Maike Diekmann est entrée dans l’histoire aux Jeux Olympiques de Tokyo 2020 comme première rameuse olympique originaire de Namibie. Depuis, elle a été nommée présidente de la CA de son CNO.

Grâce à la subvention d’activité annuelle pour les CA des CNO d’un montant de 10 000 USD, Maike a animé un atelier sur la lutte contre le dopage pour les athlètes namibiens qualifiés aux Jeux du Commonwealth de Birmingham 2022.

Cet atelier a ainsi permis aux athlètes de mieux se préparer pour les Jeux à venir et leurs retours influenceront directement les futures activités de la CA en Namibie, parmi lesquelles des formations sur le sponsoring.

Mon expérience

Après Tokyo 2020, j’ai eu besoin de faire une pause loin de l’entraînement et de la compétition pour mon mental. Pendant cette période, je me suis rapprochée de la présidente de notre CA, la tireuse Gaby Ahrens, aujourd’hui à la retraite. Je savais qu’elle était toujours impliquée dans le sport et j’étais particulièrement intéressée par sa façon de diriger la CA.

Gaby souhaitait être nommée vice-présidente du CNO de Namibie et était donc à la recherche d’un ou d’une remplaçante. Je n’avais jamais rien fait de comparable auparavant, mais je me suis quand même proposée. Encore aujourd’hui, elle fait figure de mentor à mes yeux. Elle est l’unique raison pour laquelle j’ai été en mesure d’assumer ce rôle.

Quand j’étais athlète, je me souviens que je trouvais les règles antidopage rapidement ennuyeuses, alors que c’est un sujet absolument essentiel. En Namibie, beaucoup d’athlètes ignorent encore leurs droits et devoirs.

Maike Diekmann, présidente de la CA de Namibie

Faire preuve de créativité

Le premier atelier que nous avons organisé grâce à la subvention d’activité pour les CA des CNO s’est déroulé sur une journée, avec 15 athlètes et cinq entraîneurs participant aux Jeux du Commonwealth. Il avait pour thème la lutte contre le dopage. Quand j’étais athlète, je me souviens que je trouvais les règles antidopage rapidement ennuyeuses, alors que c’est un sujet absolument essentiel. En Namibie, beaucoup d’athlètes ignorent encore leurs droits et devoirs. Deux de nos agents pédagogiques spécialisés dans la lutte contre le dopage ont fait une présentation, puis les athlètes ont répondu à un quiz interactif sur leur téléphone.

La cheffe de mission, Marja Woortman, a expliqué aux athlètes ce qui les attendait à Birmingham, notamment en matière d’hébergement et de transport. Notre vice-président, Romio Goliath, a participé à l’organisation de l’atelier. Il était également qualifié en lutte à Birmingham, donc sa contribution a été d’autant plus précieuse. C’était amusant de le voir participer à l’atelier en qualité d’athlète.

En Namibie, beaucoup d’athlètes ne se connaissent pas, certains vivent ou s’entraînent d’ailleurs à l’étranger. L’atelier constituait donc une bonne occasion pour eux de se présenter, faire connaissance et commencer à développer un esprit d’équipe.

Maike Diekmann, présidente de la CA de Namibie

Comme nous étions en petit groupe, les participants n’ont pas hésité à prendre la parole ou poser des questions. En Namibie, beaucoup d’athlètes ne se connaissent pas, certains vivent ou s’entraînent d’ailleurs à l’étranger. L’atelier constituait donc une bonne occasion pour eux de se présenter, faire connaissance et commencer à développer un esprit d’équipe avant de se rendre à Birmingham tous ensemble.

L’innovation comme maître mot

Après les Jeux du Commonwealth, nous avons envoyé une enquête en ligne à nos athlètes. La quasi-totalité de leurs retours sur l’atelier et son ambiance était très positive. Ils ont aussi demandé du matériel plus spécifique à chaque sport pour leur entraînement et la compétition. Nous avons eu le plaisir de transmettre ces retours à notre bureau olympique pour qu’il puisse implémenter ces changements.

Je suis très reconnaissante de l’importance que le CIO accorde aux CA avec la subvention d’activité pour les CA des CNO. Pour la suite, nous allons nous servir de la subvention pour organiser un atelier à plus grande échelle en novembre, toujours sur la lutte contre le dopage, et enseigner aux athlètes comment utiliser les réseaux sociaux afin d’obtenir des sponsors. J’en ai fait une brève présentation lors de l’atelier des Jeux du Commonwealth. Nous comptons sur des sponsors privés pour les financements en Namibie, mais bon nombre d’athlètes n’ont pas encore réalisé tout le potentiel des réseaux sociaux parce qu’ils n’en savent pas assez sur ce sujet. Il est temps que cela change.

La CA de votre CNO peut demander la subvention d’activité de 10 000 USD chaque année afin de vous soutenir vous et vos collègues athlètes.

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