Après avoir visité la Guyane et la Réunion, la Flamme continue de parcourir les territoires ultramarins. Dans le cadre du Relais des Océans, Paris 2024 et les Parrains du Relais de la Flamme, Coca-Cola, Banque Populaire et Caisse d’Épargne, engagent le plus grand nombre de français des quatre coins du globe dans la célébration des Jeux.
Ce jeudi 13 juin, la Polynésie française a honoré ses athlètes tout en célébrant la richesse de son patrimoine. Le relais collectif organisé par la Fédération tahitienne de surf et mené par le légendaire surfeur tahitien, Hira Teriinatoofa, était l’un des moments phares de cette étape. En fin de journée, Michel Bourez, autre prodige de la discipline, a allumé le Chaudron depuis le site de célébrations de Papeete.
La Flamme poursuit son voyage aux confins des océans et la Polynésie Française est le troisième territoire ultramarin à l’accueillir. Ce passage est une occasion pour le Relais de découvrir un patrimoine culturel unique et des paysages diversifiés, oscillant entre lagons bleu azur, grottes mystérieuses et sommets escarpés. La journée a commencé par un clin d’œil aux épreuves de surf des Jeux Olympiques de Paris 2024, avec une visite à Teahupo’o, sur l’île de Tahiti. De là, la Flamme est remontée vers le nord-ouest jusqu’à Teva I Uta, où elle s’est baladée au milieu des centaines de variétés de fleurs, de plantes et d’arbres exotiques dans le jardin Botanique Harrison Smith jusqu’à Motu Ovini, petit coin paisible en bord de mer.
L’aventure a continué à Papara, célèbre pour sa plage de sable noir, qui s’étend sur une dizaine de kilomètres, puis à Taiarapu-Est, avec ses paysages à couper le souffle et les eaux turquoise de Paea. Plus au nord, Papenoo mêle plage de sable noir, spot de surf incroyable et vallées sauvages. Une virée en pirogue l’a emmené à la Pointe Vénus, avant d’aller saluer le tombeau du roi Pomare V, dernier roi de Tahiti. Enfin, l’épopée s’est terminée à Papeete, illuminant les sites et infrastructures sportives de la capitale. Son périple dans la ville a débuté à Pirae, au Parc Aorai Tini Hau, très prisé des familles. Elle a ensuite visité la place Vai’ete, située au bord de l’eau et les Jardins de Paofai, un espace vert de quatre hectares également sur le front de mer. Puis, elle a pris la direction du stade omnisport Willy Bambridge, inauguré à la fin des années 1960, avant de terminer sa course du jour place de To’ata.
Pour fêter cette journée exceptionnelle, 122 Porteurs de la Flamme se sont relayés, dont plusieurs sportifs polynésiens. Parmi eux, se trouvait Christian Ti-Paon, champion de para cyclisme, médaillé d’or en V6 et médaillé d’argent en V12 aux championnats du monde de vitesse en Para-va’a en 2018. Antonin Mianne, sélectionneur des équipes d’équitation de Polynésie Française, et Michel Bourez, surnommé « le spartiate », étaient présents à Papeete. Ce dernier, reconnu comme l’un des surfeurs les plus puissants du monde, a allumé le Chaudron depuis la place de To’ata, une aire de spectacle où se déroulent de nombreuses manifestations sportives et culturelles.
Tout au long de la journée, le public a pu rencontrer une pléiade de profils au parcours inspirant, à l’image de Vaimalama Chaves, ancienne Miss Tahiti 2018 et Miss France 2019, passionnée de voyage, d’aventure et de musique. À Arue, dans le Nord-Est de l’île de Tahiti, Ra’ï Anania, un jeune collégien atteint d’une myopathie de Duchenne, a porté la Flamme. Malgré son fauteuil, il pratique activement le ping-pong et la natation, se posant en modèle d’inspiration pour les jeunes en situation de handicap.
Ravahere Silloux, une autre Miss Tahiti, fervente ambassadrice du patrimoine et de la culture tahitienne, était présente à Papeete. À proximité du site de célébrations se trouvait Rava Sachet, engagée dans la valorisation du territoire polynésien. Membre de l’association organisant la « Tahiti Color Fun Run », un événement ludique de course à pied dont les bénéfices soutiennent des projets associatifs locaux, elle occupe aussi le poste de cadre supérieure responsable de la gestion des déchets et de la préservation de l’environnement à la Tahitienne de Secteurs Publics, œuvrant quotidiennement pour la protection de la biodiversité.
Quelle image inspirante, ce relais collectif des licenciés de la Fédération Tahitienne de surf pour marquer le début de cette nouvelle journée du Relais des Océans. La Fédération avait donné rendez-vous aux amoureux de la discipline à la pointe Fare Mahora dès l’aube. Cette presqu’île, nichée au sud-est de Tahiti, abrite au large de ses côtes le fameux spot de Teahupo’o, l’un des plus réputés de la planète surf.
Hira Teriinatoofa, véritable légende à Tahiti, aujourd’hui coach de l’équipe de France, a brandi la Torche en tant que capitaine de ce relais collectif. À ses côtés, 23 autres relayeurs ont pris part à ce moment mémorable, parmi lesquels le para surfeur Toareia Bordes, un habitué des compétitions de bodyboard de l’archipel, Amy Tauria, championne locale de bodyboard, et Prisca Amaru, fondatrice de la première école de surf à Moorea.
Le prince et la princesse de Teahupo’o, Vahine Fierro et Kauli Vaast, qui porteront avec fierté les couleurs de la France aux Jeux de Paris 2024, ont également brillé ce jeudi 13 juin. Tout comme Michel Demont, champion du monde ISA de longboard en 1994, ou Karyl Maoni, champion du monde de va’a, la pirogue traditionnelle tahitienne. Philippe Klima, doyen de la Fédération Tahitienne de Surf et champion du monde de Kneeboard dans la catégorie « immortal » en 2020, a lui aussi honoré l’événement de sa présence.
Ce relais collectif a mis en lumière l’esprit sportif et l’unité de la communauté locale en préambule aux Jeux Olympiques de Paris 2024.
Samedi 15 juin, après huit jours de navigation à bord du Maxi Banque Populaire XI, le moment tant attendu arrivera enfin : la Flamme va fouler le sol de la Guadeloupe, avec sa nature luxuriante et ses plages de sable blanc. Son périple débutera dans cette île, qui occupe une place à part dans le cœur des Français, par le Mémorial ACTe. Dans la continuité, elle traversera Saint-François, Saint-Claude, Basse-Terre, Petit-Bourg et l’archipel des Saintes, avant de revenir sur l’île principale pour terminer la journée à Baie-Mahault.