5 choses à savoir sur le surfeur tahitien Mihimana Braye

Mihimana Braye dispute ses premiers Mondiaux de surf avec l’équipe de France. Amoureux de Teahupo’o, boxeur et amateur d’aerials… Faites connaissance avec ce surfeur tahitien de 25 ans.

Par Guillaume Depasse
Photo de French Surfing Federation / We_creative / Antoine Justes - 2022

Avec Vahine Fierro, Mihimana Braye fait partie des deux Tahitiens qui disputent les ISA World Surfing Games, du 16 au 24 septembre.

Pour lui, c’est une première sous le maillot de l’équipe de France.

« C'est juste incroyable. Je suis super content », déclarait-il à la Surfing France. « Les seuls Mondiaux ISA que j'ai fait étaient avec l'équipe de Tahiti en juniors, il y a longtemps. Je sais pourquoi je suis là : décrocher la place qualificative pour les JO avec les coéquipiers, c'est l'objectif ultime. »

En jeu, donc, un quota additionnel pour Paris 2024 qui reviendra au Comité National Olympique (CNO) qui terminera à la première place du classement hommes et femmes.

Mais qui est Mihimana Braye, qui rêve de disputer les Jeux de Paris 2024 chez lui, sur la mythique vague de Teahupo’o ?

Olympics.com vous dit tout.

Un amoureux de Teahupo’o

Mihimana Braye est originaire de Papeete, la capitale de Polynésie française, à Tahiti. C’est là-bas que se déroulera l’épreuve de surf des Jeux Olympiques de Paris 2024, sur la vague de Teahupo’o. Un spot paradisiaque et mythique où Braye s’entraîne régulièrement. Mais surtout, une relation très affectueuse s’est créée entre lui et cette vague au fil du temps.

« Moi et elle pour toujours », peut-on lire sur l’une des ses publication Instagram, ou encore « j’ai passé beaucoup de temps ici dernièrement. Teahupo’o est ma vague préférée ».

Admirez la technique et le style, sur cette puissante vague.

Aimanté à la vague sur un Aerial 360 °

Il n’est plus rare de voir des surfeurs réaliser des rotations aériennes en compétition (aerials). C’est notamment grâce à un superbe Aerial 360 ° que le Brésilien Gabriel Medina avait éliminé le Français Michel Bourez, un autre surfeur tahitien, en quart de finale des Jeux de Tokyo 2020. Il avait récolté un 9/10 pour ce run.

Mihimana Braye, qui évolue dans le circuit des Challenger Series de la WSL, le deuxième plus prestigieux avant d’accéder au Championship Tour (CT), rentre lui aussi des Aerials en compétition.

Beaucoup de pratique est nécéssaire à l’exécution d’une telle figure. Et parfois, quand les éléments s’assemblent, l’atterrissage se fait tout en douceur.

Boxe, yoga et nourriture saine

Quand il n’est pas dans l’eau à surfer, Mihimana Braye pratique d’autres sports, qui lui procurent autant de plaisir que d’entraînement croisé pour la compétition. Le Tahitien profite également de la diversité de la faune aquatique polynésienne pour s’alimenter.

« J’ai commencé à faire de la boxe cette année, cela m’aide pour le cardio et le mental », confiait-il à Actu.fr.

« Je fais aussi du yoga pour calmer mon esprit et bien récupérer après les grosses sessions d’entraînement. Je ne mange pas de viande rouge ni blanche depuis cinq ans, que du poisson et j’ai vu de nettes améliorations sur ma santé et mes performances. »

Huntington Beach, un spot qu’il affectionne

Les Mondiaux de surf ont lieu à Huntington Beach, en Californie, où a également lieu l’US Open, qui compte pour les Challenger Series de la WSL.

C’est sur ce spot au sud de Los Angeles que Braye, actuellement 36e au général des Challenger Series avant les trois dernières étapes, a obtenu le meilleur classement de sa carrière, avec une neuvième place en 2021.

« J'ai un feeling particulier avec Huntington », amorce Braye, toujours au micro de Surfing France.

« J'ai passé beaucoup de temps ici. Je me suis familiarisé avec ce spot. J'ai beaucoup de confiance ici. Et je sais ce que les juges attendent de voir : une ou deux grosses manœuvres au large, sans doute des airs. Alors, oui, ce n'est pas la plus belle des vagues mais je suis vraiment confiant ici. Mon surf est adapté à cette vague. »

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Braye, Fierro et Vaast : les surfeurs tahitiens

Les surfeurs polynésiens ont toujours été performants lors des compétitions internationales, avec notamment Hira Teriinatoofa, médaillé d’or aux ISA World Surfing Games en 2004 et 2010 et aujourd’hui entraîneur national, ou encore Michel Bourez, aux douze saisons sur le CT avec trois victoires dont une à Pipeline en 2016.

La relève est bien assurée, avec trois athlètes qui rêvent de surfer à domicile lors des Jeux de Paris 2024 : Vahine Fierro, Mihimina Braye et Kauli Vaast. Trois surfeurs qui sont également amis.

« Il y a une belle énergie [entre les surfeurs tahitiens] », confiait Vahine Fierro à Olympics.com, qui a terminé troisième du Tahiti Pro cette saison, pour le retour de l’épreuve féminine du CT à Teahupo’o après 16 ans d’absence. « Mihimana, il est top. Il m'a beaucoup aidé pendant les compétitions et en entraînement. Comme Kauli d’ailleurs. Tous les trois, on est souvent ensemble. On partage beaucoup de sessions d'entraînement. Avec Mihimana dans l'équipe [des Mondiaux], c'est top car on peut représenter Tahiti. »

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