Photo de David Balogh/Getty Images
Lucie Schoonheere, 14 ans, aura l'honneur d'incarner l'avenir du sport français aux JO de Paris 2024.
Alors que la plupart des jeunes athlètes de son âge se préparent plutôt pour les Jeux Olympiques de la Jeunesse de Dakar 2026, elle est attendue à La Concorde.
La championne de France des moins de 16 ans en 2022 est devenue le nouveau phénomène du skateboard street français l'été dernier. À Perpignan, elle a décroché le titre national dans la cour des grands en devançant Charlotte Hym qui avait terminé 17e à Tokyo 2020.
Après sa participation aux Championnats du monde de skateboard street 2023 à Tokyo, la native d'Annecy est parvenue à se hisser en demi-finale du World Skateboarding Tour - Dubai Street 2024 au mois de mars aux côtés de son compatriote Vincent Milou. De telles performances lui ont permis de participer aux Séries de qualification olympique (OQS) à Shanghai où elle a été la meilleure Française de la première étape à Shanghai le 17 mai (17e avec 61,87 points).
Dans les semaines qui ont suivi cette performance, elle a été sélectionnée pour disputer ses premiers JO à domicile.
Cette ambition était présente dans un coin de sa tête depuis des mois et elle va vraiment se concrétiser sur les rampes de la Ville Lumière.
« Je pense que c'est une chance, parce que ça me laisse encore plus d'années pour les autres Jeux Olympiques », a-t-elle confié en conférence de presse ce lundi 22 juillet. « Avoir déjà l'expérience de 2024 pour pouvoir bien performer en 2028, ça aide beaucoup. »
Avant même de monter sur sa planche sur la scène parisienne, elle se projette déjà sur ses potentiels deuxièmes JO, avec une grande maturité.
Et dire qu'elle n'aura alors que... 18 ans à Los Angeles 2028 !
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Déjà l'an dernier, Lucie Schoonheere ne s'en cachait pas : elle visait une première participation aux Jeux Olympiques. « J'y pense à peu près tous les jours, à chaque fois que je fais une session », disait-elle à l'instar d'un ancien candidat à la présidence française, qui pensait à se présenter « tous les matins en [se] rasant ».
Occupant alors le 22ᵉ rang au classement olympique femmes de street, la première Française était encouragée par des résultats en constante progression, à l'image de sa demi-finale au WST Street Lausanne 2023. De quoi faire le plein de confiance.
De là à s'imaginer des destins comparables à la Brésilienne Rayssa Leal, médaillée olympique à seulement 13 ans, ou à la jeune prodige australienne Chloe Covell, médaillée d'argent aux derniers Championnats du monde ? Lucie Schoonheere n'y pensait pas, le skateboard étant juste une passion avant de prendre conscience de son potentiel. « Il n'y a pas très longtemps en fait... »
« C'était il y a deux ans. Je suis rentrée en équipe de France, du coup, on a vu qu'on s'intéressait à moi. Ma première compétition internationale, c'était au Brésil et au fur et à mesure, d'autres gens ont compris que j'avais une chance d'aller aux JO. Mais moi, en terme de classement, j'ai compris il n'y a pas très longtemps que c'était possible », racontait-elle à Olympics.com au WST Street Lausanne 2023, où elle a terminé à la dixième place.
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Après avoir commencé le skateboard à huit ans en imitant son grand frère au skatepark, réussir à disputer les Jeux Olympiques de Paris 2024 est un rêve qui devient réalité pour celle qui a longtemps arpenté les meilleurs spots de Paris.
Lorsqu'on évoque les épreuves de skateboard qui auront lieu à la Concorde en plein cœur de Paris, Lucie Schoonheere s'illumine. « Le parc va être trop beau, dans un cadre incroyable. Il y aura beaucoup de gens qui me connaissent dans le public. Ça peut mettre plus de pression, il faudra essayer d'atténuer ça le plus possible. »
Je vais représenter la France, du coup tous les Français qui seront là-bas espéreront une bonne place pour moi.
Après avoir découvert le skatepark plus récemment, elle a déclaré qu'il lui avait beaucoup plu et qu'elle le trouvait assez esthétique. « Je pense que je vais pouvoir faire à peu près ce que j'ai prévu sur les plans qu'on a eu quelques semaines à l'avance. Et il est bien, il n'est pas trop gros, il n'est pas comme à Tokyo en tout cas. »
Une chose est sûre avant même son entrée en lice prévue le 28 juillet : son prénom laisse présager des figures rayonnantes dans la Ville Lumière.
Sous réserve de modifications.
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