Pour le rider français Jeanjean, le report des Jeux a été une aubaine

Le rider français de BMX freestyle Anthony Jeanjean a discuté avec l’AFP des débuts de son sport aux Jeux Olympiques de Tokyo 2020. Il pense être prêt avec l’année supplémentaire de préparation.

Photo de Photo de Cameron Spencer/Getty Images

En créant un pôle France de BMX freestyle à Montpellier en 2020, la France a non seulement lancé son opération « Paris-2024 », mais a également mis dans les meilleures conditions pour Tokyo Anthony Jeanjean, engagé samedi 31 juillet et dimanche 1er août dans la toute première épreuve olympique de la discipline.

Le freestyle est censé apporter un nouveau vent de fraîcheur et de jeunesse aux Jeux olympiques. Les riders s'affrontent sur des obstacles artificiels et doivent réaliser des figures acrobatiques notées en fonction de leur difficulté, originalité, hauteur, exécution et créativité.

Jeanjean est champion d'Europe en titre, et le report des Jeux d'une année a été pour lui une aubaine, puisqu'il a pu profiter pendant une année entière de la nouvelle structure montpelliéraine, avec parc d'entraînement, entraîneur, préparateurs mentaux et physique.

« Au début de l'olympiade, il n'y avait ni structure fédérale ni site de pratique en France », rappelle le DTN du cyclisme Christophe Manin. « On a commencé à structurer la discipline en 2017, et avec la ville de Montpellier, nous avons lancé la construction de ce parc de haut niveau ».

« Ça a vraiment chamboulé les choses, ça nous a permis d'arriver aux Jeux beaucoup plus prêts », reconnaît le rider de 23 ans, qui a pu préparer en toute sérénité un certain nombre de « tricks » (figures acrobatiques) qu'il n'a pas encore dévoilés en compétition.

« Marchepied pour 2024 »

« J'ai travaillé sur des nouveautés que les autres athlètes mais aussi les juges ne connaissent pas, on espère les étonner », dit le natif de Béziers de son accent chantant.

L'interruption des compétitions pour cause de pandémie a brouillé les cartes et la hiérarchie mondiale est aujourd'hui incertaine. Seule référence, les Championnats du monde de juin à Montpellier, remportés par l'Australien Logan Martin, en lice à Tokyo.

« Ça a permis de voir ce que les autres avaient travaillé, j'ai maintenant une vision plus précise de ce qu'ils ont fait et de quoi je suis capable, et du coup là je me sens bien », affirme Jeanjean, qui préfère ne faire aucun pronostic, les neuf riders engagés à Pékin étant tous en mesure de remporter la médaille d'or.

La Fédération française, qui a investi dans le pôle France, ne serait pas fâchée de voir Jeanjean lui ramener une médaille : « Nous abordons Tokyo dans un rôle d'outsider », temporise cependant Christophe Manin. « Ces Jeux sont un formidable marchepied pour Paris-2024, mais nous ne sommes pas là que pour apprendre... »

Le cyclisme français, bredouille après les épreuves de route et de VTT, compte sur le BMX pour débloquer son compteur de médailles, avant le début de la piste.

Avec l’AFP

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