Batum : « On veut installer le basket français durablement au plus haut niveau »

Le capitaine de l'équipe de France de basket espère que cette médaille d'argent olympique pose les bases d'une période dorée pour les Bleus.

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(Photo de Kevin C. Cox/Getty Images)

« Il faut que ce soit le début de quelque chose, d'une nouvelle ère, et pas l'aboutissement de ce qu'on a fait depuis plusieurs années », a appelé le capitaine des basketteurs français Nicolas Batum, samedi après la médaille d'argent obtenue aux Jeux de Tokyo.

Les Bleus ne sont pas passés loin d'un exploit historique face à Team USA en finale, finalement perdue (87-82). Et leur déception n'en a été que plus grande, à l'image des larmes de Rudy Gobert sur le parquet, ou de celles d'Evan Fournier en quittant la zone mixte.

« Le fait d'être déçu prouve que le basket français est arrivé à ce stade où on ne se satisfait pas d'une médaille d'argent olympique. Il y a dix, quinze ans, on faisait une cinquième place au Mondial et on était content... », a souligné Batum en conférence de presse. 

« On a essayé d'installer une base pour changer cet état d'esprit il y a dix ans, avec la génération de Tony Parker et Boris Diaw. La nôtre essaye de perpétuer ça. On veut installer le basket français durablement au plus haut niveau, on veut rester constant », a-t-il ajouté.

« Nous, nous y croirons à chaque fois, même si on n'est pas suivi par les gens à l'extérieur, car on sait qu'on pourra finir sur la plus haute marche olympique un jour », a insisté l'ailier.

Rudy Gobert a abondé:  « J'espère que les gens qui nous ont suivis, les jeunes, ont vu que rien n'est impossible, quand tu crois en toi et en tes coéquipiers. J'espère qu'on a montré aux Français qui nous soutiennent qu'on peut jouer contre n'importe qui les yeux dans les yeux ». 

« Nous rêvions de la médaille d'or. Mais notre rêve ne s'arrête pas là. Il y a les Jeux à Paris dans trois ans », a donné rendez-vous le pivot des Bleus, qui ont échoué en finale olympique pour la troisième fois de leur histoire, après Londres 1948 et Sydney 2000.

Avec l'AFP

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