La France passe l'écueil polonais pour aller en demi-finale 

Au terme d'un match fou comme c'est souvent le cas entre la France et la Pologne, les Bleus se sont qualifiés pour les demi-finales du tournoi de volley, qu'ils joueront le 5 août face à l'Argentine.

Photo de Photo de Toru Hanai/Getty Images

Dominés dans le premier set grâce notamment aux performances de Wilfredo de Leon et Bartosz Kurek, dévastateurs en attaque, les hommes de Laurent Tillie se sont nettement repris dans le deuxième set. Visiblement plus concentrés sur leur sujet, ils ont notamment défendu bec et ongles, ne laissant plus tomber un ballon. Au bloc, Barthélémy Chinenyeze et Jean Patry arrivaient enfin à stopper les pointus polonais.

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Au coude à coude tout au long du set, les deux équipes ne se sont pas lâchées, mais les Bleus, toujours plus agressifs au bloc, ont finalement fait craquer les Polonais en toute fin (25-22). Jean Patry, impeccable en attaque et Earvin Ngapeth de plus en plus inspiré, remettait l’équipe de France en selle.

Bras roulé "Ngapethien"

Mais voilà, les coéquipiers de Michal Kubiak ne sont pas genre à se laisser abattre si facilement. Les vice-champions de la Ligue mondiale reprenaient les choses en main dans le troisième et même si les Français ne déméritaient pas, ils ne pouvaient rien face à la puissance de De Leon. Même les rallyes, grande spécialité de l’équipe de France, tournaient en faveur des Polonais.

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Et malgré un ultime bras roulé que seul Ngapeth est capable de réussir, les Français ont de nouveau cédé en fin de troisième manche (25-21). Les hommes de Vital Heynen semblaient alors lancés à pleine vitesse vers les demi-finales. Le début de quatrième set confirmait cette impression. Et pourtant…

Dans un combat acharné où aucune des deux équipes ne voulaient lâcher le morceau, la bande de NGapeth finissait par prendre un petit avantage en milieu de set qu’elle conservait jusqu’au bout. Antoine Brizard, qui remplaçait Benjamin Toniutti à la passe, distribuait parfaitement, mettant sur orbite Nicolas Le Goff, Patry, NGapeth ou Trevor Clévenot. Et ce sont même les deux artilleurs polonais, Kurek et Kubiak, qui craquaient pour laisser s’échapper les Français (25-21).

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Contre majeur de Patry

Le cinquième s’annonçait irrespirable… Un mois plus tôt en Ligue mondiale, les deux équipes avaient déjà joué cinq sets et la France s’était imposée 15-11 dans la manche décisive. De nouveau, les Tricolores démarraient plus fort et se détachaient à 6-2 sur une petite diagonale monstrueuse de Clévenot et un contre majeur de Patry.

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Il s'agissait ensuite de gérer cette avance confortable, ce que les hommes de Tillie réussissaient parfaitement. Mieux encore, ils administraient une petite fessée à des Polonais KO debout (15-9) et Laurent Tillie lui-même se permettaient une fantaisie en défendant une attaque polonaise depuis le banc, grand sourire aux lèvres !

« J’étais pris dans le jeu comme les joueurs », a-t-il réagi après la victoire, au micro de France TV. « Je savais qu’on ne pouvait pas l’avoir et j’ai voulu faire le show ! Mais bon, j’ai ruiné mon coude, mon épaule et mon dos. »

Place maintenant aux demi-finales qui se joueront le 5 août prochain face à l'Argentine, un adversaire qui avait battu les Bleus en poule en cinq sets. L'autre demi-finale mettra aux prises le Brésil et le R.O.C.

« On ne veut pas que ça s’arrête, car on est vraiment des survivants », concluait Tillie. « C’est vraiment une belle victoire, car c’était les favoris, avec [l’équipe du ROC] et les Brésiliens. On a eu des ressources insoupçonnées. Il nous ont mis beaucoup de pression au service, au bloc et à l’attaque. On a été patient, on a fait des choix simples au bloc et en défense, et ils ont craqué. On a battu une des meilleures équipes du monde et maintenant, il faut continuer. »

Résultats détaillés de France / Pologne