5 choses à savoir sur Nina Derwael

À 21 ans, la gymnaste belge Nina Derwael vient de remporter la médaille d’or aux barres asymétriques. Mais que connaissez-vous de la native de Saint-Trond ?

Photo de Photo de Maja Hitij/Getty Images

À 21 ans, la gymnaste belge Nina Derwael a été sacrée aux barres asymétriques pour offrir à la Belgique sa toute première médaille olympique en gymnastique.

Mais connaissez-vous bien la native de Saint-Trond, double Sportive de l’année en Belgique, en 2018 et 2019, succédant ainsi à Nafissatou Thiam. Tokyo 2020 vous la présente en cinq points.

Revivez la victoire de Nina Derwael ici.

Des « premières » pour une Belge

En remportant l’or olympique à Tokyo 2020, Nina Derwael est devenue la première gymnaste à ramener une médaille olympique à la Belgique dans son sport. Et ce n’est pas la première fois qu’elle entre dans l’histoire de la gymnastique belge.

Aux Championnats d’Europe 2017, par exemple, elle est devenue la première gymnaste belge féminine à décrocher l’or dans un Championnat d’Europe, aux barres asymétriques. La même année aux Championnats du monde, elle termine troisième au même agrès derrière Fan Yilin, championne du monde en titre notamment. Elle est ainsi la première gymnaste belge à rapporter une médaille, le bronze, à son pays dans un Championnat du monde. Elle décroche enfin le titre mondial en 2018 pour devenir… la première gymnaste Belge championne du monde.

Sa prestation à Tokyo est donc dans la continuité de ses belles premières pour la gymnastique belge.

Deux éléments qui portent son nom

En 2017, aux Championnats du monde à Montréal, elle n’a que 17 ans et donne son nom à un nouvel élément. En fait, elle est « co-propriétaire » du nouvel élément parce que le même jour dans la compétition, la Britannique Georgia-Mae Fenton l’a aussi tenté et réussi.

Les deux gymnastes expliquent avoir chacune mis un an à le perfectionner, jusqu’à le présenter à Montréal. Mais Derwael n’était pas rassasiée. « J’aimerais faire officialiser un autre élément aux barres, mais un qui soit vraiment le mien pour ne pas à avoir partager le nom », avait-elle annoncé sur le site de la Fédération internationale de gymnastique (FIG).

Elle a exaucé son souhait en juin 2021, lors de l’étape de Challenge Cup mondiale à Osijek en Croatie où elle a présenté un Nabieva agrémenté d’un demi-tour, son nouvel élément qui porte désormais son nom.

Son petit ami footballeur apprend son titre mondial en plein match

Nina est en couple avec Siemen Voet, footballeur professionnel au club néerlandais du PEC Zwolle. Le 12 octobre 2019, alors qu’il évolue au KSV Roeselare en Belgique, l’arrière central ouvre le score dans un succès 3-1 contre OH Leuven. Simultanément, Nina dispute les Championnats du monde à Stuttgart. Elle est en finale des barres asymétriques.

« Je savais qu'elle commencerait vers la 82e minute [de mon match] », explique le footballeur à l’émission sportive belge Sporza. « J'ai regardé mes parents dans les gradins et j'ai vu un doigt : elle était numéro un. » Nina a gagné l’épreuve avec un score de 15,233.

« Je ne pouvais plus contrôler mes émotions », ajoute son petit ami. « J'ai dû rester concentré pendant un moment, mais j'étais si heureux. J'avais les larmes aux yeux. Je n'oublierai jamais cela et je m’en souviendrai tout le reste de ma vie. »

La cinquième gymnaste seulement à défendre son titre mondial

En remportant le titre qui a fait pleurer son petit ami, Derwael est devenue la cinquième femme seulement dans l’histoire des Championnats du monde à défendre son titre aux barres asymétriques après l’Est-Allemande Maxi Gnauck (1981, 1983), la Roumaine Daniela Silivaș (1987, 1989), l’athlète du ROC Svetlana Khorkina (1995, 1996, 1997, 1999, 2001) et la Chinoise Fan Yilin (2015, 2017), cette dernière ayant terminé septième à Tokyo 2020 ce 1er août.

Une absence aux Europe pour se soigner le pied

Une déchirure du gros orteil du pied gauche aurait pu l’empêcher d’entrer dans l’histoire puisqu’en début d’année 2021, elle est victime de cette blessure et doit même renoncer aux Championnats d’Europe à Bâle fin avril 2021 pour ne pas compromettre sa participation aux Jeux Olympiques. Elle a pris cette sage décision alors que cela fait plus d’un an qu’elle n’a pas disputé de compétitions en raison de la pandémie de COVID-19.

« Si je reprenais trop vite, les kinés m'ont dit je pouvais risquer une rechute ou d'aggraver ma blessure », déclarait Nina Derwael à la RTBF. « La blessure n'est pas grave et n'aura pas d'incidence sur la suite de ma saison. L'Euro arrive un peu trop vite et je ne voulais simplement pas forcer et prendre de risque. »

Et bien lui en a pris quand on connaît les résultats aux Jeux Olympiques !

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