« Quand je suis née, je ne pouvais pas respirer. J’étais presque morte et ils m’ont réanimée », a-t-elle confessé à olympics.com lors d’une interview exclusive. « J’ai été opérée et je suis restée dans le coma pendant près d’un mois. Ils ont demandé à mes parents s’ils pouvaient me débrancher, mais ils voulaient attendre encore un peu, et un beau jour, je me suis soudainement réveillée ».
La détermination de ses parents et son esprit de battante l’ont aidée à traverser cette épreuve, façonnant par la même la résilience qui la caractérisera sur le tapis de judo.
« C’est sans doute pour cela que je continue à me battre tous les jours, encore aujourd’hui », nous a confié la star du judo français.
Clarisse Agbégnénou : des débuts et des victoires
Agbégnénou a commencé le judo à l’âge de neuf ans, ce afin de canaliser son énergie de façon positive. Elle a rejoint le club d’Orléans à 14 ans avant, en 2009, d’intégrer l’INSEP (Institut national du sport, de l’expertise et de la performance), où sont formés les champions français.
À 20 ans, Agbégnénou s’est révélée sur la scène internationale en remportant la médaille de bronze des Championnats d’Europe 2012. Un an plus tard, elle a fait mieux et remporté l’or européen et l’argent mondial. Enfin, à 21 ans, en 2014, elle a décroché son premier titre de championne du monde.
Clarisse Agbégnénou : la rédemption olympique
La carrière d’Agbégnénou est marquée du sceau de l’excellence. Si son compatriote français Teddy Riner impressionne chez les hommes avec ses huit titres de champion du monde, Agbégnénou force également le respect par sa régularité. Elle est devenue l’une des meilleures judokates françaises avec ses cinq titres européens et six titres mondiaux.
Aux Jeux Olympiques de Rio 2016, la judokate française a remporté la médaille d’argent. Déçue, elle s’est également sentie déterminée à remporter l’or des prochains Jeux. Cependant, les Jeux de Tokyo 2020 ont dû être reportés en raison de la pandémie de COVID-19, ce qui l’a dans un premier temps anéantie.
Malgré ce contre-temps, Agbégnénou a conservé sa motivation et s’est préparée pour ces Jeux en pratiquant le yoga et la boxe. Arrivée à Tokyo en très grande forme, elle a rempli sa mission et a remporté la médaille d’or en battant en finale Tina Trstenjak, qui l’avait battue à Rio 2016.
Même après une interruption liée à la naissance de sa fille Athena, Agbégnénou est restée la même compétitrice. En 2023, elle a remporté son sixième titre mondial, 11 mois seulement après la naissance de sa fille.
Après avoir remporté presque tous les titres possibles, Agbégnénou attend maintenant avec impatience les Jeux Olympiques de Paris 2024, où elle aspire à briller devant son public.