La Dre Karen Cogan, psychologue du sport, accompagne les athlètes de l’équipe américaine dans toutes les questions liées à leur santé mentale.

Elle a quelques conseils avisés à prodiguer aux personnes faisant partie de l’entourage des athlètes pour les aider à soutenir ces derniers pendant les périodes d’incertitude.

Elle leur suggère notamment d’aider les athlètes à se fixer de petits objectifs, de leur présenter une sélection de ressources utiles et fiables et de rester en contact avec eux.

Au Comité olympique et paralympique des États-Unis, nous avons recours à différentes stratégies d’adaptation pour nos athlètes, nos entraîneurs et notre personnel de soutien. L’une d’entre elles consiste à réfléchir à ce que l’on peut faire dans sa vie, là, maintenant. Tous les défis s’accompagnent d’opportunités.

Alors, quelle opportunité peut émerger d’une difficulté et quelles solutions imaginatives pouvez-vous mettre en place ? En effet, il est important de maintenir le lien social et l’engagement, c’est pourquoi j’encourage nos athlètes et notre personnel à rester en contact les uns avec les autres.

Montrez-leur le chemin

Énormément d’informations sont accessibles de nos jours. Les athlètes sont submergés par toutes ces données et il est difficile de savoir lesquelles sont les meilleures ou vers lesquelles s’orienter. Alors, je pense que la première question à poser à vos athlètes est la suivante : que veux-tu ? De quoi as-tu besoin ? Et qu’est-ce qui sera le plus efficace pour toi ?

En tant que membres de leur entourage, vous pouvez aider les athlètes à y réfléchir et à en parler, à examiner ce qui est à leur disposition et à déterminer ce qui est le mieux pour eux. Vous ne pouvez pas utiliser toutes les informations et ressources disponibles ; il est donc conseillé de faire une sélection pour mieux les gérer et les assimiler.

N’essayez pas de réparer l’irréparable

En tant qu’entraîneurs ou personnel de soutien médical, nous voulons toujours tout régler et corriger. Nous voulons expliquer à nos athlètes comment faire pour qu’ils se sentent mieux et nous voulons les libérer de leur douleur. Mais dans un contexte comme celui-ci, c’est parfois tout simplement impossible, ni même recommandé. En effet, lorsque l’on ressent de fortes émotions, les fuir à toute vitesse ne les fait pas disparaître. Au contraire, ces émotions pourraient à tout moment resurgir encore de manière plus forte.

C’est l’un des éléments clés à retenir pour les membres de l’entourage d’un athlète et tous ceux qui le soutiennent : à ce stade, vous n’avez pas à régler le problème et vous n’avez pas à le supprimer. C’est un problème que l’athlète doit résoudre d’une manière ou d’une autre, mais vous pouvez être là pour le soutenir.

L’importance des petites choses

Il est souvent utile de prendre des nouvelles de vos proches, même si vous n’en avez pas de leur part et que vous en attendez. Être l’initiateur a du bon. Envoyez un message du type : « Salut, ça va ? Je pensais à toi et je me demandais comment tu allais. »

Toutes ces petites attentions inattendues quand on est loin sont une belle façon de montrer que vous pensez à cette personne et que vous vous en souciez.


À ce stade, vous n’avez pas à régler le problème, et vous n’avez pas à le supprimer. C’est un problème que l’athlète doit résoudre d’une manière ou d’une autre, mais vous pouvez être là pour le soutenir.

Dre Karen Cogan

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