Village olympique de Yoyogi

Utilisé durant la Seconde Guerre mondiale pour l’entraînement des soldats de l’armée impériale du Japon, le site choisi en vue des Jeux Olympiques de Tokyo 1964 pour créer le village olympique de Yoyogi avait ensuite servi à l’hébergement de soldats des forces aériennes des États-Unis et de leurs familles au cours des vingt ans qui suivirent la fin de la guerre.

Après que les États-Unis eurent accepté de rendre ce terrain au Japon à l’approche des Jeux de Tokyo 1964, cette transition permettant d’accueillir les athlètes et les entraîneurs de 98 pays à l’occasion des Jeux fut également perçue comme une illustration symbolique de la transformation du Japon, qui passait alors du statut de nation occupée à celui de pays pacifique et ouvert au monde.

Suite aux Jeux, les bâtiments construits durant l’occupation américaine furent démolis et une fois le processus d’aménagement du parc terminé, au terme de travaux effectués de 1966 à 1971, la zone transformée devint le parc Yoyogi, l’un des plus vastes parcs de Tokyo. La partie sud-est du parc conserve encore quelques bâtiments d’hébergement, Mémorial du dortoir olympique, ayant constitué le village olympique de 1964. Cette partie du parc est également agrémentée d’un autre souvenir des Jeux, la plantation d’arbres ayant poussé à partir de graines apportées au Japon par les athlètes venus de divers pays étrangers.

Outre sa très vaste superficie boisée, le parc Yoyogi et désormais connu pour son espace réservé aux manifestations, dont de nombreux festivals, concerts de musiques et animations gastronomiques, qui ont lieu tout au long de l’année.

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