dufour-Lapointe

Pour ceux qui ne connaîtraient pas la championne olympique de ski de bosses 2014, Justine Dufour-Lapointe est la petite dernière d'une fratrie de trois sœurs, et toutes sont skieuses professionnelles. Avec Maxime et Chloé, elles forment le trio des "sœurs Dufour-Lapointe" et sillonnent le monde, remportant médailles sur médailles. Elles seront d'ailleurs des concurrentes de choix pour la championne olympique en titre de la discipline, la Française Perrine Laffont. La benjamine de la famille s'est confiée sur le déclic qui lui a donné envie de devenir une olympienne.

« C’est quand j'ai su que Chloé [sa soeur] allait participer aux Jeux de Vancouver que j'ai un peu eu la piqûre pour les Jeux Olympiques. Quand je suis arrivée sur l'événement en soi, que j’ai vu l'ampleur que les Jeux Olympiques avaient, cette espèce de grandiosité, de voir la lumière, le monde qui s'arrête pendant 30 secondes pour regarder ma sœur. J'ai fait : OK, waouh, ça c’est hot ! J’ai envie de faire ça un jour. »

Pat Burgener

À 27 ans, le snowboardeur Patrick Burgener mène une double vie. En parallèle de sa carrière de sportif de haut niveau, le Suisse, double médaillé de bronze aux Mondiaux en halfpipe et cinquième de la discipline à PyeongChang 2018, est un musicien reconnu. En plus de sa préparation pour les Jeux Olympiques de Beijing 2022, Burgener a sorti son quatrième EP cette année. Le snowboardeur/musicien s'est confié sur sa double vie et le plaisir qu'il prend tant dans l'une que dans l'autre, lors d'une interview avec Olympics.com.

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« Chaque journée est incroyable, j'ai une deuxième vie qui commence à prendre de la place et qui m’amène plein d'émotions incroyables. Je me réjouis de chaque événement, du concert de demain ou des entraînements à venir. La compétition et les concerts se ressemblent. Il y a de l'adrénaline et une connexion avec les gens. En musique, c'est plus long mais en sport, tu as l'impression de te dépasser à chaque fois, c'est incroyable. »

Margot Boch et Carla Sénéchal

Le duo de bobsleigh français composé de Margot Boch et Carla Sénéchal, pourrait bien devenir le tout premier équipage féminin français à se qualifier pour les Jeux Olympiques d'hiver. Ensembles depuis 2018, les deux jeunes femmes sont concentrées sur les JO de Beijing et n'avaient pas forcément conscience de la page historique qu'elles étaient en train d'écrire pour le bob tricolore. Lors d'une interview avec Olympics.com, elles ont même avoué que c'est un journaliste qui leur avait appris qu'elles pourraient être les premières bobeuses françaises aux JO à Beijing 2022.

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Margot : « Ce n'était pas notre but à la base d'écrire l'histoire. On n'y pensait même pas forcément. C’est un journaliste qui nous a fait remarquer qu'il n’y a jamais eu de filles aux Jeux [en bobsleigh]. On s’est dit "Ah oui, c'est vrai ?". Cela fait un peu bizarre. »

Carla : « Mais c'est vrai que c'est un super objectif. Très souvent, on nous demande si ça nous met la pression, mais en fait, pas du tout. C'est que du plus. On sera la première équipe féminine à aller aux Jeux Olympiques, on marquera l’histoire. »

Shaun White

Beijing 2022 seront-ils les derniers Jeux Olympiques pour la légende du snowboard Shaun White ? Personne ne peut répondre à cette question mais il y a deux choses de certaines : la première est qu'il a bel et bien l'intention d'être de la partie en République populaire de Chine, et la deuxième c'est qu'à 35 ans, le triple champion olympique de snowboard halfpipe a dû revoir son entraînement pour s'aligner sur sa forme physique du moment.

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« De temps en temps, mon corps m’envoie des messages et ça me rappelle que l’âge est un facteur auquel il faut tenir compte parfois. Je vais sans doute m’entraîner un peu moins que les autres. Je ne fais plus les longues journées de folie. Je me pointe juste à l’entraînement et je fais toutes les figures auxquelles je pense en une heure ou une heure et demie. Et basta. »

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