Le Kényan légendaire, Eliud Kipchoge, détient le record du monde et un titre olympique en marathon

En octobre, il est entré dans l’histoire comme le premier homme du monde à courir un marathon en moins de deux heures.

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Depuis son exploit du 12 octobre 2019, le nom d’Eliud Kipchoge est à jamais inscrit dans l’histoire de la course.

En ce matin froid à Vienne (Autriche), le Kényan est devenu le premier athlète à courir un marathon en moins de deux heures, passant ainsi une barre considérée jusque là au-delà des limites atteignables pour l’être humain.

Eliud se préparait pour Tokyo 2020, où il devait défendre son titre de champion olympique, mais c’était sans compter sur la pandémie de coronavirus. Toutefois, il est difficile d’imaginer que cet événement ait entaché les perspectives de médaille d’or du marathonien de 35 ans. En effet, sa carrière est synonyme de patience, constance et travail acharné.

Champion sur piste devenu légende sur route

Comme la plupart des marathoniens les plus performants du Kenya, Eliud était coureur sur piste au niveau international sur avant de s’orienter vers la course sur route. Après avoir été sacré champion du monde du 5 000 m en 2003, il est monté sur le podium de cette même épreuve aux Jeux Olympiques d’Athènes et de Beijing, mais n’a malheureusement pas pu se qualifier au sein de la redoutable équipe kényane pour Londres 2012 en raison d’une blessure à la jambe. Mais, c’est parfois de la déception que l’on tire les plus belles leçons. Ainsi, cette embûche a poussé Eliud à se mettre à la course sur route la saison suivante, décision qu’il n’a jamais regrettée.

Depuis, Eliud a remporté 11 des 12 marathons auxquels il a participé, un exploit stupéfiant. 2016 marque un tournant exceptionnel dans sa carrière. Il établit un record de course au marathon de Londres avant de remporter l’or olympique en marathon en Rio de Janeiro grâce à une performance époustouflante. Il y signe la victoire avec la plus grande marge des Jeux depuis 44 ans.

Même si la course d’Eliud de moins de deux heures à Vienne ne remplit pas les critères pour battre son propre record du monde de 2 h 1 min 39 s (à Berlin en 2018) en raison des conditions de courses et son recours à des lièvres, elle alimente le rêve que cette barre puisse un jour être passée.

« Dans ces moments, nous devons changer »

Au-delà de son incroyable exploit, Eliud a d’ores et déjà marqué et transcendé le sport. Son influence n’en sera que renforcée s’il parvient à conserver son titre olympique au Japon l’année prochaine. Il continuera de s’entraîner six jours par semaine dans le village reculé de Kaptagan, à 8 000 mètres au-dessus du niveau de la mer, où il parcourt 100 miles par semaine sous la supervision de son entraîneur de longue date, Patrick Sang. Il a revu ses objectifs, mais son éthique de travail demeure la même. Symbole d’humilité, l’athlète tient son succès à sa constance. Il n’aurait ainsi jamais manqué une seule séance d’entraînement.

« Cette période est vraiment étrange pour le sport en général, mais surtout pour nous coureurs qui étions déjà en très bonne forme. Normalement toutes les grandes villes organisent des marathons à cette époque de l’année », a-t-il expliqué à la chaîne olympique lorsqu’on l’a interrogé sur sa réaction vis-à-vis du report de Tokyo 2020.

« J’ai été choqué par l’annonce et je ne l’ai pas très bien pris. Mais avec le temps, je me suis résolu à accepter ce changement, a-t-il confié. Je suis partisan du changement. Et dans ces moments, nous devons changer. »

I’M AN ADVOCATE FOR CHANGE. AND AT SUCH TIMES WE NEED TO CHANGE.



ELIUD KIPCHOGE