5 choses à savoir sur Steven Da Costa

Nid familial, formidable palmarès, rituel de fin de combat... Voici cinq choses à savoir sur Steven Da Costa, champion olympique de karaté à Tokyo 2020.

Photo de 2021 Getty Images

Steven Da Costa est devenu le premier champion olympique de karaté kumite, ce jeudi aux Jeux Olympiques de Tokyo 2020. N°1 mondial dans sa catégorie et déjà champion du monde en 2018, le Français a battu en finale le Turc Eray Samdan 5-0.

Voici 5 anecdotes sur le « Petit Prince » de son sport.

Une famille qui baigne dans le karaté

Chez les Da Costa, le karaté est une histoire de famille. Figure de proue de sa discipline en France, Steven est donc devenu champion olympique aux Jeux Olympiques de Tokyo 2020. Mais son frère aîné Logan, ainsi que son jumeau Jessie, sont également des karatékas accomplis et font partie de l'équipe de France.

Depuis qu'ils sont jeunes, ils sont tous les trois entraînés par leur père Michel, dans le fief familial, à Mont-Saint-Martin, en Meurthe-et-Moselle. Un père qui n’était pas pratiquant de cet art martial à l’origine. Mais après avoir suivi ses enfants dans cette voie, il est maintenant ceinture noire et leur entraîneur principal.

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Un Petit Prince qui a galéré…

Steven Da Costa est surnommé le « Petit Prince » du karaté, du fait de ses qualités techniques, ce qui en dit long sur son talent. Des qualités qui lui ont permis de se bâtir un palmarès étourdissant. Mais si talentueux soit-il, le Mosellan a quand même dû patienter, lui qui a commencé le karaté à 4 ans avec son jumeau, suivant les pas de leur frère Logan.

Mais lors de ses premières compétitions, Steven Da Costa ne gagne pas et monte très rarement sur les podiums départementaux et régionaux. Il faut attendre les 12/13 ans pour le voir remporter quelques succès sur le plan national et lancer la machine.

... avant de tout rafler

Un démarrage diesel peut-être. Mais ensuite, Steven Da Costa va devenir quasi inarrêtable. D’abord chez les juniors où il devient champion du monde en -68 kg en 2013 ainsi que champion d’Europe en 2013 et 2014.

Puis chez les seniors, la moisson continue : deux titres de champion d’Europe – individuel et par équipe – dès 2016, champion du monde en 2018, et encore champion d’Europe en 2019.

N°1 de sa catégorie avant le tournoi, olympique, il est allé au bout de son rêve, décrochant la médaille d’or. « Aujourd'hui, c'est un soulagement. À partir du moment où j'étais sorti des poules, ça a été très, très dur. Mais j'y ai toujours cru » a-t-il confié.

Une ville sous le charme

C’est le cœur de toute une ville qui bat pour son champion. Steven Da Costa et sa famille sont farouchement attachés à la région Grand Est et à Mont-Saint-Martin. Un amour réciproque : le maire de la ville, Serge De Carli, apporte une grande aide au club des trois frères Da Costa.

La ville soutient financièrement le club et met également à disposition des locaux pour l’entrainement. Steven Da Costa, à la suite de son titre de champion du monde, a par ailleurs reçu symboliquement la médaille de la ville, en 2018.

Le salto de la victoire

C’est une marque de fabrique - un rituel même - attendue par ses fans. Pour célébrer ses victoires, Steven Da Costa effectue un impressionnant salto d’équilibriste. Une fois désigné vainqueur, il salue son adversaire, traverse la surface de tatami pour serrer la main de l’entraîneur adverse, et retourne à son coin par une pirouette.

Ce rituel, débuté en 2013 à Konya (Turquie), le Français l’a réalisé ce jeudi au Nippon Budokan. Pour son plus grand bonheur et celui de la délégation française.