Ivica et le Dr Yannis ont tous les deux reconnu l’importance de s’entraîner dans des conditions similaires à celles que vous connaîtrez lors de l’événement.

L’acclimatation peut grandement améliorer vos performances, et peut également vous rendre plus fort mentalement.

Regardez le webinaire pour découvrir les meilleures façons de vous préparer à des conditions météorologiques difficiles lors d’un événement, et accédez à nos ressources « Vaincre la chaleur » ici.

Comment vaincre les conditions météorologiques difficiles

Dans le cadre de nos ressources en ligne destinées à vous aider à vous adapter à différents environnements à travers le monde, le quadruple médaillé d’argent olympique Ivica Kostelić et le professeur de sciences du sport et de l’exercice, le Dr Yannis Pitsiladis, ont rejoint la présentatrice Jeanette Kwakye pour un webinaire spécial sur le thème des conditions météorologiques difficiles.

Ivica a expliqué comment son entraînement le dotait systématiquement des meilleures chances de réussite malgré le mauvais temps, tandis que le Dr Yannis a partagé ses expériences en matière d’entraînement des athlètes de haut niveau, ainsi que son point de vue sur la préparation idéale en vue d’un événement majeur.

En savoir plus sur les apprentissages du Dr Yannis aux côtés des coureurs de haut niveau en Éthiopie et au Kenya.

Entraînez-vous par tous les temps

Ivica a remporté quatre médailles d’argent olympique à trois Jeux Olympiques d’hiver différents (Turin 2006, Vancouver 2010, Sotchi 2014). Il est convaincu que la constance de sa performance en environnements et conditions variés repose sur son entraînement sans relâche.

« Depuis l’enfance, je m’entraîne tous les jours. Originaires de Croatie, nous devions voyager pour accéder à la neige, et une fois sur place, nous nous entraînions sans relâche. Même en vieillissant, pendant les saisons de Coupe du Monde et les Jeux Olympiques, c’est une habitude que j’ai gardée. Si les remontées mécaniques étaient ouvertes, alors je m’entraînais. »

Ivica a toujours vu cette détermination à s’entraîner par tous les temps comme un avantage sur ses concurrents.

« Ce que je vois beaucoup aujourd’hui, ce sont des gens à la recherche de conditions parfaites. J’ai eu à concourir dans de mauvaises conditions plus d’une fois dans ma carrière. J’ai toujours été bon par mauvais temps car cela ne faisait pas de grande différence pour moi. Dans ces cas-là, il s’agissait d’un jour comme un autre et je me sentais à l’aise parce que je n’avais jamais sauté l’entraînement en cas de conditions similaires. »

Le Dr Yannis est membre du groupe d’experts de la commission médicale et scientifique du CIO sur les effets néfastes des phénomènes météorologiques. Il a révélé que selon une enquête menée auprès des athlètes ayant participé aux Championnats du monde d’athlétisme 2019 à Doha, seulement 55 % d’entre eux s’étaient préparés aux conditions chaudes du Qatar.

« Il faut toujours vous préparer aux conditions les plus difficiles, » explique-t-il. « Si les conditions se révèlent bonnes le jour de la course, alors vous êtes prêt de toute façon. J’ai toujours dit aux athlètes qu’ils devraient plutôt souhaiter des mauvaises conditions météorologiques, parce que cela signifie qu’ils seront prêts alors que les autres ne le seront peut-être pas ! »

Une préparation de six mois

Une fois l’importance de s’adapter à vos conditions établie, le Dr Yannis a expliqué qu’il faut, dans l’idéal, se préparer à une épreuve cible six mois à l’avance.

« Vous devez commencer à vous préparer six mois avant l’événement. Lorsque vous vous rendrez à Tokyo, par exemple, rien ne devrait être nouveau. Vous devriez déjà vous être habitué aux conditions.

« Si vous ne l’avez pas encore fait, ne soyez pas stressé : vous avez encore le temps ! Mais vous devez commencer à y songer dès maintenant. »

La meilleure façon de s’entraîner dans des conditions similaires à celles de l’événement est de participer à un camp d’entraînement dans un endroit où la chaleur et l’humidité sont comparables. Toutefois, si cela n’est pas possible pour vous, il existe des moyens de vous entraîner chez vous, a expliqué le Dr Yannis.

« Les chambres de simulation environnementale sont formidables de par la technologie qu’elles déploient, mais vous n’avez pas besoin d’une installation à un demi-million pour vous préparer.

« Lorsque je travaillais avec des coureurs de haut niveau en Afrique, nous avons investi la pièce d’une maison et utilisé des casseroles d’eau bouillante, des radiateurs, des gadgets pour mesurer la température et un tapis de course. Vous n’avez pas besoin d’équipement spécialisé pour vous préparer. »

Soyez résistant à tout

Outre les bénéfices physiques, Ivica pense également que la préparation à des conditions difficiles peut donner un coup de pouce psychologique aux athlètes.

« L’entraînement a des conséquences physiques, mais aussi mentales. Il ne vous rend pas seulement capable de mieux réagir aux intempéries, mais il vous rend aussi mentalement plus fort. Mon père, qui était aussi mon entraîneur, disait toujours que l’or symbolise la victoire car il est résistant à tout. C’est pour cela que quelqu’un qui veut gagner doit s’entraîner, quelles que soient les conditions. »

SIX MOIS AVANT L’ÉVÉNEMENT, VOUS DEVEZ COMMENCER À VOUS PRÉPARER. LORSQUE VOUS VOUS RENDREZ À TOKYO, PAR EXEMPLE, RIEN NE DEVRAIT ÊTRE NOUVEAU. VOUS DEVRIEZ DÉJÀ VOUS ÊTRE HABITUÉ AUX CONDITIONS.

 

DR YANNIS PITSILADIS

Vous souhaitez en savoir plus sur la façon de vous acclimater aux conditions difficiles ? Consultez nos ressources en ligne sur le sujet ici, y compris une brochure détaillée de la commission médicale et scientifique du CIO sur comment vaincre la chaleur.