Morghan n’a commencé l’haltérophilie qu’à 26 ans, mais cela ne l’a pas empêchée, quatre ans plus tard, de battre un record national lors de l’épreuve 48 kg à Rio en 2016.

L’Américaine d’un mètre cinquante-trois utilise maintenant son image pour inspirer la nouvelle génération d’haltérophiles féminines et promeut une image body positive.

Morghan planifie également son avenir après le sport. Si vous songez également à votre transition de carrière, consultez nos ressources Athlete365 Career+.


Il est essentiel d’être soi-même, d’apprécier toutes les étapes de son parcours et de partager ses expériences avec les gens.

 

Morghan King

J’ai pratiqué la gymnastique jusqu’à l’âge de neuf ans, avant de me mettre au football aux alentours de 11 ans, et ce jusqu’à l’université. J’ai aussi pratiqué l’athlétisme. Ce mélange de sports puissants m’a vraiment aidé par la suite en tant qu’athlète.

Après mes études, j’ai atteint un point où je savais que je voulais continuer la compétition, mais j’avais du mal à trouver ma voie. À ce moment-là, j’en avais assez du football (que j’avais pratiqué toute ma vie), et j’ai donc commencé à participer à des marathons et des triathlons pendant un moment. De la même manière, j’ai fini par m’ennuyer !

Un ami m’a alors conseillé le CrossFit, et j’ai tout de suite adoré. J’ai retrouvé mon côté compétitif, et quand j’ai commencé à participer à des compétitions régionales, j’ai rapidement eu le sentiment que je voulais perfectionner ma pratique.

Je voulais être plus forte, puisque je savais que c’était ma faiblesse du fait de ma petite taille en comparaison des filles contre lesquelles j’étais en compétition. Je me suis dit : « OK, je vais d’abord tâcher d’avoir une bonne base, une bonne fondation ». La première fois que j’ai essayé l’haltérophilie, j’ai su que c’était fait pour moi. J’ai adoré la perfection que cela implique, et le fait que ce soit moi contre la barre.

Devenir un modèle

Mon premier objectif était de participer aux Championnats nationaux en 2013 et de finir au moins cinquième au classement, mais j’ai fait encore mieux. J’ai gagné mes premiers Championnats nationaux, puis fait partie de l’équipe internationale, et tout s’est enchaîné. La préparation de Rio 2016 a été l’expérience la plus magique que l’on puisse imaginer.

Après avoir battu le record national américain et terminé sixième mondiale à Rio, mon amie olympienne Holley Mangold m’a dit : « J’espère que tu réalises que grâce aux réseaux sociaux et à la visibilité dont nous jouissons maintenant dans l’haltérophilie, tu as inspiré un nombre considérable de jeunes filles. » Avant cela, ça ne m’était pas vraiment venu à l’esprit, mais j’ai alors voulu partager l’enthousiasme qu’inspirent les Jeux Olympiques.

En octobre 2018, je me suis rendue à Buenos Aires en qualité d’athlète modèle pour les Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ). Une fois sur place, mon bénévole a demandé à une concurrente péruvienne comment elle s’était lancée dans l’haltérophilie. Elle lui a expliqué qu’elle m’avait découvert sur Instagram, et qu’elle avait été tellement inspirée par ce que je faisais qu’elle s’était mis en tête de travailler dur pour participer aux JOJ. C’est tellement incroyable. En tant qu’athlètes, nous sommes parfois tellement concentrés sur notre personne que nous en oublions l’exemple que nous donnons aux autres.

Comme j’étais bien plus vieille que les autres filles des JOJ, je disposais d’une leçon de vie à leur transmettre. Pouvoir les aider dans leur parcours et assumer le rôle de modèle m’a vraiment passionné. J’espère pouvoir continuer à le faire pour le restant de mes jours, même après m’être retirée de la compétition.

Promouvoir les bienfaits des sports de force

Il est particulièrement puissant de promouvoir des images body positive auprès des femmes. Les sports de force font l’objet de beaucoup de stéréotypes. Les gens pensent souvent : « Nous sommes des bodybuildeuses et nous allons devenir très musclées ». La réalité est néanmoins différente, et avec l’impact que nous commençons à avoir, nous allons pouvoir encourager de plus en plus de jeunes filles à envisager de pratiquer les sports de force.

Vous pouvez également utiliser l’haltérophilie en complément de n’importe quel sport. Il faut à tout prix s’assurer que les femmes apprennent à ne plus avoir peur de la barre ou des poids. C’est ce qui va vous rendre plus forte et plus puissante, et c’est quelque chose dont vous ne devez pas avoir peur.

Pour moi, le contact des barres est quelque chose de très singulier. Lorsque vous posez vos mains dessus, vous pouvez sentir une puissance extraordinaire, pas seulement à l’extérieur, mais à l’intérieur, vous avez l’impression de pouvoir tout faire. C’est un sentiment incroyable, et j’espère que davantage de femmes seront à même de le voir et d’en faire l’expérience par elles-mêmes.

Utiliser les réseaux sociaux de manière positive

L’haltérophilie a beau être un sport individuel, les réseaux sociaux permettent de briser cette solitude. J’ai toujours voulu être capable d’inspirer les jeunes filles et leur mère. C’est quelque chose qui était déjà important pour moi lorsque j’ai commencé à attirer l’attention du public.

Sur les réseaux sociaux, il y a une réelle pression pour essayer de présenter une image de soi différente de la réalité. J’ai toujours dit que le travail acharné passe avant tout, et ce que je veux, c’est être authentique. Si vous vous faites passer pour quelqu’un d’autre sur les réseaux sociaux, alors vous allez commencer à vous battre avec la personne que vous êtes réellement. Il est essentiel d’être soi-même, d’apprécier toutes les étapes de son parcours et de partager ses expériences avec les gens.

Au-delà de l’haltérophilie

L’haltérophilie est un travail à plein temps. Je m’entraîne neuf fois par semaine à la salle avant de travailler sur la récupération. Je me cherche maintenant un avenir au-delà du sport de compétition.

Pour préparer ma transition, j’ai doucement repris les études pour étudier la psychologie du sport. C’est un domaine qui continue d’évoluer au sein du sport et j’aimerais utiliser mon expérience en tant qu’athlète pour, je l’espère, aider les autres. La psychologie représente les 10 % supplémentaires qui permettent d’apprendre à faire face à la défaite et à la victoire. J’ai hâte de commencer le prochain chapitre de ma vie.


Il est particulièrement puissant de promouvoir des images body positive auprès des femmes. Les sports de force font l’objet de beaucoup de stéréotypes. Les gens pensent souvent : « Nous sommes des bodybuildeuses et nous allons devenir très musclées ». En réalité, cela se passe différemment.

 

Morghan King

Si comme Morghan vous songez à une transition de carrière, les ressources Athlete365’s Career+ sont faites pour vous