Centre d’arts martiaux - Nippon Budokan

Érigé en partie sur le périmètre de l’ancien château Edo, selon des plans reprenant l’architecture d’un temple japonais du 8e siècle et également inspirés par l’un des symboles du Japon, le Mont Fuji, le centre d’arts martiaux, ou Nippon Budokan, fut construit pour accueillir les compétitions olympiques de judo, ainsi que les démonstrations d’autres sports traditionnels japonais, dont le kendo, le kyudo et le sumo, prévues dans le cadre des Jeux Olympiques de Tokyo 1964.

Après les Jeux, géré par la Fondation du Nippon Budokan, le centre a continué à servir de lieu privilégié pour la promotion des budo ou arts martiaux japonais. Il est le centre sportif utilisé pour les compétitions et démonstrations publiques, et l’on y organise également des ateliers de budo, ainsi que des cours pour une large gamme de disciplines, dont le judo, le kendo, le karatedo, l’aïkido, le shorinji kempo et le naginatajutsu.

Plus de 300 élèves, allant d’enfants du cycle primaire jusqu’à des personnes d’âge adulte, pratiquent régulièrement les budo dans le cadre du Nippon Budokan. Le centre sera à nouveau utilisé pour les compétitions d’arts martiaux (judo et karaté) lors des Jeux Olympiques de Tokyo 2020.

Bien que la raison d’être du centre ait toujours été l’organisation de compétitions de budo, le site a également accueilli, depuis les années 1960, diverses manifestations nationales et culturelles, comme des concerts de musique et parfois aussi d’autres compétitions sportives. Le 15 août de chaque année se tient, par exemple, au Nippon Budokan, le Service commémoratif national pour les victimes de la Seconde Guerre mondiale. Sur le plan sportif, en 1976, Mohammad Ali avait affronté le célèbre catcheur, Antonio Inoki, au cours d’un match alliant divers arts martiaux et, entre autres divertissements d’ordre musical, le centre a vu défiler les grands noms de la scène internationale, tels ABBA, Bob Dylan, Eric Clapton, Queen, Led Zeppelin et les Beatles.

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