Le véliplanchiste olympique Pierre le Coq est également dentiste dans sa ville natale du nord-ouest de la France

Sa double carrière lui permet de poursuivre son objectif : aller encore au-delà du bronze à Tokyo 2020

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Issu d’une famille de véliplanchistes sur la côte nord française, Pierre avait une carrière aquatique toute tracée. Inscrit à un club de planche à voile local dès 11 ans, il est déjà sacré champion du monde junior à 17.

Il a par la suite remporté une médaille olympique à Rio. Toutefois, son parcours pour y parvenir a été quelque peu inhabituel. En effet, le Français a décidé de mettre sa carrière en pause le temps de suivre des études pour devenir dentiste.

IL EST DIFFICILE DE BIEN GAGNER SA VIE DANS CETTE DISCIPLINE, C’EST POURQUOI JE PENSE QU’IL EST IMPORTANT D’AVOIR D’AUTRES PROJETS.

PIERRE LE COQ

« Ce que l’on ressent sur une planche à voile est indescriptible. On se sent libre, raconte Pierre. Mais il est difficile de bien gagner sa vie dans cette discipline, c’est pourquoi je pense qu’il est important d’avoir d’autres projets.

Mes parents m’ont en quelque sorte guidé dans mon choix, puisqu’ils étaient tous les deux dentistes. Leur passion était contagieuse. Cela n’a pas été une décision facile à prendre, car les études de dentisterie sont longues et compliquées. J’ai dû arrêter de m’entraîner à haut niveau pendant quelques années. »

Cette décision de détourner, temporairement, son attention du sport a vraiment été difficile, mais elle semble avoir porté ses fruits. Elle a permis à Pierre de se donner corps et âme à son entraînement avec la garantie d’un projet derrière.

Aujourd’hui, il attend avec impatience Tokyo, où il espère faire mieux que la troisième place. « Nous essayons d’aller sur l’eau trois ou quatre fois par semaine, pendant environ trois heures. Maintenant que j’ai terminé [mes études], je peux conjuguer les deux. Je trouve le temps de m’entraîner en plus de mon travail. Cela fonctionne bien pour moi. »

« C’est beau de voir un jeune homme réussir à mener deux carrières, a confié l’un de ses patients à la chaîne olympique. Participer à des compétitions d’un tel niveau, puis être de retour à la fac le lundi sans rien laisser paraître, je pense que cela a beaucoup de mérite. Cela demande beaucoup de travail. Seule une personne équilibrée peut y arriver. »

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