Jeanette Kwakye est une ancienne sprinteuse olympique britannique qui a participé à la finale du 100 m à Beijing en 2008.

Depuis, elle mène une carrière dans les médias et a même récemment animé le Forum international des athlètes 2019 à Lausanne.

Jeannette est la présentatrice de la série de webinaires d’Athlete365 destinés à notre communauté d’athlètes et à laquelle ont pris part des stars comme Eliud Kipchoge et Aksel Lund Svindal.

J’ai commencé l’athlétisme assez tard, vers 14 ans. Je m’entraînais sur la piste près de chez moi, dans l’est de Londres. Je m’y rendais deux jours par semaine. Je n’aimais pas toujours m’entraîner, je trouvais cela assez difficile, mais je savais que j’étais rapide et j’adorais la compétition et toutes les sensations qui vont avec.

Je me souviens d’être allée aux Championnats du monde juniors en Jamaïque. C’était la première fois que j’ai vu Usain Bolt. La réaction de la foule et le fait d’être en Jamaïque avec l’équipe de Grande-Bretagne m’ont donné envie d’en faire ma vie. C’était incroyable.

2008 a été mon année olympique. J’étais la première femme britannique à arriver en finale du 100 m en 24 ans. Je n’ai compris qu’après la course à quel point c’était extraordinaire. L’ambiance dans le stade était effervescente. Il y avait 90 000 spectateurs. C’était une expérience incroyable que je n’oublierai jamais.

JE VOULAIS OBTENIR UN DIPLÔME POUR PROUVER AUX ÉDITEURS ET PRODUCTEURS QUE J’ÉTAIS SÉRIEUSE DANS MON CHOIX, QUE JE N’ÉTAIS PAS JUSTE UNE ANCIENNE ATHLÈTE QUI AVAIT ENVIE DE PARLER DE SPORT.



JEANETTE KWAKYE

Se reconvertir dans les médias sportifs

Quand j’étais plus jeune, je savais que mes deux options seraient forcément le journalisme et le sport. J’adorais étudier l’anglais à l’école, donc quand j’ai pris ma retraite du sport, je me suis formée au journalisme. Je voulais obtenir un diplôme pour prouver aux éditeurs et producteurs que j’étais sérieuse dans mon choix, que je n’étais pas juste une ancienne athlète qui avait envie de parler de sport. Je voulais être capable de produire et d’éditer afin de pouvoir travailler pour n’importe quel journal ou département de télévision.

Me lancer dans le journalisme a fait taire tous les doutes que j’aurais pu avoir concernant ma retraite. C’est devenu une priorité pour moi. Je voyais que mon parcours olympique et athlétique touchait naturellement à sa fin et qu’un nouveau chapitre allait s’ouvrir, de nouvelles opportunités allaient s’offrir à moi. J’étais au bon endroit au bon moment pour certaines et j’ai pu les saisir.

Puisez dans votre assurance et ayez confiance

Pour moi, le sens de la discipline est ce qui prime en athlétisme ou pour faire carrière dans les médias. Si on veut devenir le ou la meilleure, la discipline est indispensable. Le sens de l’organisation est très important aussi. Vous devez soit être vous-même très organisé, soit avoir quelqu’un qui l’est pour vous.

Ce sont probablement les deux principales qualités que j’ai conservées pour ma carrière dans le journalisme, avec l’assurance. Lorsque l’on participe à des compétitions assez jeune, je pense que l’on acquiert une certaine assurance. Il s’agit d’années formatrices et cette assurance nous accompagne ensuite dans la vie adulte. Cela ne s’achète pas. C’est une expérience qui nous enrichit constamment, année après année.

Ce n’est pas facile de pénétrer dans un nouvel univers que l’on ne maîtrise pas. Il est maintenant question d’opinion d’autrui et non plus de résultats sportifs objectifs. Mais si vous avez de l’assurance et confiance en vous, comme c’est normalement le cas dans votre sport, alors il n’y a pas de raison que vous ne réussissiez pas dans votre nouvelle carrière.

Regardez notre série de webinaires dans laquelle Jeanette discute avec le champion olympique de marathon, Eliud Kipchoge, et d’autres stars du sport.