Jeux Olympiques de Paris 2024

Entre découverte de vestiges médiévaux, foire médiévale et sensations fortes au Futuroscope, l’étape dans la Vienne était riche en émotions

6 min|
Regardez les meilleurs moments de la 16ème étape du Relais de la Flamme olympique

Photo de Paris 2024 / Thomas Boivin / SIPA PRESS

Ce samedi 25 mai, la Flamme Olympique a entrepris un voyage dans le temps pour sa seizième étape du Relais. Mille et un secrets médiévaux l’attendaient alors qu’elle parcourait les rues historiques de la Vienne. Le trajet a débuté à Loudun, devant la Tour Carrée datant du XIème siècle, et s’est conclu devant l’Arena du Futuroscope.

Le relais collectif de gymnastique, mis en avant par la championne Olympique Émilie Le Pennec s’est déroulé à Poitiers. Parmi la centaine de Porteurs présents aujourd’hui, Earvin Ngapeth, champion Olympique avec l’Équipe de France de volley-ball a allumé le Chaudron.

Découverte des secrets de la Vienne, entre culture et sensations fortes

La Vienne, avec la richesse de ses paysages mêlant un patrimoine historique remarquable et une nature luxuriante, rayonne par sa diversité. Destination touristique familiale prisée, elle s’engage autour des valeurs de l’Olympisme, illustrées par la journée Olympique organisée en juin dernier. L’Arena Futuroscope, formidable outil d’attractivité, a été labellisé Centre de Préparation aux Jeux, tandis que le Grand Poitiers se distingue par ses structures performantes et ses clubs locaux emblématiques, tels que le volley et le basket, disciplines phares de la région.

Etape 16

Les châteaux et abbayes disséminés à travers le département témoignent de son passé féodal. Chaque année, une foire médiévale anime les rues de Château-Larcher, ravivant cette époque avec éclat. Ce matin, après avoir salué la Tour Carrée de Loudun, la Flamme a poursuivi son périple jusqu’à Neuville-de-Poitou, réputée pour ses vestiges médiévaux, notamment le château de Furigny, classé Monument Historique.

Le Relais a ensuite longé les quais de Vienne à Châtellerault, où un patrimoine industriel s’est transformé en lieu culturel et de loisirs. À Montmorillon, la Cité de l'Écrit et des Métiers du Livre, célèbre pour sa collection impressionnante de machines à écrire et ses macarons, a été honorée. La Flamme a ainsi fait une pause gourmande dans ce quartier abritant libraires, bouquinistes et artisans d'art.

Plus tard dans la journée, Charroux, ancienne capitale médiévale pleine de charme et autrefois haut lieu de pèlerinage sur la route de Saint-Jacques-de-Compostelle, a accueilli la Flamme illuminant les arches de l’Abbaye Saint-Sauveur avant son arrivée à Poitiers. Avec son riche passé historique, ses églises romanes et ses rues médiévales, la plus grande commune de la Vienne n’a rien à envier aux autres étapes du parcours.

La Flamme a notamment flâné devant la Cathédrale Saint-Pierre de Poitiers, le baptistère Saint-Jean – le plus ancien monument chrétien d'Europe –, l'hôtel de ville, la préfecture et le Palais des ducs d'Aquitaine – l'un des sites architecturaux civils les plus remarquables de France. Enfin, il était impensable que cette journée se termine sans rendre hommage au célèbre parc de la région, le Futuroscope, qui accueille chaque année près de 2 millions de visiteurs.

Le relais collectif a valorisé la gymnastique dans le département

À l’image de la Flamme Olympique, la Fédération Française de Gymnastique tisse des liens sur nos territoires. Elle fédère 325 000 licenciés passionnés, répartis au sein de 1 400 clubs en métropole et outre-mer. Ce samedi, le relais collectif organisé par la Fédération Française de Gymnastique s’est déroulé sur la place de la mairie, avec en arrière-plan l’hôtel de ville, majestueux édifice municipal de style Second Empire. Le public a eu le plaisir d’assister à diverses démonstrations mettant en lumière les disciplines Olympiques.

La Flamme était portée par Émilie Le Pennec, la seule gymnaste française à avoir remporté une médaille d’or Olympique à ce jour. Elle était accompagnée par d’autres athlètes de renom, comme Eva Serrano, double médaillée de bronze aux championnats du monde de Gymnastique Rythmique, et Henry Boério, premier médaillé français de gymnastique artistique à la barre fixe aux Jeux de Montéral en 1976.

À leurs côtés, des bénévoles, entraîneurs et athlètes, qui permettent chaque année la pratique en amateur. Parmi eux, Benoît Bouline, qui a œuvré au développement de la gymnastique dans le département, et Aurore Chauprade, qui est retourné sur les bancs de l’école pour se former et travailler dans le club de ses deux filles.

Près d’une centaine de Porteurs de la Flamme se sont relayés dans la Vienne

Alexis Brothier, vice-champion régional de karaté full-contact, a été le premier à allumer la Flamme à Loudun, marquant ainsi le début de ce parcours. Tout au long du trajet, d’autres athlètes et sportifs amateurs ont participé à l’événement. Ce matin, c’était au tour de Catherine Guillot, ancienne joueuse de basket au niveau national, de célébrer son club, le Stade Poitevin. Sur le pont Saint-Cyprien, qui enjambe le Clain à Poitiers, Geoffrey Wersy a lui aussi porté la Flamme.

Atteint d’hémiplégie des membres supérieurs et inférieurs de naissance, il pratique le paratriathlon et paraduathlon en tant que membre de l’équipe de France, démontrant que le handicap n’est pas un frein à la pratique sportive. D’autres anonymes ont illuminé ce trajet par leurs belles histoires, à l’instar de Marie-Claire Guillot, médecin dévouée qui illustre parfaitement le rôle essentiel de la médecine en particulier dans le milieu du sport pour le bien être des athlètes.

À midi, Juliana Blaise a clôturé l’étape de Châtellerault. Bénévole dans l’association « Global Heart Watch », elle forme le grand public et les sportifs aux gestes qui sauvent. On a pu aussi retrouver à Poitiers Agathe Marcellaud, secouriste bénévole depuis 5 ans et directrice locale de l’antenne Secourisme et urgence de Poitiers.

Le sport et les médias étaient deux univers étroitement liés lors de cette seizième journée de Relais. Parmi les Porteurs de la Flamme, l’ancienne joueuse de tennis professionnelle, Tatiana Golovin, aujourd’hui reconvertie en consultante sportive, a brillé. Benoît Durand, journaliste sportif et commentateur, a transmis la Torche à Earvin Ngapeth devant l’Arena Futuroscope, érigée à la lisière du parc.

Il était naturel que cet amoureux du volleyball, ayant commencé ce sport dans la Vienne, embrase le Chaudron du site de célébrations. Formé à Poitiers, il s’apprête à défendre son titre de Champion Olympique.

Après demain, le Relais de la Flamme fera halte dans l’Indre, ce territoire préservé et authentique du centre de la France, où il fait bon vivre. Son parcours débutera à Le Blanc, puis reliera Cuzion à Baraize, avant de se rendre à La Châtre, Buzançais, Issoudun, Valençay, pour enfin terminer sa course du jour à Chateauroux.