Le karaté, l’escalade, le skate, le BMX Freestyle, le surf et le basket 3x3 faisaient leurs débuts aux Jeux Olympiques. Mais comment s’en sont sortis les Français dans ces nouveaux sports ou disciplines olympiques ? Réponse en vidéos.
(Photo d’Ezra Shaw/Getty Images)
Le karaté faisait ses premiers pas aux Jeux Olympiques et Steven da Costa a été sacré champion olympique en kumite -67 kg.
VIDÉO : Revivez les temps forts de la finale de Steven da Costa
Deux de ses compatriotes concourraient aussi à Tokyo. Alexandra Feracci (kata) a été éliminée au premier tour préliminaire tandis que Leïla Heurtault (-61 kg, kumite) a remporté un seul de ses quatre combats du tour préliminaire.
L’escalade faisait elle aussi ses débuts comme sport olympique, sous la forme d’un combiné : vitesse, bloc et difficulté. Et les quatre représentants français ont connu des destins différents.
Chez les hommes, Bassa Mawem a commencé par établir le record olympique de vitesse en grimpant le mur de 15 m en 5,45 s. Il s’est qualifié pour la finale après les épreuves de bloc et de difficulté, mais s’est blessé au biceps et a dû déclarer forfait. Son frère Mickaël Mawem s’est lui aussi qualifié pour la finale où il a terminé cinquième après les trois épreuves.
VIDÉO : Les meilleurs moments des qualifications masculines
VIDÉO : Les meilleurs moments de la finale masculine
Du côté des femmes, Julia Chanourdie, l’une des rares femmes à avoir grimpé Eagle-4 (une voie cotée 9b), ne s’est pas qualifiée pour la finale, contrairement à Anouck Jaubert. À 27 ans et avant de prendre sa retraite sportive, elle a terminé huitième des qualifications et s’est glissée en finale où elle a fini septième.
« Je suis épuisée et super heureuse », déclarait Jaubert à l’AFP. « J'ai pu profiter de cette journée, m'exprimer dans toutes les disciplines et être présente dans les moments clés. »
Si le BMX Race était déjà au programme des Jeux Olympiques depuis l’édition de Beijing 2008, le BMX Freestyle faisait ses premiers pas aux JO. La France a envoyé un seul représentant : Anthony Jeanjean.
En finale, le freestyleur de 23 ans a été sanctionné pour une mauvaise réception dans son premier run et a chuté dans son deuxième. Il finit septième au classement général. « Je suis déçu, notre sport se joue sur des détails techniques, et j'ai fait aujourd'hui une erreur technique qui m'a coûté beaucoup mais j'en ressortirai plus de positif que de négatif », a-t-il analysé auprès de l’AFP juste après la finale.
VIDÉO : Les temps forts de la finale de BMX Freestyle
VIDÉO : La finale en intégralité (Jeanjean à partir de 01:28:10 puis à 01:54:50)
Cinq Français étaient présents à Tokyo pour honorer les débuts olympiques du skate. Vincent Matheron et Madeleine Larcheron en park, et Aurélien Giraud, Vincent Milou et Charlotte Hym en street.
À 15 ans, Madeleine Larcheron était la plus jeune athlète française aux Jeux. Elle a fini 13e des qualifications alors qu’il fallait finir parmi les huit premières pour se qualifier pour la finale. C’est ce qu’a réussi Matheron qui a finalement terminé septième en finale.
VIDÉO : Le replay intégral du park masculin
VIDÉO : Le replay intégral du park féminin
En street, les deux Français se sont aussi qualifiés pour la finale. Milou a fini au pied du podium, à la quatrième place, pendant que Giraud a terminé sixième. Ce n’est vraiment pas passé loin. Charlotte Hym a fini seizième ex æquo chez les femmes.
Jérémy Florès, Michel Bourez, Johanne Defay et Pauline Ado ont été les premiers surfeurs français à attaquer des vagues aux Jeux Olympiques. Ils ont sévi sur la plage de Tsurigasaki pendant trois jours.
Florès a été éliminé en huitième de finale par l’Australien Owen Wright, futur médaillé de bronze. Bourez a pris le dessus sur le Marocain Ramzi Boukhiam avant de s’incliner en quart contre le Brésilien Gabriel Medina.
VIDÉO : L’interview de Jérémy Florès à la sortie des vagues !
VIDÉO : Les temps forts de la finale masculine
Chez les femmes, l’aventure de Defay a aussi été stoppée en huitième contre la Portugaise Yolanda Hopkins, tout comme Ado face à l’Australienne Sally Fitzgibbons.
Le basket 5x5 a été accompagné de son petit frère du 3x3 pour la première fois. Si les hommes n’étaient pas qualifiés, les basketteuses 3x3 françaises Ana-Maria Filip, Laëtitia Guapo, Marie-Eve Paget et Migna Touré se sont hissées jusqu’en demi-finales : après 4 victoires et 3 défaites en phase de groupe, elles ont battu le Japon (qui les avait battues en poules) en quart de finale avant de perdre contre les Américaines, futures championnes olympiques.
Dans le match pour le bronze, elles ont échoué au pied du podium en s’inclinant face à la République populaire de Chine qui les avait déjà battues en match de poules.
« C'est un honneur, une fierté d'avoir réussi ce parcours », a déclaré Touré à l’AFP. « Quatrièmes ce n'est pas rien. Le 3x3 est une discipline merveilleuse, qui a un énorme avenir, sa place aux Jeux est légitime, elle a gagné le cœur de nombreux téléspectateurs et de nombreux athlètes. On est fières d'en faire partie. »
VIDÉO : Les temps forts de FRA-CHN pour le bronze
VIDÉO : L’interview d’Ana-Maria Filip après la quatrième place
Le baseball et le softball faisaient leur retour aux Jeux Olympiques. Mais c’était sans les Français ni les Françaises, non qualifiés.
Le baseball a fait son apparition à Barcelone 1992 et a été disputé sans interruption jusqu’à Beijing 2008, mais a disparu du programme à Londres 2012 et à Rio 2016. À Tokyo 2020, le Japon a remporté son premier titre.
Le softball, l’équivalent féminin, a fait ses débuts olympiques à Atlanta 1996 et suivi le même parcours que le baseball, avec un retour au Japon. Là aussi, c’est le Japon qui a décroché le titre, pour la deuxième édition de suite après le sacre à Pékin en 2008.