Photo de 2022 Getty Images
À la veille de découvrir le skatepark olympique à La Concorde, Aurélien Giraud est déjà dans sa bulle. Un seul objectif, l’or olympique, que le skateur français s’est fixé depuis bien longtemps.
« J'ai fait sixième à Tokyo, je n’en suis pas fier, clairement. Là, j'y vais pour gagner. Deuxième, troisième, ce n’est pas trop mon délire. J'ai envie de faire premier. De gagner », affirme-t-il lors de sa conférence de presse d’avant-Jeux, ce lundi 22 juillet.
Depuis les JO de Tokyo 2020, beaucoup de choses ont changé pour le Lyonnais, qui a notamment raflé un titre de champion du monde 2022 à Sharjah (Émirats arabes unis), ainsi qu'une deuxième place au World Street Skateboarding Tour de Rome quelques mois plus tôt.
L’équipe de France de skateboard street, composée également de Vincent Milou (4e à Tokyo 2020), Joseph Garbaccio et Lucie Schoonheere, la plus jeune athlète de la délégation française (14 ans), vient d’arriver au village olympique. Un lieu mythique où des milliers d’athlètes du monde entier cohabitent. Mais pour Giraud, difficile de sortir de sa bulle.
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Aurélien Giraud a hâte d’être au 27 juillet, jour de l’épreuve de skateboard street des JO de Paris 2024, et de réaliser son rêve doré.
« On a la chance d'être là, je pense qu'on en est tous conscients », avance-t-il, le micro grippé dans sa main, sourire aux lèvres mais le regard déterminé. « Mais je suis vraiment là pour la compétition. Le temps au village, ça m'importe peu. J'ai mon objectif, ça fait de longues années qu'on est dessus. Déjà à Tokyo, tout le monde parlait de Paris. On y est mais je préfère me [concentrer] sur le skate que sur la joie du village. »
Joseph Garbaccio, qui disputera ses premiers Jeux, n’a pas hésité lorsqu’il a fallu décrire son partenaire dans l’équipe de France de skate : « Aurélien, c'est le mec le plus engagé. Il est hyper motivé. »
Il compte bien jouer de ses spécialités. Des sauts d’une grande amplitude et des tricks que peu de skateurs parviennent à rentrer comme le hardflip late flip, un mouvement où il tape de nouveau sur sa planche pendant l’exécution pour effectuer une nouvelle rotation. Une figure qui avait enflammé le skatepark de Rome, où la star américaine Nyjah Houston s'était imposé de peu.
Après avoir fait les premiers repérages sur le site olympique ce lundi, quelques heures après avoir emménagé au village olympique, Giraud avait déjà une petite idée de ce qui composerait son run.
« J’avais une première idée dans les cinq minutes qui ont suivi », explique le skateur de 26 ans, avant de pointer l’une de ses autres forces.
« J'ai la chance d'avoir un énorme panel de tricks qu'on a travaillés sur toutes ces longues années. On va dire 22 ans ! Ça me permet d'improviser et de choisir jusqu'à la dernière minute. »
Des milliers de spectateurs n’attendront qu’une chose sur cette place mythique de la capitale française, juste en bas des Champs-Élysées : voir Aurélien Giraud triompher.
« Bien sûr, il y a une pression, on est à domicile, il y a de la famille. On veut rendre tout le monde fier. On envie de faire plaisir aux gens en faisant un bon résultat. Après, je pense aussi qu'on s'est entraîné pour. C'est une bonne pression. »
Rendez-vous samedi 27 juillet à 12h pour les tours préliminaires.
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